OTE
(5) Mémoires » grand auditoire un sermon avec ma première facilité , na » el même avec une facilité plus grande : ce fut pour m'em- ee de NS » pêcher de me trop décourager où de m'abattre ; car je A » croyais tout perdu * (5). LIV.p.497.498.
» L'Écriture sainte me condamnait partout. Toutes les VE on ro Er Fe M.Olier croit » fois que je l'ouvrais , je n'y voyais rien autre chose que le ètre réprouvé.
» reproche de mes vices et de mon endurcissement :
» comme, par exemple, dans l'Evangile où il est parlé du » grain qui tombe sur la pierre ; dans celui où il est fait » mention du grand nombre des réprouvés. Je tombais » souvent sur ces endroits ou autres semblables , presque » toujours sur ceux où il est parlé de Judas. La compa- » raison de moi-même avec ce perfide me poursuivait par-
Gier, par MT. de
» Lout ; et je disais à nos Messieurs : On pense qu'il n’est
Bretomvilliers, L, parlé de Judas qu’en quatre ou cinq endroits de l'Écri- » ture ; ilen est fait mention plus de vingt fois (1). Per- » suadé que j'étais un vrai Judas dans la compagnie ; si je » venais à tomber sur ces passages, c'était toujours avec » des afflictions et des serrements de cœur non pareils ; il » me semblait qu'on me donnait alors des coups de poi- » gnard. Je me souviens qu’une fois entre autres, disant
» extraordinairement la Messe au maître-autel , et à l'É- » vangile tombant sur ce nom affreux , je sentis une dou- » leur aussi vive que si l’on m’eût percé le cœur d'outre (2) Mémoires, EN Outre : ce qui fut cause qu'à peine osai-je lire l'E-
ibid. t.1. p.122.
— Vie de AN.
» vangile jusqu’au bout. C'était la même frayeur lorsque
Olier, par M. de » je jetais les yeux sur plrsieurs autres endroits de l’E-
Bretonvilliers, t.
1V. p. 436.437. » Criture (2). Par dessus tous ces tourments , j'étais en- » core déchiré de scrupules,qui, seuls, me faisaient souffrir (3) Mém.aut. » Autant que tout le reste, et me rendaient insupportable
dell. Olier,t.1.p.
193. » au confesseur , à mes confrères el à tout le monde (3). » Si l'on parlait des marques de réprobation , je les voyais » (outes :n moi ; il me semblait que tous les livres spiri-
» tuels me reprochaient ma superbe, entre autres saint
» Bernard, Je ne pouvais rien entendre de la bouche &e
(4) Copie des Mémoires de A1.
Olier,t. 1. p.84. , Rien ne = Vede M.0+ “Te
lier, par M. de » homme,
Bretonvilliers, 1.