et l'opprobre de tous
le chef des autres, semblàät être devenu alors le rebut
AT. Mais pour qu'il ne manquàt à M. Olier aueun genre Conduite du , ; a père de Con- d'épreuves, Dieu, par une conduite qu'il tient assez ordren. Ses dernières paroles à MON. Bo on, Chüèrement privé des consolations que lui avait jusqu'a 2). } Vie du père Su- lors données son directeur. Il permit donc que le père vin, 1826. L. 11. x | & sa re ; et part. 1. Chap. de Condren entrât lui-même dans les desseins secrets x. p. 229. 252.
(3) Vie de 1. 7, | Mabts , Olier, par M. de S'il n'eùt plus fait aucune estime de M. Olier (3), quoi- Bretonvilliers, t. > Pr N iv. p. 495. 496. QUE dans le fond, cet homme si éclairé regardàt son
dinairement sur les grandes âmes (2), voulut qu'il fût
de sa providence, et se conduisit à l'extérieur , comme
état d'épreuves comme une faveur privilégiée, et une préparation aux grâces les plus insignes. « La bonté de Notre-Seigneur, dit M. Olier, voyant que j'avais
Ca
une très-grande confiance dans le père de Condren , ct » que je m'appuyais beaucoup sur lui, peut-être trop, » voulut me sevrer encore de ectte consolation. Comme » je savais que je devais être détaché de tout appui des » créatures , je me souviens que je lui dis un jour : Mon » père, vous me quitterez. Ce ne sera qu’à la mort, me ré- (4) Mémoires » pondit-il, Et pourtant les rapports qu'on lui faisait de aut. de M. Olier, | À ne d ae :
tn. p. 180. t. » mes déportements l'obligèrent à me délaisser, et à ne LE, p. 5o. " à » : re M » plus faire compte de moi (4). » Ce délaissement aparent, l'une des pius grandes peines qu'une âme puisse (5)M. Boudon, P à M4 Ù g” . L | 1 i ” : { ibid. souffrir (5) dura deux mois, c’est-à-dire jusqu’à la mort du père de Condren, arrivée , comme nous le dirons bientôt, le 7 janvier de l'année suivante.
Pendant tout ce temps, M. Olier, alors retiré à Saint-
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Maur avec ses compagnons, ne laissait pas, quoiqu'il
n’en reçût aucun soulagement, de venir toujours le visiter selon sa coutume. Mais dans une visite qu'il lui fit à la fin du mois de décembre, et qui fut la dernière, il aurait pu comprendre aisément, que, malgré cette froideur apparente, son sage directeur reg'ruait ses peines comme une épreuve, uniquement ménage pour le rendre capable de travailler un jour au rétablissement de la piété, et au renouvellement de l'esprit sacerdotat, Dans celte visite, le père de Condren lentretint fort de cet ange de l’Apocalypse auquel il l'avait exhorté autrefois d'avoir grande dévotion, et qui viendra sur la fin de l'Église, jetant du haut du ciel en terre le feu de l'autel, qu'il aura mis dans son encensoir. [Il lui fit remarquer que la dévotion envers le très-saint Sacrement, l'hostie de notre autel, est la dévotion propre des prêtres , et qu'il devait s'appliquer à la répandre partout. Ce qu'il ajouta ne fut pas moins remarquable, et montrait que Dieu, par toutes ces épreuves, avait voulu faire mourir M. Olier au vicil homme , pour le remplir ensuite de l'esprit de la vie de JÉsus-Cnrisr, l’homme nonveau. « Or » done, continue M. Olier , après n'avoir fort exborté » à faire honorer le très-saint Sacrement, il me dit »ces paroles qui me furent bien chères et bien utiles : » Prenez l'enfant Sksis pour votre directeur. Et il » me dit cela sans que je lui eusse fait connaître qu'en » effet je m'abandonnais déjà à lPenfant Jésus pour me * conduire.Cette dévotion allait à continuer la vieet l'esprit » de mon directeur sur la terre; il se conduisait lui-même » selon les sentiments et les mœurs de l'enfant Jésus" (4).» C'était la pratique habituelle de M. Olier, depuis qu'il S'étail Vu comme privé de tout appui : dans les moments où ses peines lui donnaient quelque relèche , il s'adressait à Fenfant Jésus, qu'il avait pris pour modèle, et même au défaut de tout autre, pour son unique conducteur (2).
(1) Mémoires aut. de M, Olier, t1.p. 218.219.
— Copie des Mé= noires aut, de dE, Olier, ?. HE. p.
51. 1er50. — 4— brégé du 9e cahier des Mémoi-— res aut. de M.
Olier.
(2) Mémoires aul. de ME, Olier, t. p.185 215.
t IL p. 50. 249.