‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 250 sur 489 · XVII. N + TT j · texte numérisé non relu

XVII. N + TT j

Résignation Cependant les peines intérieures de M. Olier perséde M. Olier sur la mort du père de Condren.

véraient toujours ; il était même ou plus fort de ces

(4)Extrait des |

Assemblées géné- + & Ainsi l'institution, non de la jeunesse , comme aux RR. PP.

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22, : , 1 recueil des sept assemblées, voulurent concilier ensemble les vues

du fondateur avec les emplois de la congrégation , appliquée principalement à la direction des colléges et aux hautes études. Ils n'y parvinrent qu'en modifiant comme il suit les paroles du père de Bérulle : «€ Ainsi , l'institution des prétres ecclésiastiques et jeunes » clercs destinés à l'Église, serait une des principales fonctions de cette » congrégation, » Recueil des sept assemblées, in-49, 1654, de l’imprimerie d'Antoine Vitré, page 6.— On voit la même modification dans le Recueil des Statuts de la congrégation de l'Oratoire , imprimé par l’ordre du général, Paris, in-12 , re partie, chapitre T, article 1, page 5. Comme aussi dans le Recueil des Statuts de la congrégation de l'Oratoire

de Jésis, en 2 volumes in-12, tome 4, page 5, et ailleurs.

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} de l'Oratoire

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M. OLIER EPROUVE UN PEU DE REFACHE. 285 cruelles épreuves, lorsqu'il perdit le père de Condren. Dans un pareil état, cette perte aurait dû être pour lui un nouveau sujet de désolation : il l'accepta néanmoins avec un résignalion extraordinaire , fruit incontestable des épreuves par où Dreu l'avait fait passer. Il en écrivai ainsi à la sœur de Vauldray, pour la consoler d’une privation bien moins considérable. « Hé bien, ma chère » fille, s'il fallait se troubler pour les accidents, nous » m'aurions jamais de paix en ce monde. Je vous ferai part » de celui qui m'est arrivé : c’est que mon père maitre » n'est ôté d'entre les mains, par l'ordre de la volonté » divine, qui est notre chère maitresse, tant dans la sous= * traction que dans l'abondance , dans les secheresses que » dans les plus douces communications. C'était un homme » qui m'aidait beaucoup pour me porter à Dreu, ce que je » chéris et désire le plus. C’est lui qui m'a tant encouragé » à vous servir , vous en particulier; et qui m'a recom- » mandé la maison de la Régrippière. Enfin, c'est lui qui » m'a tant dit de bonnes et saintes choses. Hé bien, ma » sœur, la volonté de Dieu ne vaut-elle pas ce saim » homme, qui n'a rien eu que par la sainteté de cette » divine volonté? Ne saura-t-elle pas suppléer à ce qu'elle » nous Ôôte? Ne fera-t-elle pas bien par elle-même, ce » qu'elle faisait par autrui? Très-chère fille, adorons » volonté de Jésus, adorons ce cher maître ; il permet

les rencontres les plus épineuses pour notre sanctifi- “ation (1).»

Après la mort du père de Condren, la petite com-

pagnie connaissant enfin les desseins de Dreu sur elle, résolut d'abandonner ies missions, dès que la Providence lui offrirait la facilité d'entreprendre l'établissement d’un séminaire. Mais ne voyant point alors d'ouverture à l'exécution de ce dessein, elle retourna dans le diocèse de Chartres (2), ets’arrêta d'abord au Lorean, puis à Epernon, pour y vaquer à l’oraison et à l'instruction du peu -

(DLettres aut, de M. Olier. jx

M. Olicr éprouve un peu de relâche dans ses peines,

(2) Mémoires de M. du Ferrier, p. 137.

(1) Vie manuscrite de M. Bourdoise, in-40 p.

(2)Mémoir.aut.

de M. Olier,t. 1.

(3) Copie des Mémoires aut. de A. Olier, tx. p.

£8h PARTIE I. LIV. VII. — 1641.

ple (1). Ce fut alors que M. Olier eut un peu de relàche dans ses peines : dont-il ne fut néanmoins délivré que vers la fin de la même année, et encore ce changement ne s'opéra-t-il que peu à peu. « Après dix-huit mois » où davantage, dit-il, Dreu commença à me laisser la » liberté de n'élever de temps en temps à lui: ce qui, » jusqu'alors, m'avait été interdit. Je ne recevais aucun » rafraîchissement dans mes peines, sinon lorsque je pou- » vais réciter mon chapelet, ou faire quelque pélerinage en » l'honneur de la très-sainte Vierge (2). » L'église cathédrale de Chartres fut le lieu où, selon ses expressions, il commença à respirer intérieurement, et à reprendre au dehors la gaieté qu'il faisait paraître avant ses peines. Toute la compagnie fut étonnée de ce changement, sans en connaître la véritable cause , qu'il eût été en effet difficile de soupçonner. On a vu que les peines de M. Olier avaient eu pour principe la crainte où il était sans cesse d'agir par orgueil, et elles commencèrent à être dissipées à l'occasion d’une lumière très-vive qu'il eut sur l'énormité même de ce vice. « Elle n’apprit, dit-il, que la su- » perbe dérobait à Dieu son honneur et sa gloire , que » c'était un larcin sacrilége, puisqu'elle allait arracher sur » les autels de Dreu, ce qu'il aime et chérit davantage. » Cette première lumière commença à me délivrer de mes » peines (3). Je me souviens ici, prosterné à vos pieds, » Ô mon Dieu, d’une autre grande grâce que vous me fites » éprouver l'année passée, au jour de la petite Fête-Dieu. » M'éveillant le matin, une heure ou deux plus tôt qu’il ne » fallait se lever, c'était dans Chartres, et entendant ce » doux bruit et ce majestueux résonnement des cloches de » Notre-Dame , vous me fuisiez voir en esprit la grande » gloire qu'on vous rendait partout en ce jour-là , et les » grandes louanges que vous offrait votre Fils, cette » Sainte hostie, par tout le monde. Car il vous loue dans la saint Sacrement comme dans le ciel, y étant tout-à-

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