‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 252 sur 489 · M. OLIER ÉPROUVE UN PEU DE RELACHE · texte numérisé non relu

M. OLIER ÉPROUVE UN PEU DE RELACHE

» fait le même ; et cela remplissait mon esprit d’une grande » joie. Mais ce qui y mettait le comble, c'était que mon » propre cœur semblait avoir part à tout cela; qu'il louait » ; par + était r'épi ar >Iüt à :

» Dieu partout, et était répandu par tout. Plût à Dieu que (1) Copie des » cela fût comme je le sentais ; ce sentiment me faisait ré- Mémoires auto LE graplies de M. }U À » pandre des larmes, et cette heure passa avec une Oier, t. 1. p. RUN à 9€ RATE À » grande vitesse (4). nat FT » À la fin de mes peines, (car durant mes peines même,

» j'étais universellement orphelin, ) j'expérimentai l'amour : » et la charité de père, que L'rEu avait mise pour moi dans

» l'âme de mon confesseur , M. Picoté. J'étais porté à me

» Confier en lui, ce que je fis alors sans réserve, et en AA | » reçus des secours très-puissants dans ma conduite , soit 4 | » pour le corps, ou pour les biens , soit aussi pour l'esprit. au » J'en bénis Dreu de tout mon cœur. Je dois beaucoup à | . al » Notre-Seigneur en la personne de cet homme, qui à IH fi 1

» beaucoup de son esprit, et à qui il se plaît de se com-

» muniquer. Îl me semble que Dieu me parle par sa vou- je:

» che, comme il parlait à son peuple par celle de Moïse. | nr . . ; . In! % LUN

» Il m'a souvent dit des choses si conformes aux dis- ü tm à

» positions intérieures que le bon Dieu mettait en moi ] ,. N »e p . . . . FUMER » sans qu'il le sût, qu'il fallait avoir son esprit, qui seul je

» Sait les secrets des cœurs, pour me pouvoir parler de la

» sorte. Il avait tellement l'esprit de discrétion pour moi, d |

» qu'il ne faisait point de difliculté de me détourner du LATE travail , et de me conduire à la campagne, pour me dé- Ï Al » lasser. Et il arrivait que d'autres, qui n'étaient point

sous sa conduite, voulant S'opiniàtrer à l'ouvrage, en

tombaient malades à la mort. Que la bonté de Dreu soit

» bénie à tout jamais des soins particuliers qu'elle prend

» de moi. Elle ne conduirait pas avec plus de provi-

» dence ei de plus grands soins l'âme la plus chère du

(2)1bid.t. us.

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