‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 255 sur 489 · LL EST PRIVÉ DE TOUTE CONSOLATION. EN ASSISTANT LES MALADES · texte numérisé non relu

LL EST PRIVÉ DE TOUTE CONSOLATION. EN ASSISTANT LES MALADES

NOTE 2. — « Arrivant un jour à Bazainville, lun de mes prieurés, » sur le chemin d'un lieu où l’on allait faire la mission, au diocèse » de Chartres, je vins une heure plus tard que je ne devais. Le curé » de la paroisse, ne pensant pas qu'aucun malade dût avoir besoin de » lui, s'était absenté l'après-midi; j'arrivai à peine qu'on me vint » avertir pour deux malades à l’extrémnté ; j'y courus aussitôt, et j’ad- » ministrai l'un d'eux. Je trouvai l’autre si accablé par le mal, que je » ne pus lui donner ke saint Viatique, mais seulement l'Extrème-onc- » tion. Retournant delà à l’église, disposé comme j'étais dans le temps » de mes peines à nr'attribuer toute espèce de mal, j'éprouvai les dou- » leurs les plus étranges : Quoi, me disais-je, malheureux que je » suis ! faut-il que ces pautres geus souffrent pour mes péchés, et que » cette âme ait été privée des secours que Notre-Scigneur lui avait » préparés par mon ministère, et qui étaient nécessaires à son salut. Je » remarquerai cependant que, si je fusse allé droit à la mission, » celle pautre âme eûtété encore plus délaissée; pourtant ma douleur » était si grande, et la violence de mon affliction si véhémente, que, » fondant en larmes et poussant des cris, je me irouvai dans ect » état que décrit le Prophète : Rugicbam à geritn cordis mei; et je disais, » dans l'excès de ma douleur : Ah, mon Dieu! faites tumber sur moi

» tout Je malheur de mes crimes. Ah ! Seigneur ! punissez-moi,perdez-

(4) Mémoires » Moi, Si Vous voulez; mais que les pauvres âmes n’en souftrent

aut. de M. Olier, 4,1. pp, 177, 118

» point. Ah! mon Dieu! apaisez votre colère. (L.

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