LIVRE HUITIÈME
LES DISCIPLES DU PÈRE DE CONDREN ÉTABLISSENT A CHARTRES UN SÉMINAIRE QU'ILS SONT CONTRAINTS D'ABANDONNER. NOUVEAU SÉMINAIRE À VAUGIRARD.
à Autre an ; Essai infruc- La petite société s'était retirée depuis peu à Char- tucux d'un sé- : , Mantes minaire à Chartres pour y jeter les fondements d'un séminaire , selon tres. és da ; ait oil nié () Vie de M.
les ordres du père de COrEAn Es elle attendait qu'il plût 4 Mare, le à Dieu de lever les obstacles à ce desssein (1); lorsque 12. p. 10. l'évêque , M. de Valencé, encouragé par le succès de diverses missions prêchées déjà dans son diocèse, eut le projet d’en procurer une aux habitants même de Chartres. Les ouvriers évangéliques étant tous disposés à l’entreprendre, ils s’y livrèrent avec tant de zèle, qu’en peu de temps ils procurèrent un grand nombre de conversions, et renouvelèrent entièrement cette ville. Ce fut à la suite de cette mission , durant laquelle (2) Mém. au. M. Olier précl RE n ; .. te and de M. Olier. t.r. . Olier prêcha quatre ou cinq fois sur les grandeurs et },, 219, la sainteté de Marie , sa puissante protectrice (2), qu'on (3) Vie de M. RARE À à Gilles Marie, p.
essaya enfin de mettre à exécution le projet du père de ti Ru Condren (8). L'entreprise était trop dans le goùt de M. Bourdoise pour qu'il n’y contribuât pas avec zèle. Depuis une première tentative, qu'il avait faite en 1608 , n'étant encore que clerc tonsuré , il avait essayé plusieurs : : : + A À 4) Vie de M.
fois de renouer cette affaire; et il peraît même que dans tte Ms. ce dessein, ilavait contribué à atirer, à diverses époques, in-4°.p- 490.— À nr AE . Vie imprimée , la petite troupe à Chartres , pour y présider aux exercices in-40 p. 333.
des ordinands (4). Au moins, fit-il tous ses efforts afin de ” disposer favorablement l’évêque et son chapitre dans la
circonstance dont nous parlons. La paroisse de Sainte-Foi,
(1) Vie Ur voisine de la cathédrale, fut le lieu qu'on choisit pour for- Jotrdoise , LA - A = + . , s infolio, p.957, Met cet établissement (1). Les missionnaires n’épargnèrent
rien afin d'en procurer le succès ; ils firent eux-mêmes
disposer la maison à leurs dépens, la fournirent des meubles
nécessaires, et défrayèrent tous les ordinauds qu'on avait
invités à venir y faire les exercices de dix jours, comme
\ j 4 . i à . ee
(2) Mémoires $, Vincent de Paul le pratiquait à Saint-Lazare. Personne, de M. du l'errier,
p. 140, dit M. du Ferrier, n’avait encore songé à quelque chose
, FH . £ a CE ’ \ (3) Vie de M. de plus que l’ordination (2); mais on espérait qu'après la
nu pes M. É clôture de ces exercices, plusieursretraitants accépteraient retonvilliers, t. He mins .
nn. p. 48.— Vie avec empressement l'invitation de prolonger leur séjour
de M. Olier, par à, ’ .. , x. 6 IG x Le père Giry, par- dans la maison pour sy former aux vertus et aux fonc-
se 1re, ch. re tions ecclésiastiques. Tout le contraire arriva. Malgré le emarques us= < ë : e A, FR Ne toriques, t.n.p. zèle des missionnaires , leur générosité, leur vie édifiante,
522, ST US ; » ; personne ne se joignit à eux durant l'espace de huit mois qu'ils demeurèrent à Chartres (3). Il semble même que les paroissiens de Sainte-Foi avaient pris d'abord des préventions fâcheuses contre le nouvel établissement , comme
(4) Vie de M. il arrivait d'ordinaire dans ces sortes d'essais. Pour pré-
Bourdoise , Ms, A ,. * ‘ . pe
in-folio.p, 957. Venir ce mal qu'il craignait, M. Bourdoise s'était em-
Le P. 511. pressé de donner aux missionnaires divers conseils sur
(5) Mémoires les ménagements à garder, et sur la lenteur qu’on devait
de M. Baudrand, | flec ( a AR CR td Vu p. 7. 8.—Vie de allecter dans celte entreprise. Mais ces précautions n'ayant M-O:r, par M. Loint été employées, l'établissement échoua, du moins de Bretonvilliers, Se - ; ibid.—Vie de M. c'est ce que rapporte l'historien de M. Bourdoise, sans Olier, par le père be ’
Giry did. Rés entrer dans plus de détails (4). Plusieurs de ces messieurs
glemens de la &onclurent de là que la ville de Chartres n'était pas le
communauté de | AGE ; . DES
Saint - Sulpice , lieu où devait être établi le séminaire, ou que le temps des
in-80, p.i.note |, , ,,. …. £ \ A Vire
B. bénédictions annoncées par le père de Condren n’était point encore venu (5).
Leurs travaux ne furent pas néanmoins tout-à-fait stériles , comme il parut par les fruits qu’en retira l’un de leurs disciples, M. Gilles Marie, dans la suite curé de Saint-Saturnin de Chartres, et dont la vie édifiante a été
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