‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 263 sur 489 · WEBSTER, NY · texte numérisé non relu

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(1) Arteslations aul, touchant M.

Olier, p.201.202.

(2) Lettres de Î M.Tronson, t.x1.

Clermont. p. 124.

(3) Histoire du cardinal de Bérulle, t. 1 p. 225.

— Annales de l’oraloire, an, 1619.

» cher père, parce qu'il avait un grand soin de les cacher, et parce » qu'il ne voulait pas qu'on suivit cette voie, ni mème qu'on en fit cas » dans la conduite des âmes. C'est pourquoi je lui ai ouï dire souvent,

» qu'il s’y glissait bien des tromperies, et qu'it n’y avait rien de solide » ni de sûr que ce qui se trouvait entièrement conforme aux maximes » de l'Évangile, et confirmé par la règle extérieure de l'obéissance, » c’est-à-dire par ceux qui doivent nous conduire de la part de » Dieu (1). » De là M Olier ne fit connaître qu'à ses directeurs, et tout au plus à quelques personnes d’une très-haute vertu, les faveurs extraordinaires qu'il recevait ; jamais il n’en prit aucune pour la règle de sa conduite. Il ne pouvait mème souffrir qu’on assistât sans nécessité aux exorcismes. Et M. Tronson, digne héritier de son esprit, voulant prémunir un ecclésiastique contre cette dangereuse curiosité, lui rappelait les maximes et les exemples du serviteur dr DrEu. « Fuyez ces occasions comme la peste, disait-il, et souvenez-vons » toujours du conseil que feu notre très-honoré père, M. Olier, donna » à M. Bretonvilliers dans une pareille occasion : Qu'il ne fallait avoir » nul commerce avec le diable, ni en ce monde , ni en l'autre (2). » Nous faisons ici ces réflexions, pour prévenir la fausse opinion que bien des personnes pourraient se former peut-être de M. Olier, et pour montrer en même temps que les témoignages des disciples du père de Condren, en faveur de cette double apparition , ne pourraient, sans injustice, être taxés d’aveugle prévention pour leur maître, de précipitation ou de légèreté.

NOTE 10. — Lorsqu'après l'établissement du séminaire de Saint- Sulpice, et de celui des Bons - Enfants, le père Bourgoing , successeur immédiat du père de Condren, et attaché comme lui à la foi catholique, adressa enfin aux évêques de France son Prospectus sur l'établissement des séminaires ; cette pièce ne produisit aucun résultat , ou du moins n'eut aucune suite pour l'Oratoire : « ce » qu'il faut sans doute attribuer, dit M. Tabaraud, à la division que » le jansénisme commençait à causer dans le clergé; les uns ayant des » préventions contre le père Bourgoing à cause de son opposition mar- » quée aux disciples de saint Augustin, les autres faisant un crime à » la plupart de ses confrères de leur être trop favorables (3). »

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