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M. Olier bé= nit DIEU du changement de la Régrippiére,
304 PARTIE 1, LIV,. Vi, — 1641,
PA er » plaît (1). » L'abbesse de Fontevrault, informée du chanp.144.146,147, gement inopiné de la Régrippicre, s'applaudit d'avoir invité HS rh Ls le serviteur de Dieu à y porter ainsi la grâce du salut ; Mt ait t elle prit en lui la confiance la plus entière, et le pria de
lui remettre un Mémoire de toutes les améliorations dont
@ Larsen. celte maison était susceptible, lui promettant de l’effecde M.Olier, pag. tucr de point en point * (2). M. Olier et M.du Ferrier y de- . Pr meurèrent un mois entier, pour en affermir la réforme , et de M, du Perrier, prirent ensuite le chemin de Chartres, où M. de Foix les pre avait déjà précédés (3).
M. Olier, " En passant à Angers, M. Olier fut reçu par M. Gui venant à Char- Lanier, abbé de Vaux, en Saintonge, à qui il recom- She e + manda le monastère de la Régrippière, dont en effet cet ec- Tours. clésiastique prit soin +. D’Angers, il se rendit à Tours, où
il se trouva le jour de la fête de saint Martin, 11 novembre. Depuis sa conversion, il avait conçu pour ce thaumaturge, (4) L'Esprit de Une Vénération singulière, à cause de la profonde humier vil LU lité qui avait éclaté dans toute sa vie (4), sentiment qui s'accrut encore en lui dans cette circonstance. « J'ai eu » la consolation, écrivait-il à la mère de Bressand, de » m'être trouvé à Tours, le jour de la fête du grand saint » Martin, et de voir les honneurs et les magnificences que » l'on rendait à un homme, abject à ses propres yeux , et » qui avait souffert tant de mépris pendant les jours de » Sa vie mortelle, Bon Dieu! ma mère, que l'humilité est magnifiquement exaltée et rehaussée ! O0! qu'il y a plaisir
+ L'abbé de Vaux, que M. Olier appelle un bien bon serviteur de
PAL er Dieu (1) fut l'un des ecclésiastiques de son siècle les plus recom-
mandables par la sainteté de sa vie, et par son zèle surtout pour là
réforme du clergé. Il établit à Angers des conférences sur le modèle
de celles de Saint-Lazare, et eut des relations avec les plus fervents
ecclésiastiques de ce temps. L'auteur de sa Vie n'a pas omis la visite
te Me. d dont nous parlons. « M. Vincent et M. Olier l’honorèrent de leur
ml Grandel À » estime, et il eut la joie, dit-il, de recevoir à Angers ces deux À RE té grands homimnes dans sa maison (2) »
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hi INCERTTITUDES DE L'ÉTABLISSEMENT DE CHARTRES, 905
» d'avoir l'esprit chrétien , l'esprit de petitesse et d'anéan- » tissement ! O le grand trésor ! et que plût à ce bon maitre de le répandre dans l'esprit de toutes nos filles de » Nantes et de la Régrippière! qu'elles seraient un jour
ormée du chanlit d'avoir invité grâce du salut ; »et le pria de liorations dont tant de l’effecu Ferrier y de- " Ja réforme , et M. de Foix les
» grandes, élevées en gloire et en majesté! Je prie ce (4) Lettres au. » doux Jésus , ce divin maître, qu'il le fasse aux dépens de de M, Olier, p. » quoi que ce puisse être (1). » —
M. Olier reçut une autre faveur dans ce voyage : il goûta plus de calme qu'il n'en avait jamais éprouvé depuis le commencement de ses peines. « Outre cette joie, dit-il, le » jour que je partis, la bonté de notre maître, qui n'a point
çu par M. Gui qui il recomen effet cet ecdit à Tours, où , 11 novembre.
* thaumaturge, rofonde humisentiment qui lance. « J'ai eu : Bressand, de du grand saint gnificences que pres yeux , el it les jours de e l'humilité est qu'il y a plaisir
» de bornes pour ses pauvres abandonnés, me fit faire » rencontre d'un de ses grands serviteurs, par le ministère » duquel je me réconciliai, Je le trouvai admirablement » éclairé; notre bon maître me donna ouverture pour lui, » et, en un instant, je lui découvris tout mon état : il me » remplit tellement de joie et de consolation que j'en eus » pour jusqu'à Chartres. [l m'approuva et m'expliqua ma » voie,et m'encouragea si bien duns ma conduite, que, de- » puis ce temps-là, je ne suis plus arrêté par mes obscu- » rités et mes doutes comme auparavant, el je vois claire- » ent commeje me dois tenir auprès de notre bon maître. » Cela n'avance bien, et racourcira beaucoup du chemin, » si la bonté de Dieu ne permet pas que je le délaisse ; je (2) Jbid. pag.
VEHIE.
A Chartres, à M. Olier de remarquer la diversité d'opinion et de des- M: Olier trouve ‘ : à CARE ar à ses confrères seins qui commencait déjà à diviser ses confrères, el eX- partagés sur . l'œuvre du Sé-
» n'en ai point envie : million de morts plutôt (2)! » Cependant, en arrivant à Chartres, il ne fut pas difficile
n bon serviteur de posait toute la société à une entière dissolution. « J'ai inaire. M. A-
, . . à 1G L as les plus recom- » trouvé bien de Ja besogne dans notre petite troupe, melote est d'a » surt l: jee ce | | vis de tout quite SUrOUt-poUr. Ja » écrivait-il; car où Dieu ou le diable semble vouloir en ter.
ces sur le modèle
» éloigner un sujet qui parait devoir être ou trés-utile ou les plus fervents
as omis la visite norèrent de leur
» très-nuisible, selon les diverses faces sous lesquelles on
le voit. Priez beaucoup pour ce sujet , et en silence ; re-
» commandez instamment cette affaire à Notre-Seigneur, 1. 20
Angers ces deux
(t)Leuresaut. » puisqu'elle est la sicune (1). » Peut-être, M. Olier a-t-il
520 de voulu indiquer ici M. de Foix; car celui-ci, à son retour
de la Régrippière, ayant témoigné à M. Amelote et aux
autres l'inutilité de leur séjour à Chartres, avis que M. Olier
partagea bientôt, la compagnie improuva ce discours, et il
parut dès-lors qu'elle ne tarderait pas à se dissoudre.
M. du Ferrier, au milieu de ces incertitudes, après avoir
imploré le sstours de la sainte Vierge , dans la chapelle
souterraine de Notre-Dame de Chartres, alla consulter la
mère Gabrielle, Carmélite, sœur du père de Condren +.
C'était une personne prudente , de grande piété ; et
ilne fit pas difficulté de lui demander conseil, quoi-
qu’elle fût dirigée par M. Amelote , et qu'elle préférât l’a-
vis de ce dernier à celui de M. de Foix et de M. Olier sur
leur séjour à Chartres. Mais lorsqu'il lui eut rapporté ce
que lui avait dit le père de Condren avant de mourir , et
dont il n'avait jamais parlé à M. Amelote , elle lui répondit
que si celui-ci témoignai! qu'il fallait tout quitter, ce se-
ait une marque de la volonté de Dieu, pour qu'il se
rangeât du côté de M. de Foix et de M. Olier, et qu'il
commençât , de concert avec eux, l'établissement d’un sé-
minaire. M. Amelote ayant en effet conclu , le lendemain
même, que chacun devait se retirer de son côté, M. du
Ferrier demeura persuadé que ce confrère n'était point
appelé à travailler à cette œuvre. 11s continuèrent néan-
ra ve moins de vivre dans la douceur et l'amitié ordinaires. Mais
p.144. 145. cette incertitude finit bientôt : car l’évêque de Chartres
IX. ayant été fait archevêque de Reims, et devant quitter son
Pre A LU diocèse , ils se disposèrent eux-mêmes à en sortir (2).
ue à Vale Pendant qu'ils prenaient leurs mesures pour aban-
rard, I attire à donner la ville Ge Chartres , M. Picoté vint à Vaugi-
cet avis M. de
Foix et M. du Ferrier.
(1) We. in-folio.
iv. 1v. chap. 1V. sœur de M.Olier (1); et celui de la Vie des quatre évèques assure que
+ L'historien de M. Bourdoise suppose que cette religieuse était
(2) Tu. p.119. M. du Ferrer S'adressa au père de Condren lui-mème (2).
M. Olier a-t-il à son retour nelote et aux s que M. Olier discours, et il se dissoudre.
, après avoir IS la chapelle à consulter la e Condren +.
de piété ; et nseil, quoià préférat l’a- M. Olier sur rapporté ce le mourir , et e lui répondit ilter, ce se- Jour qu'il se lier, et qu'il nent d’un séle lendemain côté, M. du n'était point uèrent néaninaires. Mais de Chartres L quitter son n sortir (2).
pour abannt à Vaugi-
religieuse était ques assure que : (2),