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350 PARTIE LE LAN, Vin, — 16/42,
(4) Mém., aut.
de M. Olier, tu, p.132.133.134, — Copie des Mé= moires aut, de M, Olier, 1.1, p.79.
(2) Mémoires aut, de M. Olier, Lt 11. p. 176,
(3) Copie des Mémoires de M.
Olier , Lu, p.
4) Hbid. na3. 098. 009.
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» choses que j'avais dites, et qui étaient tout-à-fait les mêmes que celles que disait le père de Condren, qu'en-
» fin je les expliquais mieux que M. Amelote., Cela me con- » fond quand j'y pense ; car je suis un pauvre aveugle si » misérable , un ver de terre si chétif, que je m'étonne » d'oser paraître devant le monde, moi plongé si long- » temps dans l’aveuglement le plus ténébreux, ei l'objet » de la risée et des mépris de tous ceux qui maintenant » m'écoutent avec étonnement, et admirent mes paroles. » [ls peuvent bien le faire; car moi-même j'en suis tout » étonné , sachant bien mon ignorance et ma stupidité , et » ayant été convaincu tant d'années, par la miséricorde de » Dieu, de mon propre aveuglement et de ma nullité en- » tière (1). Je n'ai plus de difficultés sur rien ; je reçois, au » contraire, de nouvelles lumières sur des vérités dont je » n'avais jamais entendu parler. Elles sont si fondées et » appuyées si solidement, que les grands théologiens qui » sont auprès de nous, en sont eux-mêmes étonnés , el ne
» peuvent s'empêcher d'admirer comment ils ont pu les » ignorer jusqu'alors, malgré toute leur science (2). Je vois » maintenant s’accomplir la promesse que n'avait faite
» le défunt père général que je serais un jour un des héri. » tiers de son esprit; je ne puis pas en douter : toutes les » choses que je lui ai oui dire autrefois, et qu'alors je ne
pouvais concevoir, me sont expliquées maintenant avec une netteté qui surpasse la clarté du soleil.
« Depuis la mort de ce grand homme que j'ai tant ho-
» noré (3), on entend mieux sa doctrine que de son vivant:
» et la raison en est, qu'il a maintenant reçu dans le ciel le
» don d'éclairer les esprits, cequ'il n'avait pas avec tant de » plénitude durant sa vie. Notre-Scigneur, après st mort » et sa résurrection, fit dns l'esprit de ses disciples ce
» qu'il n'avait pas fait dans le temps de l'infirmité de la » chair, lorsqu'il n'usait pas de sa toute-puissance : de mème en est-il de ce grand serviteur de Dieu (4). Il
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es étonnés , el ne ‘btils ont pu les ience (2). Je vois que m'avait faite jour un des héri.
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que j'ai tant houe de son vivant, ecu dans le ciel le it pas avec tant de M, après St mort e ses disciples ce à l'infirmité de la Le-puissance : de de Dreu (4). Il
LUMIÈRES COMMUNIQUÉES À M, OLIER. 331 * semble que, dans fa plupart de ses disciples, on voit s'accomplir cette prophétie du Fils de Dieu aux siens, » de leur envoyer son Esprit, un second consolateur , qui » leur enseignerait toute vérité, leur suggérerait tout ce
» qu'ils auraient entendu autrefois, leur expliquerait ce » qu'ils n'auraient pas pu comprendre, et leur donnerait » même la setence dle la voix, Car , depuis la sort de ce » saint honune, tous ses disciples sont allés prêcher la » plupart en divers lieux du royaume, avec grande » vertu, et grande efficace; et l'on a vu en plusieurs » endroits une ferveur admirable parmi les prêtres qui
avaient été sous sa conduite, et des fruits excellents de sanctification * (1). »
Le succès incspéré du nouvel établissement pouvait passer encore pour une marque manifeste de l'approbation divine. C'était l'impression qu'éprouvaient tous ceux qui allaient visiter les solitaires de Vaugirard. « Voyant avec » quel succès admirable, écrivait M. Olier , les démarches » de conséquence pour la compagnie réussissent par mon » ministère ; voyant même que celui de nos messieurs qui « portait autrefois la parole, pendant que je demeurais » muet, me veut plus parler maintenant, partout où je » me trouve, et que Dieu me met en bouche la lorce et la » grâce pour persuader tout ce qu'on désire, ils sont tous » étonnés , et comme forcés de confesser que Dieu est » iei(2). Je vois s'accomplir chaque jour la promesse que » Notre-Seigneur n'a faite dans ma retraite : Tous mes in- » térêts sont les tiens , et tous tes intérêts sont les miens : » Omnia mea tua sunt, et tua mea sunt (3). Silôt que » nous avons le désir d'une chose, elle nous arrive. Li y : » trois semaines qu'élant assemblés pour conférer des be- » soins de la communauté, au moment même où je parlais » de la nécessité que j'avais d’un homme d'affaires , on » frappe à la porte : c'était un homme très-intellisent dans » les affaires, et grand serviteur de Dieu , qui venait s’of-
(1) Wémoires
aut, de M, Olier, p. 599.
XXE
Dieu bénit
isiblement l'é-
tablissement de Vaugirard.
(2) Mémoires
aut. de M. Olier,
(3) Ibid, tt
Olier, paï M. de Bretonvilliers, t.
Ur. p. 49.
(2) Mémoires aut. de M. Olicr, 4 1 p. 252.
(1) Mémoires aut. de M. Olier, LE pe 456.
» frir à moi pour me servir en tout ce que je pourrais dé- * sirer. Et il est à remarquer, qu'encore que depuis long- * temps j'eusse besoin de ce. homme , il ne m'était pour- » {ant jamais arrivé que ce jour-là d'en parler. J'avouc » quejamais,en ma vie,je ne fus ni plus confus, ni plus sur- » pris de la bonté de Dieu que dans ce moment: ce qui » me fit verser des larmes, et me porta à m'anéantir de- » vant cette divine bonté (1). Il me suffit de souhaiter » quelque chose , et elle nous arrive aussitôt, sans que je le » demande+ (2). Je vois bien maintenant se réaliser la vue » dont je fus favorisé dans ma retraite : lorsque Dieu le » Père m'apparut , nous portant dans ses bras comme de » petits enfants , et qu'il me faisait prononcer ces paroles » de l'Ecriture : Qui regis Israël, intende, qui deducis » velut ovem Joseph ; paroles qu'il a en effet justifiées » avec tant de bonté, que jamais père au monde,quel qu'il » puisse être, ne saurait secourir ses enfants , ni leur pré- » ter la main avec une plus tendre sollicitude. Il supplée à » nos besoins avec d'autant plus d’abondance, que sa sa- » gesse, Sa puissance el son amour surpassent toutes nos » industries. Depuis qu'il m'a enseigné ce divin abandon, » (out à travaillé pour moi; et il semble qu'il craigne » même que quelque chose ne me manque , tant il est pré- » venant à mon égard! Les services que les hommes me » rendent maintenant, ne leur sont jamais à charge. Tou- » jours ils sont accompagnés d’une grande charité , et ils » je Sont prodigués avec la satisfaction de tous. Ceux qui » autrefois paraissaient être plus retenus à mon égard,
+ «Feu mon père, qui était fort entendu dans les affaires , nous |
» avait laissé sur les bras un interminable procès. Mes parties, | » malgré une lettre que je leur avais écrite , refusaient tonte voie
» d’accommodement ; et voilà qu'hier elles sont venues me donner
» gain de cause, me priant avec instance de ne point plaider , et
» in'offrant tout ce que je pouvais souhaiter d'elles (1). »
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nble qu'il craigne que , tant il est prée les hommes me ais à charge. Tounde charité, et ils à de tous. Ceux qui nus à mon égard,
| lans les affaires , nous | procès. Mes parties, | , refusaient tonte voie ont venues me donner > ne point plaider , ct Iles (1). »