‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 282 sur 489 · M. HOUMAIN · texte numérisé non relu

M. HOUMAIN

» donnant ce bon exemple aux jeunes ecclésiastiques du »* séminaire , afin qu'ils cherchassent en Drew les moyens * de fortifier leur santé (2). » IT avait été témoin des humiliations de M. Olier, pendant tout le temps de ses épreuves ; et, dès qu'il l’eut entendu à Vaugirard , il fut si touché de ses paroles, qu’il ne voulut plus se séparer de lui.

L'empressement de ces ecclésiastiques à se joindre à

(1) Mémoires sur la Vie de DT.

Olier, par M.

Baudrand, pag. 11. 12. 13,

M. Houmain vient se joindre aux solitaires de Vaugirard.

(2) Mémoir. de M. du Ferrier, p. 281.

Dru révèle à M. Olier les secrets des cœurs de ses disciples.

842 PARTIE I. LIV, Vilt, — 1649,

Ù M. Olier, eu surtout les instances de M. Amelote durant trois ans, montrent d'une manière invincible le change- \ ment extraordinaire qui s'était fait dans le serviteur de Dieu depuis ses grandes épreuves. La sagesse divine, qui

avait ménagé ce moven pour lui attacher plus étroitement

(4) Vie de M. les sujets qui dev «e.t composer la société naisssante , lui Olier, par M, de or 0 :

Bretonvilliers, à, àCCorda encore le don de pénétrer les secrets les plus in- 1. p. 595. times des cœurs (1) : grâce qui les remplissait en effet de la plus religieuse vénération pour sa personne. L'un

d'eux , éprouvé par des peines intérieures, avait formé le

dessein d'abandonner l'établissement de Vaugirard pour

entrer dans une autre société. I! pria M. Olier de lui faire

connaître ses défauts , et, à l'instant, Dieu éclaira son ser-

vileur avec tant de netteté, qu’il voyait les pensées secrè-

tes de cet ecclésiastique , bien plus distinctement que si

elles avaient été écrites devant ses yeux ; c’est son expres-

sion. « Je me sentis porté, dit-il, à lui faire connaître ce

» que Dieu me montrait de sen intérieur ; et je le fis avec

» tant de justesse , que tout hors de lui-même, et tout ému

» de ce qu'il venait d'entendre , il fut comme obligé

» d'aller le confesser aux autres, publiant que je lui avais

» découvert ses vérités les plus cachées. La même chose

: » m'est encore arrrivée quelquefois à l'égard de cet ecclé-

ra il » siastique , qui est souvent prévenu contre nous et contre | ie . \ d + e. e. .

» notre dessein. Notre-Seigneur me montrait, il y a peu de

» temps, que malgré toutes les suggessions contraires , il » o Le] 9

» le tenait lié à nous, contre son inclination, en sorte 2) Ibid. pag. , ‘ , SRE à PAUL Pie N » qu'ilse trouvait comme forcé, malgré lui, d'abandonner Ga D à Fe » les personnes de grande considération qui lui conseil- L , s " 5 . .

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