PÉLERINAGE DE NOTRE-DAME MES ARDILLIERS
NOTE 5. — La célèbre dévotion de Notre-Dame des Ardilliers près Saumur, en Anjou, commença par la rencontre d'une fort petite image de Notre-Dame-de-Piütié, Wouvée en bèchant la terre, par un pauvre paysan. Il s'opéra, à cette occasion, divers miracles, qui portèrent d’abord les habitants de Saumur à élever un arceau au lieu même où la statue avait été trouvée, et ensuite à y bâtir une chapelle, que la piété de plusieurs grands du royaume enrichit d'ornements précieux. Ce lieu devint bientôt célèbre par le concours des peuples qui y venaient en pélerirsage. Lorsque M. Olier s'y rendit, l'église de Notre-Dame-des -Ardilliers était desservie par les pères de l'Oratoire, qui la possédaient depuis 1616 (1). Histoire de l'origine de la dévotion de Notre-Dame-des-Ardilliers, chap. 2.—Journal historique , ou Annales de la maison de l'Oratoire établie rue Saint-Honoré,
année 1619. :frchives du royaume, section historique, Ms. 440.
SUR LA RÉGRIPPIÈRE.
NOTE 4. — Le monastère de la Régrippière, ainsi appelé de la forèt où il fut bâti, a été l'origine du bourg qui s’est formé tout auprès, et auquel il a donné son nom. Quoique le couvent soit détruit aujourd'hui, le souvenir de M. Olier est encore vivant parmi les habitants du lieu. Nous joindrons ici quelques particularités que l’on y raconte de la première réception faite au serviteur de DIEU, en 1658, et qui pourront cervir d'éclaireissement à ce qui a été dit au livre VIe de cette Vie,
« Lorsque M. Olier se présenta au couvent, sur la fin du jour, les deux sœurs converses qui le reçurent à la porte, le voyant à pied, couvert de poussière et pauvrement vêtu, entrèrent d’abord en quelque défiance ; du moins , au lieu de lui donner l'hospitalité qu’il leur demandait très-humblement, elles l'engagèrent à se retirer dans une hôtellrie qu’elles lui indiquèrent dans le bourg. Sans se rebuter d'un accucil si peu attendu, il pria ces filles de lui procurer l'honneur de par-
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ler à la prieure. Il espérait la trouver plus favorable ; mais celle-ci, entrant dans les mêmes sentiments, le renvoya avec des paroles dures, quoiqu'il ne demandàt que du pain noir, de l'eau, et le plus pauvre gite pour y passer la nuit. Contraint de se retirer, il remarqua en regaguant la porte un appentis de bois , où étaient logées quelques poules, et demanda avec beaucoup d’humilité et d'instances aux por-
tières de lui permettre au moins de revenir pour passer la nuit sous ce hangar. Il sortit donc , et ayant reçu par charité d'un des habitants du village un peu de pain, il revint au couvent; et, soit par compassion , soit par respect pour la vertu qu’elles avaient cru remarquer dans cet étranger,elles lui permirent de se retirer dans ce triste réduit sans en prévenir néanmoins les religieuses (1). »
On raconte encore que, dans son second voyage à la Régrippière, M. Olier rétablit la clôture bannie depuis long-temps de ce monastre.« Les religieuses avaient dans leur vaste enclos un bois de haute futaie qui servait à leurs délassements , et un étang qui leur procurait le plaisir de la pèche. Mais, par l'abus le plus étrange, ces lieux, en-tourés seulement de buissons , étaient ouverts aux chasseurs et aux habitants du pays. Voyant donc toutes les religieuses touchées de l'esprit de pénitence, et résolues à faire tous les sacrifices qu'il leur prescrivait, M. Olier profita de leurs bonnes dispositions pour retrancher ce scandale. Il leur déclara que,pour vivre conformément à la sainteté de leur institut,elles n'étaient pas obligés à se priver du délasse— ment de la pèche, ni des promenades dans le bois ; mais qu'elles doivent faire entourer de murailles leur enclos,selon la règle de toutes les communautés cloitrées ; et telle fut l’occasion de la construction des murs qui formèrent,depuis ce temps,la clôture de la Régrippière (2).»
M. AMELOTE ENTRE A L'ORATOIRE,
NOTE 5. — L'auteur de la Vie de M. Bourdoise assure qu'en quittant Chartres, M. Amelote. après avoir déclaré à ses amis « que » Dieu l’appelait à l'Oratoire , entra dans cette congrégation ; tandis » que M. Olier, M. Brandon, M. de Foix et M. du Ferrier vinrent » à Vaugirard, pour se délasser de leurs travaux apostoliques (3) Il est certain néanmoins que M. Amelote n'entra à l'Oratoire que huit ans après. Il se livra au ministère de la prédication, les années qui suivirent l'établissement de Vaugirard; et, en 1646 , il se retira dans son prieuré de Champdolent , pour y vivre dans la retraite. Mais il y était accablé de visites, et comme l'évèque de Saintes craignait de
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(1) Notice Ms.
sur la Régripprière, par M.
Coùé , ancien curé du lieu.
(a) fbid.
(3) Vie Ms. in-
552 NOTES suil
le perdre pour son diocèse, il espéra l'y attacher pour toujours, en lui net # faisant accepter une cure. M. Amelote la prit, sans dessein de la pie garder ; ct, après environ un an, il retourna à Paris, où il demeura ma g1 LI # 4 # CS , jasqu'à ce que M. Brandon, ayant été nommé évêque de Périgeux , de # ( Ruoi de van l'emmena avec lui pour qu'il Faidât à s'établir dans son diocèse. II vel Î ance du père A- h ; E ee: ; , 4 pr , Ms. — promit à ce prélat, qui le fit son grand-vicaire, deux ans de services, l'at Journal de l'O- : | A we À F : Nantes 14 ratoire, 4.1 p. et les deux ans étant expirés, il revint à Paris,et entra dans l'Oratoire, 95e . Ta ss le 24 avril 1650 (1). 4, plu SUR L'ABBÉ DE PORMORANT. Pa 4 NOTE 6. — Alexandre Colas de Pormorant, né à Orléans, ct vel abbé de la Madeleine de Plaine-Selve, au diocèse de Bordeaux, Fo .. Consacra ses lalents ct sa fortune à l'instruction chrétienne de la jeu- gut "à Biographie 4 Al , Aer À universcile,tom. nesse, pour laquelle il travailla jusqu'au 18 septembre 1675, épo- rél XXXV. P, 422. — ; a + : on : ; Histoire de V'E- que de sa mort. Il fut, ainsi que M. de Foix, l’un des témoins qui qui lise, par Bé- ,, 4 ee : :
AAA srcaslel ; déposèrent contre l'abbé de Saint-Cyran, lorsque le cardinal de co iv. LXXIV, Richelieu eut fait enfermer ce dernier au château de Vincennes (2). qu 11 ; : :
: Ayant eu occasion de s'entretenir avec M. Bourdoise, dans un voyage de de plusieurs jours qu’il firent par hasard ensemble, l'abbé de Pordi morant lia dès-lors une étroite amitié avec ce grand serviteur de 1k&r Dieu, qu'il avait jugé fort mal jusqu'alors, sans le connaître. «Il « protesta à ses amis, qu'il aurait à l'avenir autant d'estime pour AA TA . , . . . . . ‘ »
e » M. Bourdoise, dit l'historien de ce dernier , qu’il en avait eu d’hor-
» reur par le passé : ayant remarqué en lui une douceur très-grande,
3) Vie de M. : Fe 5 : ; ; ’ pote , M, ” etreconnaissant évidemment l'erreur de ceux qui le lui avaient
in-10. p. 845.
» dépeint comme un homme turbulent et emporté (5) ».