‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 299 sur 489 · EN FRANCE. ESPRIT LIER ACCEPTE L\ Y TRANSFÈRE S · texte numérisé non relu

EN FRANCE. ESPRIT LIER ACCEPTE L\ Y TRANSFÈRE S

cu de la nécessite ‘e naissante du s6altue par des perr des plaisanterics i pour jeter les fonvait des ecclésiasle la voir commen:

Qu'il prenait, ni en at tout haut qu'il »s missions, dont * tenter äu hasard rer à reprendre un ôt qu'on en avait concevail pas, en it de succès plute La France di enfouir ie talent, s le boisseau , en in des supérieurs fit même, dans ii, Loute extraorcombien le projet laient comme une IX hautes espés et de son zèle, r,dit le servigrand vicaire de

monseigneur l'archevêque , (car alors il n’y en avait

» qu'un). D'abord, et après peu de discours : Je dé- » sirerais bien, me dit-il, que vous voulussiez entrepren- » dre un voyage pour la gloire de Drew : ce serait d'al- » ler à Rome, et d’y établir une mission qui irait partout » le monde. Saint Pierre et saint Paul, ajonta-t-il, ne » sont pas demeurés renfermés dans quelques endroits

» particuliers de la Judée ; ils sont allés à Rome. Il faut aussi vous même aller en ce lieu RÀà : j le dis encore (1) Mémoires » AUSSI VOUS aller en ce lieu À : je vous le € OC ut. de M. Oliver,

» une fois, vous y devez aller; je le sais bien; vous y t-1-—Copie ces 4 ; | . Mémoires aut. de » penserez. Ces paroles m'étonnèrent, étant prononcées JW. Olier, t.1. p. s 208.

» par celte personne là, et avec tant d'assurance (4). » IL.

On regardait Tu RU | . alors l'établis- Vaugirard qui faisait parler ainsi ce grand-vicaire. Car, sement des sél'après la persuasi Ve Se l'étoblissemé loss minaires Com— d'apres la persuasion commune, l'établissement des sè- 3% impossible.

C'était sans doute l'inutilité prétendue du projet de

minaires était alors regardé comme une entreprise impossible ; et, à en juger par l'expérience du passé, cette persuasion n'était pas sans fondement. Depuis quatre-vingts ans que le concile de Trente en avait ordonné l'érection, on n'avait point encore vu en France les fruits d’une institution si ardemment désirée, malgré les nombreuses ordonnances rendues sur ce sujet par divers conciles. Dans quelques diocèses, ces ordonnances avaient été

(2) Traité des rejetées par les chapitres ; ailleurs, elles étaient res- séminaires, par

, je . sn M. Godeau,évétes sans exécution, ou mavaient pas été long-temps en que de Vence, in-

vigueur (2). A force d’instances et de sollicitations , 1?: P- 6: M. Bourdoise, le docteur Duval et quelques autres p&rvinrent à engager lassemblée du clergé de France, de 1629, à délibérer de nouveau sur cette matière, et ce fut alors que parut le projet d'établir, pour tout Île royaume, quatre séminaires généraux , auxquels se rapporteraient tous les autres. Mais ce projet, reçu d'abord avec applaudissement , parut ensuite si difficile à exécuter, que l'assemblée jugea plus à propos de laisser à chaque évêque le soin de faire le mieux qu'il pourrait dans son

mn eg gamer.

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an 4

(1) Vie de M. diocèse (1). La difficulté était de savoir quelle forme l'on

Bou'doise , Ms.

in-folio. liv. 1.

cn 1. Vi confier le gouvernement. Selon le vœu du concile de même, Ms ne ; . NE

&. p.428. 450. Trente, selon les décrets de nos conciles provinciaux et les

devait donner aux séminaires, et à qui il convenait d'en

ordonnances de nos rois, les séminaires devaient être destinés pour des enfants; mais, soit qu'on y eût recu des (2) Vie de S.- sujets inhabiles à l'état ecclésiastique , ou que ceux à qui

Vincent de Pan, par Abelly, liv.

1. Ch.v.p.295. cessaires pour en assurer le succès (2), ces séminaires

on en confia la direction manquassent des qualités n6-

s'éteignirent d'eux-mêmes ; et si quelques-uns subsistaient encore , ils avaient dégénéré en colléges. Saint Vincent de Paul, vers l'an 1636, avait établi un séminaire de ce genre au collége des Bons-enfants ; et il reconnut bientôt qu'en formant des sujets trop jeunes encore pour pouvoir connaître leur vocation, on ne procurerait qu'un avantaoe

(5) Ibil, pag.

204. insuffisant à l'Eglise (3). I écrivait le 6 févric: !641, que les

séminaires de cette espèce n'avaient pas réussi; que ceux de Bordeaux et d'Agen étaient déserts, et que l'archevêque de Rouen, dans l'espace de plus de vingt an-

nées , n'avait pas tiré six prêtres de ce grand nombre de

(4) Vie de S.

Vincent de Paul, ma es sible (4). On peut encore alléguer l'exemple du séminaire

. Ep. 525.Let- | IE , te de S. Vince. fondé par MM. de Ventadour, au diocèse de Limoges, qui LE p. 42.

(5) Vie de M Bourdoise, in-40 ans qu'il était établi (5).

p. 558. on

(6) Vie du pére Jean Eudes, Ms.

In-40 p. 76. — Vie imprime du pinaires comme une œuvre impraticable meme, 1S827.liv

ut. p. 89.90, de Saint-Magloire, à Paris, fondée depuis vingt deux ans * NOTE Î.

sminanion: Aincpent tant PARA A ANT (retire qu COMME SÉMinair diocésain (7), n'avait pu encore com BRoyaune,section mencer ses exercices (8). Ces pères se bornaient à enscihistor, Ms. 399, ; | Fo (8) natesde gner, dans quelques-uns de leurs colléges, la théologie à l'Oratoire. Année (M)Recueildes tique, et leur faisaient faire seulement Ja retraite de dix vies dupéreGloy- ; . De Ne K ; salt, tu.p.15. jours avant les ordinations (9). Saint Vincent de Paul

n'avait pas produit un seul prêtre depuis près de vingl

Les essais inpuissants des Pères de l'Oratoire (6) contribuaient aussi à faire regarder létablissement des sé-

Leur maison

ceux de leurs écoliers qui se destinaient à l'état ecclésias-

jeunes gens qu'il avait fait élever avec tout le soin pos- |

avait neci, cl ap M. AI sémin:

{out ce pieux Let ses sémint comme rageait mune ( ch ain n'avait de prê Auss Vaugir lrance SOUVET fut le me (5)

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le Leur maison puis vingt deux ans ail pu encore Come bornaient à ensei- ‘ges, la théologie à nt à l'état ecclésinsit Ja retraite de dix u Vincent de Pal

Le tout le soin pos- |

E mune(3) ; etavec d'autant plus de raison , qu'ayant essayé

avait établi aussi l'usage de ces retraites à (1) Essai sur AR 4 à te : SEA A , . l'influence de la neci, à Saintes, à Alet, à Richelieu, à Troyes , à Créci, se/igion en Franz

'aris, à An-

eu après qu'on avait vu saint François de Sales (4) et “hiver p.175. M. Alain de Solminihac, ne pouvoir réussir à fonder un séminaire dans leurs diocèses, ces exercices étaient alors {out ce qu'on attendait des prélats les plus zélés et les plus

, . , . AONOTE € pieux *. El n'était donc pas étonnant que lorsque M. Olier NOTE ©:

el. ses Coopérateurs commencèrent l'établissement d'un

PT eZ . : : (2) Mémoires séminaire à Vaugirard, chacun regardàt cette entreprise 4e 7. du rerrier, comme impossible (2).M. Bourdoise lui-même, qui l'encou- P: 171: rageait si hautement, partageait néanmoins l'opinion com- (5) Ibid. p:

en vain,pendant plus de trente ans, d'établir un séminaire, il n'avait pu faire autre chose que de former une communauté

de prêtres de paroisse à Saint-Nicolas du Chardonnet *. * NoTE 5. Aussi M. du Ferrier appelle-t-il lPétablissement de LL. LeSéminaire de Vaugirard franee (h). Les consuls de Langeac, dans leurs lettres au she es . 0 n ‘ . €tablien Fransouverain pontife, attestaient pareillement que M. Olicr ce.

(4) Mémoires | deMT. du Ferrier, me (5). Le père Hilarion de Nolay dit encore que cette p: 171: — lie-

RMS ; | marques historiœuvre avait élé réservée au serviteur de Dieu , et que les ques sur la pa= roisse S. Sulpice, LL. p. 202.

Nous faisous cette observation pour montrer laccomplis- ME is

AS : à o) Beatificat.

sement de la prédiction de là mère Agnès, lorsque eéette es canons. V. Agnetis. Sumonarun super turo=

Vaugirard Ze premier séminaire qui ait cté formé en

fut le premier qui établit des séminaires dans ce royau-

séminaires commencèrent en France sous ses auspices (6).

grande servante de Drec dit à M. Olier,dans leur première entrevue à Langeac : J'avais reçu de la sainte Vierge lor- détione cause, | ; ü in-folio. Rome.

dre de prier pour votre conversion ; Dieu vous ayant des- p.358.

(6) La gloire du tiers-ordre de du royaume de France. Mais si M. Olicr commença le $ l'rauois, 2 | | F An part. ch. XXXE, Premier cette œuvre, saint Vincent de Paul le suivit de p. 256. 258.

tine pour jeter les premiers fondements des séminaires

bien près. Voyant les succès si incertains du séminaire de jeunes enfants qu'il avait commencé en 1636, et la néces- Sté d'établir d'autres séminaires pour les ecclésiastiques déja promus aux saints ordres, où dans la disposition pro-

t î 1 | | "| d'u (5) Vie de S.

4" Vincent de Paul, LC par Abelly, p.

à ph 294.

di LA (2) Ibid, liv.

14 1. ch. XKXL p.

#. 416, Î (5) Recucildes 14 lettres de M. Vincent de Paul, t.

L p. Gù.4 un é- {1 véque, 20 juillet ' 1 Fe LA Li p. 22.

(3) Ibid. 1.1. p.

(2) Cloysault , Vies de. Un. p.

chaine deles recevoir (1), saint Vincent demandait à Drec

Hs'en ouvrit an jour au cardinal de Richelieu, qui goûta ce dessein, l’exhortaà entreprendre lui-même un tel séminaire,

de pourvoir à cette nécessité pressante de l'Eglise

et lui donna mille écus pour commencer. Saint Vincent, qui avaitencouragé M. Olier, ne balança pas à entreprendre lnimème la bonne œuvre, quoiqu'ibne lx regardàt que comme accessoire au but de sa compagnie (3)+. Mais,selon sa cour tume, ilse proposa de faire un simple essai, et seulement pour douze séminaristes, en les réunissant aux plus jeunes du collége des Bons-enfants. Avant Fexécution de ce projet, il rendit compte ainsi lui-même , le 9 février 16/2: de la timidité apparente de sa conduite. « Cette œuvre à » déjà été entreprise en divers endroits , et n’a pas réussi » Nous allons commencer à Paris pour en faire un essai de » douze sujets. M. T... voudrait que la chose allàt pli » vite; mais il me semble que les affaires de Drew se fon » peu à peu et quasi imperceptiblement , et que son espri

(4) Ibid, L. 1, » n’est pas violent, ni tempestatif (4). » Entin le cardini

de Richelieu, pour favoriser l'érection de ees sortes de siminaires, dont il sentait la nécessité, donna aussi au père Bourgoing, général de l’Oratoire, une somme qui fut destinée à en commencer trois du même genre, lun à Ton: louse , le second à Rouen, le troisième à Paris. Mais lr premier n'alla pas au-delà d'un an +; le second, où ln enseigna aussi les humanités aux jeunes clercs , ne fut pr non plus de longue durée; et le troisième , celui de Saint Magloire, que l’on ouvrit enfin cette année 1642, n'eut que de faibles commencements , le cardinal étant mort pu

+ Notre principal, écrivait saint Vincent, est Finstruction du neu-

ple tique n'est que l'accessoire (1).

de la campagne , et le service que nous rendons à l'état eceléshs-

+ Le père de Saint-Pé fut envoyé, en 165%, pour établir un séni-

naire à Toulouse , où il n’y en avait point encore ; mais ce desstith

n'eut pas de suite (2).

après, S Ainsi s'ACCOM lorsqu'il inspirer clergé ments :

» matioi » VOCAL

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demandait à Drec te de Eglise (2) elieu, qui goûta ce ie un tel séminaire, Saint Vincent, qui à entreprendre luigardàt que come . Mais,selon sa eo:

ssai, et seulement sant aux plus jeut l'exécution de ce ,le 9 février 16/2; , « Celle œuvre à s , EL N'a pas réussi en faire un essai de * [a chose alt plis es de Dreu se fon it, et que son espri » Entin le cardini de ees sortes de sélou na aussi au père somme qui fut desrenre, Fun à Touie à Paris. Maisl le second, où lon s clercs, ne fut pi ne , celui de Sant année 1642, ne inal étant mort pti

st Finstruction du pet

indons à l’état eccléshs-

#, pour établir un séitii-

ncore ; mais ce desseil

après, Sens avoir assigné des fonds pour sa subsistance (1).

Ainsi, contre toutes les apparences humaines, l'on vit s'accomplir à la lettre la prédiction du père de Condren , lorsqu'il assurait que le sémiuaire formé par ses disciples inspirerail une sainte émulation à lOratoire et même au clergé de France, pour former de semblables établissements : « Ce bon père, dit M. Olier, regardait la for- » mation de notre naissante société comme sa principale » vocation, et comme devant réveiller le zèle de la congrésation de l'Oratoire et du clergé. Le propre des diverses sociétés , dans l'Eglise , est de s'exciter mutuellement

» au service de Dreu , comme les anges dont parle Daniel,

qui battaient des ailes les uns au-dessus des autres. » À l'exemple de lù petite société de Vaugirard , l'Oratoire +et la congrégation de la Mission ont travaillé avec ‘ferveur à l'œuvre des séminaires (2). » Si M. Olier parle de la sorte , ce n'est pas qu'il ait jamais eu la pensée de comparer sa petite troupe à ces illustres congrégations, où qu'il ait porté envie aux grâces que Dieu versait sur elles. Bien au contraire , il souhaite à l’une et a l’autre mille

bénédictions , et confesse avec une humble gratitude que

sa compagnie, la petite servante du clergé, ancillula cleri (3), eUla moindre portion de l'Eglise (4), leur doit

tout ce qu'elle est dans l'ordre de sa vocation : les mem-

bres qui la composent n'étant que comme de petits reje-

tons de ces deux grands arbres (5). Aussi les historiens de saint Vincent de Paul nous apprennent-ils, que M. Olier he cessa de donner jusqu'à sa mort, le nom de père à saint Vincent,voulant même qu'à son exemple, tous ses disciples l'honorassent et le respectassent comme leur père +.

+« M. Vincent, dit Abelly, avait une estime et un respect tout » particulier pour la personne et pour la sainteté de feu M. l'abbé » Olicr, grand serviteur de Dieu, dont la mémoire est en grande » bénédiction , et que Dieu avait doué d'un esprit vraiment apos- » lolique ; et celui-ci réciproquement regardait M. Vincent comme

(4) Annales de l'Oratoire, Année

Prédiction du père de Condren justifiée.

Union de M.

Olier avec S.

Vincent dePaul et l'Oratoire.

(2) Abrégé du 9e cahier des Mémoires aut. de M. Olier.

(5) Divers écrits spirituels de M. Olier , 1.1 ). 41.

(4) Ibid tx.

(5) Vie Ms. de M. Olier, par M:

Leschassier, D.

S1.— Vie de M Olier, par le père Giry, partie 2.

ch. 1V. Remarques historiques, te Un, p. 554.

Ÿ. Lorsqu'on vit le succès si inattendu de l'établissement

.Bourdoise ‘ : + Rue, Gré- de Vaugirard, il n'y eut qu'une voix pour confesser que goire Res c'était l'œuvre de Dieu (1). M. Bourdoise ne douta point encouragent. . . Rat :

Olier à conti- que M. Olier ne fût destiné à jeter les fondements de quel. nuer l'œuvre de DIEU.

’ (n) io paré par ces rudes et humiliantes épreuves, dont il avai deMT,du lerrier, Fa 4e 6 vs p. 145. 146, — été lui-même témoin +. Il bénitle Père des miséricordes, Description his— sorique de la ville de Paris, par, ner des ouvriers évangéliques , des hommes d’un méiite Piganiol de la 3 MS . . « Force, L YU p. » reconnu ; et conseilla à M. Olier , de bien choisir 552, — Dictionuaire historique de la ville de Pa, @ de ne prendre que ceux qui seraient en état ris, par Hurtan | A .

et Magni,Lav. » profiter. [lui recommanda d'éprouver leur vocation, P. 621,

(2) Vie de M1. | AGREE :

Bourdoise , in= » la vie ecclésiastique est laborieuse ; et surtout de les for- 42. p. 249, édit. NT à , ° de 1784, — yie ” Mer Solidement dans les exercices de Foraison et dei

que nouvel institut, et que la Providence ne l'y eût pré.

» dit l’un de ses historiens, de ce qu'il suscitait, pour for-

» les sujets qui viendraient se mettre sous sa conduite,

» et de les élever d'une manière un peu dure, parce que

duméme, Ms.in- » mortification (2); ne pensant pas que des sujets éleva folio. livre 1v. <

chap. 1v. » commodément, fussent disposés à vivre à la maniv (5) Mémoires

de M.du Perrier, ” Pénitente des pauvres prêtres de là campagne (3). » p. 156. 189.

son père, et disait assez souvent, en parlant aux ecclésiastique de son séminaire : M. Vincent est notre père ; et leur témoigi ordinairement la très-particulière estime qu'il faisait de ses insignes vertus , leur alléguant, dans les occasions, les saint maximes qu'il avait apprises de Ini, et cela afin qu'ils S'en ser " (a) M vissent pour Fa pratique des vertus. C’est le témoignage qu'en oi Attestations auf. à ; p. 217. — Collet, ” 'eudu ceux qui ont eu le bonheur d'être sous la sainte coudui ONE P , de M. Olier (1). » + « L'érection d'une nouvelle commanauté dans l'Eglise , dixi M. Bourdoise, n'étant pas une œuvre triviale et ordinaire , Di ne donne pas son esprit à toutes sortes de personnes indifféremmer pour établir des instituts : mais ceux qu'il choisit pour ces eutrprises , il les dispose par des voies qni n'ont rica d'humaiu ; c'es à-dire qu'il les fait passer par les croix et les hamiliations , les pi sécutions , accompagnées de patience , de fidélité , de courage: Rod e F4 de persévérance , tenant sur eux une conduite de grâce non con in-folio. p. 095. » mune (2). »

Tar la n que tout ente vell eux:

de j( vie fais Die et la part

ins

no

de l'établissement pour confesser que oise ne douta point undements de quel.

nce ne ly eût préeuves, dont il avai e des miséricordes, suscitait, pour foronmmes d'un méiite , de bien choisir » SOUS Sa conduite, eraient en état de uver leur vocation, Jeu dure, parce je ‘4 surtout de les forde l'oraison et del ue des sujets éler vivre à La manivr :ampagne (3). »

rlant aux ecclésiastique pére ; et leur témoigni qu'il faisait de ses ins occasions , les Saint cela afin qu'ils s'en sr le témoignage qu'en oi

sous la sainte conduit

ué dans l'Eglise, dini viale etordinaire , Dix ersonnes indifférent!

il choisit pour ces entr:

at rica d'huwain ; cvs es hamiliations , les pi

e fidélité , de courage:

duite de grâce non cut

La confiance de M.Olier fut surtout fortifiée parles pères Tarrisse (1) et Bataille. Le premier ayant déclaré, de la manière la plus formelle , aux solitaires de Vaugirard, que cette œuvre était l'œuvre de Dicu, et qu'ils devaient tout souffrir plutôt que de labandonner : à peine eurent-ils entendu sa réponse, qu'ils se sentirent remplis d’une nouvelle ardeur pour la poursuivre, Îlne se possédaient plus eux-mêmes, en retournant à Vaugirard ; ils tressaillaient de joie, et, dans les transports de leur allégresse, ils ne pouvient s'empêcher de dire tout haut, dans le chemin : Nous faisons la volonté de Dieu, nous feisons la volonté de Dieu : tant eur cœur était comme pressé par la force et la vivacité de ce sentiment (2), Le père Bataille ne leur parlait pas avec moins d'assurance. « I regarde notre petit » institut, écrivait M. Olier, comme l'instrument d’un re- » nouvellement de l'Eglise dans ces contrées (3). Il ne » peut, dit-il, ôter de son esprit la vue d'une maison ré- » gulière dans laquelle grand nombre d'ecclésiastiques fort » assidus à la prière, recevront mille bénédictions que » Dieu versera sur eux, et d'où sortiront de très-pieux » personnages , qui, par leur zèle tout de feu, produiront » dans l'Église des effets aussi puissants qu'admirables ; il » assure Avoir VU en DIEU tout ce qu'il nous prédit touchant » notre dessein. J'ai sujet de croire ce qu'il me dit, et cela » pour deux raisons : la première, c'est que je vois déjà ce » zèle ardent brüler dans le cœur de ceux qui vivent parmi » nous. Ils ne parlent que de faire ce qu'ils appellent des » folies pour Div , de se faire pendre pour son service, » et d'aller souffrir le martyre en Canada; ce sont des » commencements bien fervents et qui me donnent de bons » augures; la seconde, c'est que Dieu semble m'avoir » préparé à ce que mon directeur me promet de sa part, » en n'assurant que Dieu veut se servir de moi pour for-

mer nombre de bons sujets que notre compagnie doit » fournir pour le bien de l'Eglise. Jusqu'à présent Dreu a I. 24

(1) Mém, aut, de M. Clier.t.in, p. 125.

(2 Vie Ms. de AE. Olier,par M.

de Bretonvilliers, tu. p. b2. 53.

Le père Bataille assure M.

Olier que le sé-

miunaire est

l'ouvrage de Dir.

(3) Mémoires autoy. de M. Olier, L11, p.327.

verso,

MUR » fait paraitre son dessein sur moi, par l'abondance des di 41 » lumières qu'il m'a données pour les leur communiquer; . ; "1 » ce qui à surpris étrangement tous ces messieurs, Ceux Ps

| 11 » surtout qui avaient été témoins de mes désolations, de NI

| fl » mes obscurités, et de l'aveuglement où il avait plu à la sil

14 » bonté divine de me tenir deux ans entiers, Je me sou- » 1

| » viens que je souffris ces peines sans nombre, dès que je » (

{1 » me joignis à eux, qui ne voyaient plus en moi qu'un pau- sh

» vre réprouvé,et me traitaient comme tel, Béni soit Diev, ss

J (1) Mémoires » Qui fait toujours ses œuvres par le plus pauvre, qu'il “ti aut. de M, Olier, ps e x PT LT . :

t, 10 D. 165, ” élève de terre et du fumier où il était étendu : Stseitans sd

166. 167. » à terra inopem, ct de stercore elerans pauperem (\). »p

« Quand je fus associé à cette compagnie, et que je tom- cdi

{ » bai dans cet état de désolation, je ne pensais pas alors » di

‘Î è » que jamais Notre-Seigneur voulüt se servir de moi pour s 16

Li » procurer sa gloire, C'est renverser toute la sagesse hu- ai

| 4 » maine, el montrer qu'il n'a besoin de rien pour faire ce se

| ‘pe » qu'illui plaît, Si quelqu'un me let dit à moi-même, je C

“pti » m'en serais moqué : tant les œuvres que Dites fait par I. ni » moi sont éloignées de mon insuflisance et de ma stu- où k 4 (2) Hbid. pag. » pidité. Div soit béni de tout; il veut seul paraître Fau- 1

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