PE. RE
naire encore. Quoique d'un naturel fort gai, il était si
occupé de Dieu , et cette application absorbaïit tellement
les facultés de son âme , que, dans les rues de Paris, une
des villes les plus tumultueuses qui soient dans le monde, il
n'entendait ni bruit, ni fracas, ni carrosses, ni les cris de A lens ceux qui l’avertissaient de se retirer , et ne distinguait dt, tp. 54. et presque rien de ce qui était sur son passage. [l était en heurté, foulé, jeté par terre : on le croyait mort ou brisé, SE il se relevait à l'instant, et quoiqu'il fût souvent blessé , 4825. p. 188. e1 ji] se trouvait guéri sans le secours de personne (1). « C'est ne » un homme d’une sainteté éminente, dit M. Olier : il à » presque perdu l'usage des yeux, tant il est absorbé par la » présence divine, qui le retire de la vue de toute créature; » Car il ne peut se conduire seul dans les rues, ne voyant » presque point les lieux par lesquels il marche. C'est un » personnage dont l'intérieur est celui d'Elie , au rapport » de Marie Rousseau ; et, comme d’ailleurs ses actions, » ses sentiments et ses dispositions le font voir, il éprouve » une impatience extrême de sortir de ce monde pour » aller à Dieu, à peu près comme l’éprouveraient des » âmes bienheureuses si elles venaient habiter des corps » mortels. [l'est semblable à ces flammes, qui, par des mou- » vements incertains et rapides, se poussent, s’agitent de » tous côtés et s'élèvent toujoursen haut. Cet homme est un » feu brülant et ardent : il est tout embrâsé du désir de vo- (a) Mémoires" ler en Canada,etil disait dernièrement, tout ravi en Drec: aut. de M, Olier, »
t LL p. 359.