‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 317 sur 489 · Ca- ! lendrier histori- Fe que de S. Sulpi · texte numérisé non relu

Ca- ! lendrier histori- Fe que de S. Sulpi

(5) HMém. aut.

détachée.

(4) Ibid. t,. nr.

de. Olier. Pièce

PAIE MR Pimnnt ee. à

» opéré déjà dans les esprits, quoique nous n'ayons en- » core parlé de rien (4). »

Le lendemain , fête de l’Assomption, commença l’établissement du séminaire de Saint-Sulpice et celui de ln communauté des prêtres, qui devaient partager avec M. Olier les fonctions pastorales. La plupart de ses ecclé-

siastiques partirent ce jour-là, de grand matin, de Vaugi-

rard , et vinrent occuper les bâtiments que M. Olier avait fait disposer pour leur usage (2). Selon les désirs du père

Bataille , il présida lui-même , au milieu de son clergé

l'office eu à la procession solennelle ; et chacun admira le profond recueillement et la modestie angélique du nou-

ce,1778.15août. veau pasteur. « Je me servis , dit-il, en ce grand jour , de

» celte rare chasuble que je fis faire , il y a neuf ans, pour » ma première Messe, et qui est même ornée d'un tableau » de soie, à l'honneur de la sainte Assomption de Notre- »* Dame. Depuis le temps qu'elle est faite , je ne crois pas » m'en être servi cinq ou six fois, et jamais dans quelque » cérémonie publique. Elle semblait être faite d'avance

» pour ce jour, où je commence à entrer dans ma voca- »* tion (3). Je fus extrêmement touché pendant la Messe » solennelle , surtout depuis la communion ; j'étais si » rempli de sentiments d'amour, que j'appréhendais » de prononcer ce seul mot d'amour, tant il me perce

» vivement le cœur et me econsume. [Il me semblait que

» Notre-Seigneur, par son intime présence, saisissait telle.

» ment mon àme,qu'il la faisait comme défaillir. Je n'avais

» plus ni force ni sentiment , et la pensée de la très-sainte

» Vierge , dans sa gloire, n’a servi qu'à augmenter ce feu, » et à enflammer davantage ces ardeurs consumantes. Ji » prêchai ce jour-là, et Notre-Seigneur daigna me mettre » dans l'esprit ce que j'avais à dire à notre peuple (4: » Prenant pour texte ces paroles : Bienheureur le

» pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieut

+ leur appartient, je dis à ces chères ânes : Je m'estine

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