AU SERVICE DE LA PAROISSE DE SAINT-SULPICE
Ceux quicomprennenut combien le ministère pastoral est [. | 4) | à Éfi -à ; , : 4: + M. Olicr est { | diflicite a allier avec la direction des séminaires, pourront appelé de Dieu nl ere surpris de voir M, Olier appelé par la Providence à à unir, en sa . , personne, Îles LATE gouverner à paroisse x plus populeuse et la plus dé- fonctions de eu- 4f|
ré et celles de
supérieur de 1
séminaire, 14 | |
pravée de là capitale, et, en même-temps, à instituer et à
diriger le premier de ces noviciats du sacerdoce établi dans
le royaume, pour donner Fimpuision à tout Le clergé, se- rh | [RE
ion a prédiction du pere de Condren. L'expérience
montra néunmoins, que, loin de préjudicier à l'œuvre des
Sciinaires, Fexereice des fonctions curiales devait an
contraire fournir à M. Olicr le moyen d'en procurer enfin
l'établissement, Apres Bint d'essais sans résultat, fallait
persuader aux évéèques là possibilité et les avantages de
ces maisons eléricules; et ce fut pour cel que à di-
\ine providence chargea M. Olier de ces deux œuvres (il
simultanément, Par la réforme de lt paroisse de Saint- 140
2° part.
(1) Remarques historiques, &, #.
p. 0. note.
h26 PARTIE Il. LIV. 1. PAROISSE. — 16/9.
Sulpice , elle voulut montrer l'excellence de l'œuvre du séminaire qui l'avait produite ; du moins, chacun considéra comme un effet du zèle et de Ia grâce de cette maison le renouvellement du faubourg Saint-Germain : car, dans ces commencements, le séminaire et la communauté des prêtres qui déservaient la paroisse ne formaient qu'un même corps; et M. Olier n'eut guère que les ecclésiastiques venus avec lui de Vaugirard, pour pi miers coopérateurs de son zèle (1).
Un autre dessein de la providence divine en le plaçant à la tête de cette vaste paroisse, était de donner, en sa personne, à tous les disciples qu'il devait former, et généralement à tous les prêtres, le modèle d’un pasteur accompli dans l'exercice de sa charge, qui enseignàt, d'après l'expérience , les moyens de ramener à une vie chrétienne la paroisse la plus dépravée, et de rétablir la majesté du culte divin. Celle de Saint-Sulpice devint en effet, en dix ans, la plus régulière de toutes les paroisses de la capitale, et servit même te modèle pour les réformer. C'était ce que M. Bourdoise demandait à Dieu depuis long-temps. « Vous ne voyez presque point, » disait-il avec amertume, et j'ose dire point du tout, » d'église dans le royaume, ou , pour le moins, je n'en ai » pas encore Yu, ni entendu dire qu'il y en eüt, où le » service divin et toutes les choses qui regardent le bon » ordre, les rubriques er les cérémouies, ou les vête- » ments et les ornements, tant des personnes que des au- » tels, soient réglés et pratiqués selon les cérémoniaux »“ el les règles de l'Eglise. Un de mes désirs serait de
iolise particulière, réglée, ornée, meublée et
Ce
» Voir une € » el desservie, selon que l'Eglise le veut et l'ordonue; de » sorte qu'it ne s’y fit rien et qu'il ne s'y vit aucune chose » dont on ne püt rendre la raison , et dire par quelle rè-
gle elle s’y ferait; et qu'ainsi cette église püt être la règle des autres. La vie d'un homme ne serait pas mal
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FORMATION DE LA COMMUNAUTÉ. 427 « employée à ce bel ouvrage (1). » Pour le commencer, M. Olier s’efforea d'abord de réunir en communauté tous les ecclésiastiques qui devaient le seconder, afin que , affranchis de toute sollicitude temporelle , et uniquement appliqués à Dieu, ils pussent donner lexemple d'une vie vraiment évangélique + (2); et Dreu bénit ce moyen ++. Abelly, ancien évêque de Rodez, et auparavant euré de Saimt-Josse, à Paris, frappé de l'influence du ministère pastoral de M. Olier, à même écrit qu'il n'avait pris éel emploi, que dans le dessein de travaiiler à lt réformation du clergé de France. « Pour y parve- » mir, dit-il, il prit la cure de Saint-Sulpice, afin d’y » donner un modèle d’une bonne conduite de paroisse,
» tant pour la personne du curé, que pour lés prêtres
» qui sont appliqués par lui à la desservir. Pour cet ef-
» fet, il y établit une grande communauté de prêtres, et, » par ce moyen, il y à produit de très-grands fruits , » tels que chacun sait, avec admiration et Papplaudisse- » ment de tout Paris (3). » Ce moyen contribua, en effet, au renouvellement des mœurs, partout où il fut adopté. Ce n’est pas qu'il n'y eût déjà dans Paris de semblabies communautés (4); mais Fesprit apostolique, dont on faisait profession dans celle de M. Olier , porta les autres à imi®* son exemple , à adopter ses reglements,
+ Saint Cliarles Borromée, pour opérer plas sûrement la réforme: de son diocèse, avait eu dessein de vivre en communauté avec ses chanoines; et n'ayant pu y réussir, il établit alcrs la Société des. Oblats. Vie de saint Charles, par Giussano,
++ Ce fut le témoignage que rendirent à M. Olicr, après sa mort, les auteurs de la Gazette de France, « Il a fait les fonctions de la » cure de cette paroisse, avec un tel progrès, en dix ans, par les » peines et les travaux que son zèle lui faisait entreprendre , qu'on » les à vus suivis d'une réforme générale, par le bon exemple de la
» communauté des prètres qu'il y a établis (4). »
(1) Sentences chrétiennes et ecclésiastiques de M. Adrien Bourdoise. Des fonc— tions ecclésiastiques, n. 1.in-40 p. xiij.
historiques, tr.
P.606.— Viens.
de M. Olier, par M. de Bretonvilliers,t.1.p. 462.
(3) Vie de S.
Vincent de Paul, parAbelly, Ms, 1.
LE. chap. XXXIT.
(4) L'idée d'un bon magistrat en la vie et la mort de M. de Cordes, in-18. 1645. p.
(1) Gazette de France, an 1657.