DES PRÊTRES
complaisance de Drœu sur ls sociétés, prend sa source uans l'amour ï
qu'il se porte à lui-même , voyant dans chacune une image de la
l'ancien clergé de » très-sainte Trinité, cette société ét: elle, qu'il prétend faire ho- (A de société que nous » norer par toutes les sociétés de la terre et du ciel. Dans ce dessein | hant que leur dire, » et Surce modèle, Dieu, dès le commencement des créatures , a Î es choses que j'avais » formé la communauté des anges, composée de trois hiérarchies | ‘de la vie solitaire » qui représentent les trois personnes divines , et sont une expres-
ge : Væ soli, que j'ai sion de l’ordre et de la communication qui règne entre elles. Les
de Dieu et délaissé
, trois personnes divines semblent, par leur regard mutuel, s’exciter
une vie privée , éloi- » à l'amour , et s'enflammer toujours davantage , tant elles se voient Ne ! , Cet état d'isolement » dignes d'être simées ; et c'est ce qui est exprimé dans la société aient, Vivant seul, » des anges, qui s'embrâsent et s'enflamment les uns les autres de | ivre , à son vêtir. Au » l'amour divin, et se disent , au rapport de l'Ecriture : Saint, saint, h! à tel et dans les autres » saint, Saint est Dieu dans le Père, saint dans le Fils, saint dans le ' | Ja tête derrière lui » Saint-Esprit ; les uns répondent aux autres : Saint ; les autres : * . ni que de tout temps » Saint ; les autres reprennent : Saint ; chacune des trois hiérarchies ‘4 al
un mème lieu, où,
rendant hommage à Dieu : ce qui signifie que tout le ciel, dans ils fussent à l'abri de » les transports et les flainimes de l'amour, dit d’une seule bouche et 4 » d'une même voix : Saint, saint, saint.
rètres entre eux let
» Or, la complaisance que Dreu prend au ciel dans ces louanges , lon la parole du Sage, » le porte à inviter les prôtres, ses anges visibles, à s'associer pour
tés, les aveugles sont » le louer à leur tour. I désire qu'ils S'enflamment aussi mutuelle-
u que la cohabitation ment de Famour divin, parlant entre eux de ses perfections , ASE
; exemples, ne peuvenl »admirant ses bontés, adorant ses grandeurs, et rendant tous
e monde étant remplit » ensemble des louanges à sa sainteté infinie, Done , puisque Dieu
ebis nouvellement de- désire se faire honorer par les sociétés, ne lui refusons pas,
t tonsarun, On voit les » messieurs, cette gloire : Venite exultemus Domino, jubilemus Deo salu- “ik es pour séchant, el »tari nostro ; eUtous ensemble , tout d'un cœur, tout d'une voix et Les
{1 } r qui les assiége. Ainsi “d'une bouche, rendons à la divine majesté nos jubilations , no nn (AND (1) Mémoires Hal
s'échauffer Les uns les » respects et nos hommages (1). » aut. de M. Olier. |