Par AT, di Bretonrvilliers, L
LE, p. 48%.
» lique?— Non, je suis de la religion réformée.—Mon éton-
» nement et celui des assistants fut grand, car elle vivait avec l'apparence de catholique. Son fils et sa fille, qui l'étaient, el avaient beaucoup de piété, surpris de cette déclaration, lui représentèrent avec larmes son mauvais état et leur affliction, la conjurant d'ouvrir les yeux à la vérité; mais ils n’avancèrent rien. Madame d'Aiguillon m'exprima son regret du témoignage qu'elle avait rendu sur le rapport des domestiques. Enfin, cette pauvre créature dit qu'elle était calviniste dans son cœur, qu'un ministre venait lui donner la cène dans son cabinet, et qu'elle ne voulait pas mourir catholique. Néanmoins la bonté de Dieu accorda à la piété de la fille, qui, pendant trois jours que dura cette maladie, fit dire six mille messes partout Paris, la conversion de la mère, qui se confessa, et reçut le très-saint Viatique et l'Extrême-Onction , après avoir abjuré l'hérésie, nous laissant de quoi espérer son salut (1). »
On conçoit aisément, après cela, à quel danger devaient être exposés les nouveaux catholiques dans cette paroisse, et combien il était nécessaire de les affermir dans la foi. M. Olier était surtout attentif à pourvoir aux besoins de ceux qui, après leur abjuration, n'avaient plus, pour subsister, d'autres ressources que les aumônes des fidéles. I fournissait à tous avec une charité inépuisable (2): il faisait plus encore : lorsqu'il savait que quelque nouvein comerti avait succombé à la séduction et était retourne à sa secte, il adressait à Dreu des prières si ardentes, il conjurait la très-sainte Vierge d'une manière si pressante, si vive, qu'il obtenait quelquefois, pour l'apostat, la grâce d’une sincère et solide conversion, Un jour de la Présenlation de Marie au temple, on vint lui donner avis qu'un
de ses paroïissiens , nouveau eatholique , n'avait fait aucun