‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 355 sur 489 · XVI. Il appris avec une égale affliction la mort d'une · texte numérisé non relu

XVI. Il appris avec une égale affliction la mort d'une

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Zèle de M. ‘PI ‘ ; ve | ve Olier pour ra- personne de sa parisse, qui avait quitté la religion cuthomener une de ses naroissien— nes, QU, RM nouvelle de sa défection, il avait fait tout ses efforts pour I: moins , meurt É : : , , dans l'hérésie. ramener, et comme on n'osait lui refuser Pentrée de fa mai.

lique pour embrasser la secte de Calvin. Dès la premicre

son, il allait a visiter fréquemment,etdemeuraitlong-temps auprès d’eile; mais ce fut sans aucun succès, les personnes qui entouraient cette nouvelle calviniste l’empêchant même d'écouter les avis de son charitable pasteur. Enfin, malgre les soins de M. Olier, malgré ses prières et celles que beaucoup de saintes âmes faisaient pour obtenir là conversion de cette personne, elle mourut misérablement dans l'hérésie. Cette mort était bien propre à atterrer un pasteur si dévoué au salut de ses ouailles ; elle le piongea, eu effet, dans la plus profonde douleur. L'un de ses prêtres, pour le consoler, ayant voulu lui représenter qu'après avoir employé tant de moyens, il ne répondrait pas de cette âme : « Ah, mon enfant, lui dit-il, cessez, » cessez de me parler de [a sorte : vous ne savez pas ee que » vaut une âme, elle pouvait glorifier Dieu éternellement, » et sa perte est irréparable : hélas !quelle affreuse pensce» Ensuite, pour donner un libre cours à sa douleur , il se retira dans l'église, selon sa coutume en pareille ren-

(3) L'Esr vit de a M. Olier. contre (3).

qu'il persévère u'ulors. M.Olier, ut dans des disause des disposineur , et qui dés malades à receques (4). Fsortit igeant Le peuple incontinent dans

autels la douicur

mort d'une autre la religion catho- . Dès la première ses efforts pour li l'entrée de fa maineuraitlong-temps *cès, les personnes l'empéchant même eur, Enfin, malore ères et celles que ur obtenir la con- ‘ut misérablement propre à alterrer ailles; elle le pionouleur. L'un de ses du lui représenter s,ilne répondrai lui dit-il, cessez, he SAVEZ pas ce que Dieu éternellement, le affreuse pensee sa douleur , ilse reïe en pareille ren-

CONYERSION DES HÉRÉTIQUES. h67

Dieu sembla permettre cet affreux malheur pour inspirer à M. Olier une nouvelle vigilance ; il prit, en effet,

Esprit de prosélytisme des

des moyens efficaces pour découvrir ceux d'entre les Hustenots.

catholiques qui fréquentaient les Huguenots ou leurs ministres. Dès qu'on lui avait fait connaître que quelqu'un montrait de l’inclination pour leurs erreurs, ille visitait lui-

Olier, par M, de

même avec bonté, ou le faisait visiter par plusieurs de Bretomilliers, L

ses prêtres, pour l’affermir dans la foi (1). Ces précautions n'étaient pas, comme qn pourrait le croire, l'effet d'un zèle indiscret, elles étaient commandées par les manœuvres secrèles des ministres, qui, pour réparer les pertes de leur

. pe 483.

(2)liemarques

secte, S'efforçaient d'attirer à eux les mauvais catholi- historiques tu

ques (2). Le trait suivant en est une preuve frappante. | « On vint mr'avertir, rapporte M. du Ferrier, qu’une » dame, tombée grièvement malade, demandait un con- » fesseur ; je voulus y aller pour des raisons particulières : » et comme je m'informais si elle avait demandé à se con- » fesser, car je la trouvai sans connaissance , madame la » duchesse d'Aiguillon, qui était accourue, et d’autres » personnes de condition m'en assurèrent ; ensuite de » quoi je prononçai sur elle les paroles de labsolution. » Peu de temps après, elle ouvrit les yeux, témoigna » revenir à elle-même : je lui dis que nous lui avions » donné l'absolution, étant privée de sa connaissance, et » que je la lui donnerais encore sielle pouvait se con- » fesser, où faire du moins un acte de contrition. Elle ne » répondit point, et parka de son mal; la voyant libre, je » la pressai de me dire si elle désirait Pabsolution : elle » me dit: Non. Les assistants crurent qu'elle disait : Oui ; » mais comme j'avais entendu le contraire, je leur dis : » Vous vous trompez; et je linterrogeai derechef; elle me » répondit distinetement : Non. — Pourquoi, dis-je, re- » fusez-vous ce sacrement? Ne croyez-vous pas avec l'É- » glise qu'il est nécessaire pour obtenir le pardon des » péchés? Non, dit-elle, — Quoi! n'êtes-vous pas catho -

(3) Mémaires de NZ. du Ferricr, p. 265. 266.

Zèle de M.

Olier pour affermir la foi des NOUVEAUX Ca — tholiques.

historiques, Lux.

p. 626.— Vie c'e M. Olier, par M.

Leschassier ,p.

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