‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 358 sur 489 · CONVERSION DES HÉRÉTIQUES · texte numérisé non relu

CONVERSION DES HÉRÉTIQUES

était au lit, malade à l'extrémité, Il accourut aussitôt, et

se présenta pour lui parler, mais en vain : le malade, in-

timidé par la présence de ses parents, déclarait qu'il ne

voulait voir que des ministres de la secte. « Ce me fut

une douleur et un déplaisir très-sensibles , dit M. Olier ; et je n'eus de consolation qu'en recourant à la prière, et au secours de la très-sainte Vierg. Étant à ses pieds, dans la dernière désolation, je la priai d'user de sa toutepuissance, pour lui conserver la vie, nous le mettre entre les mains, etle gagner à JÉSUs-CuRisr : Coime je la priais de vouloir le préparer à cette grâce, il me parut qu'elle se rendit (à mes désirs) ; aussi, après cela, attendais-je son changement avec confiance. Elle ne tarda pas à lui envoyer le secours que je sollicitais ; car, pendant un accès de fièvre violent, elle imprima, dans la volonté de cet homme , un désir si pressant de se convertir, qu'il demanda à ses parents un prêtre; et que, sans crainte d’être refusé ou d'être abandonné de ses proches, il déclara qu'ille voulait absolument. Toute la famille s'y oppose ; la mere pleure, les frères se désespérent, les serviteurs eux-mêmes éclatent de coke et de dépit, quatre ministres viennent les uns après les autres pour le faire renoncer à son dessein. IL leur dit à tous qu'il aura assez de force pour se traîner à la fencwe, d'où il criera jusqu'à extinction de voix qu'il veut avoir un confesseur ; et que, s'il ne peut obtenir aurement ce qu'il demande, ilse jetera plutôt dans la rue, que de mourir sans confession. Enfin, ses frères se voyant obligés de se rendre , de peur qu'il n’exéculàt sa résolution, envoyèrent eux-mêmes chercher un prêtre, qui, après avoir fait transporter le malade hors de la maisoi, lui procura, avec un lieu de sûreté, les secours de l'Eglise (2). » Les parents du malade , irrités de son

abjuration, lui refusèrent toute espèce de secours; ce

1) Copie des Mémoires de M.

Olier , €. ur, p.

(1) L'Esprit de M. Olier.

M. Olier établit une librairie aux portes de l’église.

(3) Remarques historiques, t. ….

XXE

M. Olier relève le culte divin. Divers réglements.

470 PARTIE I. LIV. If. PAROISSE. — 1643.

fut, pour M. Olier, une nouvelle occasion de déployer envers lui sa charité pastorale, si généreuse dans ces ren contres : il considéra ce nouveau converti comme un doni précieux qu'il recevait des mains de la très-sainte Vierge, et ne cessa depuis de pourvoir à tous ses besoins, avec autant de joie que de Hbéralité (1).

Les catholiques qui composaient la plus grande partie de là paroisse eurent anssi la principale part à la sollicitude &e M. Otier, et l'on vit bientôt que si un pasteur sans zèle, est, pour le troupeau qu'il est chargé de conduire, ui terrible châtiment de la justice de Drteu, un pasteur plein de sagesse et de vigilance , est, au contraire, le plus riche présent de sa miséricorde. Comme les Protestants, tes libertins et les athées répandaient dans le publie une multitude de mauvais tivres, M. Olier établitune librairie pour ses paroissiens , afin de leur donner la facilité de S'en procurer de bons. I la placa aux portes de l'église, vou tant que là, où quelques années auparavant Gn vendait des instraments et des livres de superstition et de magic, eau 1 trouvät des remèdes contre ees sortes de poisons, et des préservalifs assurés contre tous les vices ; il on examinait lui-même tous les livres, ou les faisait eximiner par quelqu'un de ses prêtres, afin de s'assurer qu'ils ne contenaient rien de contraire à la foi où aux mœurs (2) +.

Mais le moyen qu'il employa, surtout pour ranimer hi piété presque éteinte dans sa paroisse, fut d'y rétablir k dévotion aa très-saint Sacrement de Pautel, et celle envers Ki trés-sainte Vierge, comme nous dirons dans Ki suite, Dès son emrée, il s'efforca d'en jeter comme les

fondements dans les cœurs : tout annonçait dans soi

+ Le libraire qui continue cette bonne œuvre, a seul le droit d'étaler ses livres le long des murs de l'église, el y océupe gratuitement

un nagasin.

églis en i sans bris l'ad il le stru glis etr bien était RTL qui sed nus ral mol bass prer jan eau de | exc lors din:

de

rail pas

ion de déployer en-

reuse dans ces ren erti comme un don très-sainte Vierge, s ses besoins, avec:

plus grande partie ale part à la sollicie si un pasteur sans hargé de conduire, Dieu, un pasteur u contraire, le plus me Îles Protestants.

dans le public une établit une librairie er la facilité de s'en es de l'église, vou APAVANL CN vendait lition et de magie, s sortes de poisons, jus Les vices ; il on ou les faisait ex , afin de s'assurer re à la foi où aux

ut pour franimer , fut d'y rétablir ki autel, et celle enous dirons dans la n jeter comme les

bnonçait dans son

re, a seul le droit d'é-

y occupe gratuitement

Page 1