CULTE DIVIN
église, le dépérissement de la religion : il commença par en relever l'éclat et la pompe. Les autels étaient nus et sans décoration , plusieurs mêmes étaient mutilés , à demi brisés, ou trop incommodes pour y célébrer dignement l'adorable sacrifice : du consentement des marguilliers , il les fil démolir tous, même le maître-autel, et recon- ibn suire avec là décence convenable (1). Le pavé de l'é- historiques te 4. glise était inégal, il le fit remplacer par un autre, uniforme Er et régulier ; la sacristie $e trouvait dépourvue d'ornements,
bientôt elle en fut richement fournie. Les vases sacrés y
(2) Ibid, tu.
p. 647. LE p.
au service de cette vaste paroisse, el pour les messes 270.—Vie, par à à ss ñ \ M, de Bretonvilqui devaient y être célébrées à toute heure, elle ne pos giers,t.r.p. 505. — Par le père Giry, part, dre ch.
nus, ni les sollicitations et les démarches auprès des Ar ol d .0SCRUASSIE . erands de la paroisse, pour en augmenter Le nombre (2): 48.—1nn. De
nunicane,
étaient en si petit nombre , que, pour le clergé nécessaire
sédait que trois calices : il n'épargna ni ses propres reve-
et, en peu d'années , son église fut une des plus riches en mobilier de toutes celles de Paris. Iétablit, pour les messes
basses, une sacristie spéciale où tous les prêtres allaient (3) Vie de M. prendre leurs ornements (3), el voulut qu'ils n'allassent ORALE RS
(4)lbid.—Renu De : : FD : marques histori- ‘eau long (4) +. I régla qu'on ne laisserait jamais entrer ques.
A Can re < k es PT (5) Ibid. t. 1.
de laïques dans le chœur , pour quelque raison que ce fx, p. D17.—Calens drier historique , AL d de k 1778. p. 56.
lorsqu'ils viendraient pour quelque cérémonie extraor- (G)Hbid 1774 dinaire (5). IH régla aussi que le sacristain (6) et le clerc ee HUE
jamais à l'église qu'en surplis, où au moins en man-
exceplant seulement les princes et les princesses du sang ,
de l'œuvre seraient ecclésiastiques, et qu'on ne laisserait point porter Le surplis aux chantres qui ne seraient pas tonsurés.
Les pauvres, toujours en grand nombre dans une vaste
ï Celle coutuine a été constamment observée depuis au séminaire de Saint-Sulpice. Lorsque les ecclésiastiques de cette maison vont à l'église paroissiale pour les oflices ou pour les catéchismes , ils sont
loujours cn surplis ou en manteau long.
(f)Remarques historiques, t. 1.
M. Olier réwblit l'ofice canonial.
(2) Ibid, t. 1.
p. 159, 4. HE p. 408.—Culendrier historique , 1774. p. XXV.
— Vie, par M.
de Bretonvilliers, LE p. 471.
472 PARTIE If. LIV. Il, PAROISSE. — 1643.
paroisse , venaient en foule à l’église pour demander l'aumône , et ÿ occasionnaient un si grand tumulte, que beaucoup de fidèles , fatigués de leurs poursuites , allaient assister aux offices dans les églises des communautés du faubourg. Pour mettre fin à cet abus, M. Olier établit deux suisses, dont la fonction primitive fut d'écarter tous les mendiants. [ fit défense aux employés de la sacristie de rien demander après les baptèmes ; il dressa pour l'organiste, qui ne distinguait ni les jours ni les temps de l’année, un réglement conforme à l'usage Romain, alors observé dans le faubourg. Il en dressa un autre pour les sonneurs ; il s'occupa même des moyens de régler l'horloge de la paroisse, afin que les heures des offices ne rariassent plus; et, enfin, il dressa un réglement pour le fossoyeur, que personne jusqu'alors n'avait surveillé dans l'exercice de sa charge (1).
La majesté des offices divins se ressentait de la décadence de tout le reste : pour lui rendre son éclat, M. Olicr rétablit, dans son église, l'office canonial, et assigna des revenus pour cet objet (2). Une de ses plus douces peusées était que la plupart des prètres de sa communaute se répandaient dans la paroisse pour le salut du prochain, pendant que les autres , rassemblés dans le chœur de son église, offraient à Dieu, au nom de tout son clergé «t de son peuple, le sacrifice de louanges qui est dû sans cesse à la souveraine Majesté, S'étant occupé un jour de h fondation qu'il vènait de consommer pour procurer cs tribut de gloire à Dieu, il en écrivait ainsi à une personne de piété : « Maintenantäe viens de voir Le grand soin » qu'il faut preudre pour trouver de saints ecclésiastiques » qui résident au chœur continuellement, et chantentles » louanges de Notre-Seigneur; prisque,avee le secours que » nous à fourni la sainte providence, toutes le: Heures » canoniales y sont fCndées. On verra alors dans notre » église une image du paradis, où retentissent sans cesse
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