SUR LE GRAND NOMBRE DES ATHÉES SOUS LOUIS XII
NOTE 1.— Le grand nombre d'athées que renfermait la ville de Paris, sous Louis XII , est attesté surtout par un auteur contempo-
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ain , lePère Morsenne , de l'Ordre des Minimes , dans un ouvrage ÿ
dédié à l'archevêque de cette capitale , Jean-François de Gondy. Il
y rappelle au prélat que cette ville est encore plus salie par l'a-
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(1) Mersennr, théisme, que par la boue de ses rues , et qu'il n'est pas rare de ren- Quæs!. Genesim,
‘ x à ’ col. 471. 6741832, contrer, dans une seule maison, jusqu'à une douzaine de personnes et Epist. dedi-
| ; : a", | imbues de cette monstrueuse doctrine (1). Il nous apprend même que ‘ |
dès-lors, des impies ou athées, répandus dans plusieurs royaumes | d'Europe , avaient formé , contre la religion catholique , cette infer- ui nale conjuration, dont on a vu, dans ces derniers temps , les tristes et lamentables résultats ; et il fait remarquer que les athées de Genève
et ceux de Cracovie inondaient déjà l'univers de leurs ouvrages. Sed nec | 8 ; ; F s Ds re A1 lialia hoc malo libera est, cm Vaninum dixisse ferant, se cum 13 Nea- FER 4 De | . | (2) lbid.Queæst. ERRE DIRE polim discessisse, ut per totum orbem terraruma theismum propagarent : 1p= 3, cap.1, v. 4. col, RARE 4e | ; : . . 675. fie à sum verd Lutetiam sortitum fuisse (2). RS A
Il est vrai néanmoins que ce religieux crut devoir supprimer et
remplacer par deux cartons des détails si affligeants, soit qu'ils lui
parussent trop dangereux , dans ouvrage publié sous le pa-
tronage du premier pasteur du dioc® », ou qu'il craignit d'y avoir
trop enflé le nombre des athées. Mais il doit toujours demeurer
pour constant, que ce nombre était, en effet, très-grand à cette
époque , surtout à Paris, ne serait-il attesté que par ce célè-
bre religieux, en relation avec la plupart des savants de son
(S\Supplément | temps , dont il était devenu comme le centre , et principalement au bictionnaire wi de Bayle, par | ë
avec Descartes, qui lui fut uni jusqu'à sa mort d'une très-étroite ami- Chaufeprié, tn. art, Mersenne. il
tié (3). Les exemplaires où ces passages n’ont pas été retranchés, sont extrèmement rares. On a toutefois suppléé à cette lacune en les
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af) Mtevron Die donnant au public, dans divers ouvrages, spécialement dans le Suptoth, 4, XXXIM. sd / , p 148, 147.8. plément au Dictionnaire de Bayle , où ils sont rapportés en entier (1). liothèque Bri- .
Eye LA NL ÉTAT DÉPLORABLE DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. + 2 407 CyMmbalum muni, à R ’ x > Bonarentura NOTE 2. — Aux témoignages qu'on a rapportés sur l'état du fauesperriers,1112 . ; ! !
bourg Saint-Germain , lorsque M. Olier en prit la conduite en 1642, on peut encore ajouter les suivants. Une personne qui l'avait habité (2) Recueil sus: 1 fortyai “il tait alors k te de 1e à M: 1} Lentages, quelque temps, écrivait qu'il était alors la retraite des personnes perdues
1 Fa mere Gate et abandonnées au vice (2). M. de Bretonvilliers l'appelle Le cloaque d ‘Chet, Ms. p. 11.
oi? Vie de M, toutes les méchancetés de Paris, et une Babylone (3). Le Père Giry atteste \Olter, L.1p. 453.
FERA que c'était le lieu de retraite des libertins et de tous ceux qui vivaient dans xt) Part. 1. Ch. J'impureté et dans le désordre (4). Selon l'histoire de M. Bourdoise,
cette paroisse , la plus nombreuse de Paris, avait plus besoin qu'au- (5) Ms, in-folio. $ ” CRT TA liv.iv. chap.av, une autre d'un prompt secours (à) ; d'après M. Baudrand, elle était
un abîme de désordres : l'hérésie , l’impiété, le libertinäge et l'impureté 1 régnaient ; le penple y était dans la dernière ignorance de nos mystères et (6)Mémoire, p.
19, (7), Année Domainicaine.
de ses obligations (6) ; enfin, selon le père de Saint-Vincent, Donii-
nicain , des vices et le libertinage y régorgeaient de toutes parts (7).
SUR L'USAGE D'APPELER LES ENFANTS AU CATÉCHISME AU SON D'UNE CLOCHETTE.
NOTE 3.— Cet usage subsista long-temps à Saint-Sulpice ; au moins il y était encore en vigueur lorsque M. de Montiers de Mérinville , depuis évèque de Chartres , y catéchisait les enfants. Il parait que ses parents ne pouvaient lui pardonner d'avoir embrassé fs) L'esprit et l'état ecclésiastique, « et j'ai oui-dire, ajoute sou historien, que quand Frans deMon- Madame la duchesse d'Aumont le voyait appeler les enfants au ca- De un » téchisme avec une clochette , en passant devant ses fenêtres, elle
Chartres, ,in-12. , { ” ‘ 1765. p. Ne MIE, es refermait de dépit, pour ne pas le voir (8).