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de la Mortellerie, Dans sa tirent son esprit, et lorsleterre , il alla lui-môme is la miséricorde de Duc connaissait personne dans me assez âgé, qui forgeait à qui l'avait porté à venir, fort gravement : Ah! mon ue vous dites : peut-être , et qui est tel que je vousous mes pieds et m'ention qui augmente chaque étant prètre et religieux ; lez entrer, parce qu'une . Allez donc , sortez d'ici EU ne vous abandonne.
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DU SECOND LIVRE. h87
Le calviniste Benoît, dans l'Histoire de l'édit de Nantes, se plaint de ce que des gens de la lie du peuple , des merciers et des couteliers abandonnaient lers métiers pour aller prècher la controverse. Il oubliait apparemment que le Sauveur avait choisi, pour annoncer l'Evangile, des hommes de la lie du peuple et des gens de métiers. Mais il est faux que Clément et Beaumais aient abandonné les leurs. Au moins Clément ne laissait pas d'exercer encore le sien, malgré ses controverses, puisqu'il fut choisi, par les jurés des corps de métiers de Paris , pour porter la parole en leur nom au Roi et à la Reine , le 19 avril 1649, et qu'il est qualifié lui-même juré-coutelier. Dans sa harangue, qui a été imprimée , ils'exprime comme un homme qui vivait du travail de ses mains* « Le bonheur des pauvres artisans de Paris, dit-il à leurs » Majestés , dépend entièrement de vos présences , puisqu'elles nous » donnent le moyen de gagner notre vie (1). » Beaumais ne quitta pas non plus son négoce , tant qu'il demeura à Paris. « Il n'était pas » riche, dit Grandet , n'ayant pour tout bien que le revenu de son
» petit commerce,et une pension de quatre cents livres que lui faisait » le clergé. M. de Bretonvilliers , qui l’aimait beaucoup, lui donnait » à diner tous les dimanches, au séminaire de Saint-Sulpice , le fai
» sant mettre à table avec les ecclésiastiques (2). » Benoit ne peut P lui pardonner une émotion populaire , arrivée dans la ville de Blois, en 1645 , et qui pensa y ruiner le temple des Calvinistes (3). Muni de lantorité du Roi, Beaumais ailait dans les villes du royaume les plus infectées de l'hérésie , afin d'y réfuter les prèches des ministres les plus accrédités. Après les avoir écoutés , il invitait les auditeurs à venir en entendre la réfutation ; et, par l'efficacité de sa parole et la solidité de ses raisons , il convertit de quatre à cinq mille personnes , qui abjurèrent l'hérésie (4)
Clément mourut en 1654, avec la réputation la plus universelle de sainteté. On a gravé son portrait, où on lit cette inscription : Le bienheureux maître Jean Clément, le coutelier, extermäinateur des hérétiques, mort en 1654. Cette gravure se trouve au cabinet des estampes à la bibliothèque royale , à Paris ; elle est placée par erreur parmi les portraits des docteurs en théologie. Il est mème à remarquer que, dans la table alphabétique de ces portraits , insérée au 4e volume de la Bibliothèque historique de la France, on à pris le nom du métier, pour le nom propre de ce controversiste , et qu'il y est appelé Le Coustelier (5). Grandet est tombé dans la mème erreur (6). Par une semblable méprise , M, Symon de Doncourt a mis Beaumais au nombre
(1) Recueil de harangues,in-4v.
.(2) Grandet, Vies Ms. Ibid.— Vie de M. Bourdoise, Ms. in-fol.
(3) Histoire de V'Édit deNantes, re, part. liv. 1, t,
(4) Grandet, Vies Ms. — Vie
lonvillicrs.—Essai sur l'influence, L. 1. p. 22,
(5) Pag. 175.
(6) Vie Us. de M. de Bretonvit- AN LOL p.146 is.
eme etre nrenqunenegeepere: y
(1) Remarques historiques, t. 1.
(2) Vie de M, Olier, liv. iv. ch.
XI pe 466.
‘3 Alberlini de Eucharist. præfat. à David Blondel. Bayle, Diclionnaire,article, Aubertin.
des prêtres de la communauté de Saint-Sulpice (1) ; et M. Nagot en a fait de plus un gentilhomme (2).