‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 376 sur 489 · XIV. C'était le premier jeudi de chaque mois qu'elles s'as · texte numérisé non relu

XIV. C'était le premier jeudi de chaque mois qu'elles s'as

M. Olier dé- RP do de \ de termine les da- Semllaient, ordinairement l'après-midi, dans la salle du mes de Sa Pa- bresbvtère, où M. Olier présidait leur réuni \ A ma ms Re servir | esbytère, | Me Li prestnitieur réunion. Ce même elles-mêmes jour elles assistaient à ia messe du très-saint Sacrement, les malades. | ‘ pour obtenir /a grâce de se comporter courcgeuse- (1)Renrarques historiques, Lu.

p. 5. brasse (1); demande qui devait être d'autant plus agréa-

ment dans l'exercice de la charité qu'elles avaient em-

ble à Notre-Scigneur, qu'elle lui était adressée par des personnes nourries et élevées dans le luxe et la délica- Lesse, presque inséparables de l'opulence, Car la confrérie se composait des dames du faubourg Saint-Germain, du rang le plus distingué. L'une d'elles, madame Leschassier, de l’illustre famille de Miron, portait le dévouement jusqu'à faire elle-même les lits des pauvres, à préparer leur nourriture, et à emporter leurs vieux baillons, qu'elle avait encore la force de nettoyer dans quelque état qu'ils se trouvassent, et de racommoder de ses mains, Un jour que mademoiselle Leschassier , digne fille d'une telle mère, la vit sur le point de peigner une petite fille dont la tête était extraordinairement couverte de gale, elle voulut tirer l'enfant à elle pour lui rendre ce service ;

mais la mère, non moins admirable, s'efforça de la retenir

(2) Vic de if.

de Lantages, in- &, lit. 1.n.29. cédiez le meilleur (2).

en disant : N'est-il pas convenable, ma fille, que vous me

xv Malgré ce noble dévouement , les confréries de la Cha-

ne Olier éla- pité avaient peine à se soutenir; et ce fut pour les éta- DHL SU Sa pa- : $ a : à k

roisse les Filles blir d’une manière solide, que Louise de Marillac, veuve de la Charité.

Avis à ses ec— clésiastiques. tueuses filles, qui donnèrent commencement à la con-

Legras, essaya de faire assister les malades par de ver-

srégation des Filles de la Charité. On dit que M. Olier fut

le premier des curés de Paris qui les établit dans sa pa-

(3) Remarques roisse. Iles fixa d’abord rue du Pot-de-Fer, et les chargea historiques, Lo p. 07. 221. —

a 1e devaient porter à ceux-ci la nourriture, les médicaments, torique, 1774.14 | ' :

Ixxvi. et leur donner tous les autres secours nécessaires (3).

du soin des petits enfants et de la visite des malades ; elles

mois qu'elles s’asidi, dans la salle du r réunion. Ce même rés-saint Sacrement, porter courageusequ'elles avaient emd'autant plus agréauit adressée par des le luxe et la délicalence, Car la confrcurg Saint-Germain, s, madame Leschas-

portait le dévouedes pauvres, à préleurs vieux baillons, er dans quelque état oder de ses mains, er, digne fille d'une gner une petite fille L couverte de gale, 1i rendre ce service; s'efforça de la retenir na fille, que vous me

confréries de la Chace fut pour les étae de Marillac, veuve malades par de verencement à la condit que M. Olier fut s établit dans sa pale-Fer, et les chorgea te des malades ; elles re, les médicaments, rs nécessaires (3).

ZÈLE POUR PROCURER LA SAINTETÉ DES MOEURS. 505 Mais c'était à ses ecclésiastiques surtout, qu'il recomman-

dait de donner aux pauvres el aux maladesles témoignages

d'une sincère et généreuse charité, et de les traiter tou-

jours avec une grande douceur , comme étant les enfants

cheris de Dreu. « Lorsque nous sommes appelés au ser-

» vice des indigents, leur disait-il, supportons avec une

» charité à toute épreuve les incommodités qu'ils causent.

» Souvenons-nous que Notre-Seigneur a choisi les pauvres

» pour servir de témoignage à la divinité de sa mission,

» et pour en tirer la preuve la plus indubitable de la

» vérité de sa doctrine ; les plus soutfrants sont ses mem-

» bres plus particulièrement que les autres : ils ont donc (1) Vie de 1.

Olier, par M. de

» fection (1). » Mais cemme la charité doit être prudente Bretonvilliers.

» un droit de préférence à notre tendresse et à notre af-

et sagement ordonnée, M. Olier régla qu'aucun des confesseurs de la paroisse ne ferait jamais l’aumône à ses pénitents. « L'ordre était, dit M. du Ferrier, de dire » d'abord à ceux qui, dans le confessionnal, déploraient » leurs nécessités : Aimez-vous mieux vous confesser, ou

(2) Mémoires

» recevoir l’aumône? si je vous confesse , je ne puis vous x jr. du Ferrier,

» la donner (2). » p. 186.

Quelque sensible que fût M. Olier au sort des indi- XVL. Sonzèle pour

gents, il était encore plus touché des désordres que la qélivrer sa pa corruption des mœurs causait dans sa paroisse. Celui qui UE Nr l'affecta le plus fut la multitude des maisons qui ser- se vie. vaient de retraite aux femmes de mauvaise vie, et de rendez-vous aux libertins; parce qu'il n'en connaissait

point de plus désastreux, ni qui perdit un plus grand

nombre d’âmes. Il serait impossible de rapporter ici

tout ce qu'il entreprit pour délivrer son troupeau de cette

contagion. Tantôt il exhoriait ses paroissiens à ne pas

louer leurs maisons aux personnes vendues au liberti-

nage; et lorsque les conseils ne suflisaient pas, il le leur

défendait au nom du souverain juge, défense qu'il ac-

COMpagnait des menaces les plus terribles, et qu'il ap-

2€ part. n]

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