‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 377 sur 489 · RER. EE · texte numérisé non relu

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puyait des exemples les plus effrayants. Tantôt pour pro-

scrire les lieux de prostitution , aussi funestes à l'honneur

et à la prospérité des familles qu'au salut des âmes, il

réelamait l'appui que lui devaient les magistrats ; leur re-

présentant avec toute la vigueur que donne le zèle aposto-

lique , qu’à titre de protecteurs des lois , ils répondraient ;

(1) Vie de M7. AU tribunal de Dreu, des scandales publics qu'ils entre-

Fa ne de tiendraient par leur négligence, ou qu'ils autoriseraient

par l'impunité (1); et ses avis eurent souvent tout l'ef-

fet qu'il avait lieu d’en attendre. Une troupe de ces mal-

heureuses créatures s'étant logées près de l’église , et dans

une des rues les plus fréquentées de la paroisse , le désor-

dre était si grand , que tous ceux qui venaient par là aux

offices en étaient étrangement scandalisés. M. Olier s’en

(2) Remarques plaignit publiquement au prône , et ses paroles produisi-

historiques, t. x. : : à RTE .

p. 129. t. mi, p, lent une si forte impression, que le Bailli, voulant faire

. " ri cesser le scandale, chassa ces personnes du faubourg, et

ris, par Jaillot, Changea même le nom de cette rue pour abolir jusqu’au IS souvenir de leurs désordres (2).

nr ds: La punition ordinaire que ce magistrat leur infligeait,

Saint-Germain était une prison de quinze jours, au pain et à l'eau,

et AE Nc à moins qu'il n’y eût à leur charge des circonstances par-

ticulières ; et, dans ce cas, il les faisait comparaître à la

chambre du conseil du bailliage , pour y demander , à ge-

(3) Remarques NOUX ; pardon à Dieu, à l'Eglise et à la justice. D'autre-

no t I fois, il les condamnait à être fouettées publiquement , ou

même à être bannies du faubourg pour un certain nombre

d'années (3). Mais comme il en venait continuellement de

nouvelles pour s’y établir, voici, dit M. du Ferrier , le re-

mède qu'on trouva pour les éloigner de la paroisse.« Lors-

» qu'on savait qu'il y en était venu quelqu'une, ceux qui

» étaient chargés d'y veiller, écrivaient, dans un billet qu'on

» envoyail à M. le Bailli, le nom , la rue, la maison et la

» chambre de cette misérable ; et, dès le lendemain de

» grand matin, il allait s’en saisir, et l'emmenait dans ses

Tantôt pour pronestes à l'honneur salut des âmes, il agistrats ; leur renne le zèle aposto- ,ils répondraient ; ablics qu'ils entreu'ils autoriseraient souvent tout l'eftroupe de ces malde l’église , et dans paroisse , le désorvenaient par là aux lisés. M. Olier s’en xs paroles produisijailli, voulant faire es du faubourg, et our 4bolir jusqu'au

trat leur infligeait, i pain et à l'eau, s circonstances parait comparaître à la r y demander , à gela justice. D'autre- >s publiquement , ou » un certain nombre | continuellement de M. du Ferrier , le ree la paroisse.« Lorsuelqu'une, Ceux qui ,dans un billet qu'on rue , la maison et la dès le lendemain de l'emmenait dans ses

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