CULTE QUI DOIT ACCOMPAGNER LES EXPOSITIONS ET LES SALUTS
DU TRÈS-SAINT SACREMENT. cl
du
NOTE G. — M. Bourdoise, voyant que la discipline changeait tou- ol chanties saluts du saint Sacrement, ne crut pas devoir s’y opposer: a il était seulement attentif à en retrancher les abus. « Chose admira- de » ble, disait-il, quand on descend la châsse où sont les reliques de a
» sainte Geneviève, on commence dis la veille à dire les Vôpres » pontificalement : après Complies,on chante Matines et Laudes,ave: E) » Ja müme solennité : depuis onze heures jusqu'à minuit, on sonne » une petite cloche toute seule; c'est le dernier signal: tous les | » religieux, les pieds nus, entrent en même temps au chœur, L’abhi » et ses ministres montent dans l'enceinte de Fautel, et les religieux » dans le sanctuaire. On dit ensuite les sept Psaumes de la Péni-
» tence , les litanies et les oraisons, et après que le chœur à dit le
» Coufieor, l'abbé prononce labsolution, comme le jour des Cen-
» dres; el pendant que toutes les cloches sonnent, et qu'on chante
» un répons en l'honneur de la sainte, deux prêtres, revètus d'aubes,
» montent sur les colonnes où repose la châsse, pour la descendr
» coivent sur leurs épaules, et la portent sur la table qui est préparée
» pour cela à la chapelle de sainte Clotilde, On chante aussitôt li
Messe solenellement, tous les religieux y communient, excepté
celui qui doit dire la Messe pour ceux qui portent la chasse ; après
» Ia Messe, les religieux vont, selon l'ordre qui leur est marqué,
» réciter des psaumes devant la châsse, et demeurent ainsi à jeun,
» etles pieds nus, jusqu'à ee que la cérémonie soit achevée, et que
» Ja châsse soit remise en sa place.
« On ne peut pas douter que les reliques de sainte Geneviève ne
» méritent tous ces honneurs ;... mais il est encore plus certain que
» Notre-Scigneur,qui estau saint Sacrement de Pantel,en mérite bien :
» davantage, et qu'il faudrait à proportion faire beaucoup plus pou :
» exposer le saint Sacrement, que pour exposer la châsse de sainte j
» Geneviève... Pourquoi done expose-t-on si souvent, et avec si L
» peu de cérémonie , le corps de Notre-Seigneur ? — On le voit avec ;
» deux bouts de cierge, tantôt au grand autel, tantôt à la chapell
nts, diraient alors à voix
veniæ largitor, pour Îles
la paroisse (1).