‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 391 sur 489 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

PERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M. OLIER POUR L'OBLIGER D'ABANDONNER LA RÉFORME DE SA PAROISSE ET L'OEUVRE NAISSANTE DU SÉMINAIRE.

Au milieu des succès de son ministère, M. Olier nc laissait pas d'éprouver beaucoup de eontradietions. Pour établir le séminaire de Saint-Sulpice d'une manicre stable, il fallait que l'abbé de Saint-Germain Périgeàt en eommunauté, et que le Roi en confirmat ensuite l'érection par ses lettres patentes ; mais cet abbé s'étant laissé privenir contre le nouvel établissement (41), toutes les demarches que M. Olier avait pu faire, depuis l'année 1645, étaient restées infructueuses (2). Ces obstacles n'étonncrent point le serviteur de Dieu; dès son entrée dans hi cure de Saint-Sulpice, il avait eu une vue surnaturel des contradictions qu'il devait y essuyer. LE avait mème connu qu'avant que trois ans se fussent écoulés, il verait tout le monde se soulever contre lui, qu'il serait éhasse honteusement de son presbytère (3); et que toutefois cette violente persécution, au lieu de mettre obstacle à l'établissement du séminaire et à Ha réforme du faubourg, affermirait au contraire ces deux œuvres el en assurerai la stabilité.

Déjà il avait éprouvé comme les préludes de cette opposition, en voyant son zèle sans cesse traversé par des personnes puissantes. Pour arracher tant de seandales que causaient dans le faubourg lhérésie, Fimpiéte et le débordement des mœurs, il n'avait épargné ni recommandations, ni sollicitations, niinstantes prières, aupres

de ceux qui pouvaient l'aider de leur autorité. Mais pli

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