‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 410 sur 489 · M. OLIER PERMUTE SON ABBAYE POUR CELLE DE CERCANCEAU · texte numérisé non relu

M. OLIER PERMUTE SON ABBAYE POUR CELLE DE CERCANCEAU

NOTE 5. — Louis XEV approuva, le 95 janvicr 1646, la permutation que M. Olier fit de l'abbaye de Pébrac, pour celle de Cercanceau, et en demanda la confirmation au Pape (6), qui l’accorda sans doute peu après. Car, dans les actes de Marreau , notaire à Paris, M. Olier se trouve qualifié abbé de Cercanceau, le 24 novembre de la mème année, Dans un autre acte, du 24 mai 1647 (7), ilest appelé abbé des Cauteau, ce qui est visiblement une altération du mot Cercanceau, que l'on aura mal lu sur la minute qui servit pour la rédaction de cet acte. Gercanceau est composé des mots latins : sacra-cella, Si nous insistons sur cette permutation, c'est qu'elle à échappé aux auteurs du Gallia Christina ; ils n'ont pas seulement omis M. Olier dans leur liste fort incomplète des abbés de ce monas-

tère ; ils ont même supposé faussement que, avant la fin de l’année

(1) In-4o, t, 1, P. CXLVIN,

(2) Vie, re p.

chap. xvur,

(3) Année Doman. 12 seplembre, p. 424.

(4)Lagloiredu Tiers-Ordre de saint François, 2e part. ch. xxxI.

(5) Archives du Royaume, sect.

hist. Séminaire de S, Sulpice. M, 421,

(G' Archives du m nisière desaflaires élrangeres.Rome iv. pre-

mier mois de 1616,

(T)Archives du Royaume.

(1) Tom. 1. p.

(2) Page 5.

(5) Vie Ms. in- 40, (4) T1 p. 155.

{3 ) Recueil d'hommes illustres, in-40, L. v.

. 7. Ms. Bibliot.

azarine.

58h NOTES.

1640, M. Vialar possédait déjà cette abbaye et celle de Pébrac, et qu'ayant été nommé alors à l'évêché de Châlons, il se démit de celle de Cercanceau.

On a parlé aussi fort inexactement de l'époque à laquelle M. Olier se démit de l’abbaye de Pébrac. Dans la première édition du Gallia Christiana, on lit que M. Vialar en devint abbé, l'an 1640 (1), «t c'est la source d'où est venue la même erreur, dans la seconde édition de cet ouvrage. L'auteur de la Vie de M, Vialar, dont on conuait assez la liberté, a même inventé sur ce sujet un petit conte : « M. Vialar, dit-il (2), sut que quelques ecclésiastiques avaient

» entrepris plusieurs missions dans quelques-unes de nos provinces ;

» il se joignit à eux... Ce fut au milieu de ces courses apostoliques , » qu'on lui donna, en 1640, l'abbaye de Pébrac.…. Il n'avait point » sollicité ce bénétice, il ne accepta que par oléissance, lorsqu'il » lui fut donné. » Quelques auteurs ont avancé, sans plus de fondement, que M. Olier se démit de cette abbaye en 1642, avant d'accepter la eure de Saint-Sulpice. D'autres, qu'il la permuta avec cette cure ; c'est ce qu'assurent la mère Gauchet, dans son Recueil sur M. de Lantages, l'historien de M. Bourdoise (3), ainsi que Grandet, dans sa notice manuscrite sur M. Olier (4); et cette erreur a eu pour fondement la permutation de l’abbaye de Pébrac, en 1646, en faveur de M. Vialar, faite principalement pour satisfaire M. de Fiesque. Enfin, dom François Boudier, religieux Bénédictin, a imaginé un autre explication : il a écrit que M. Olier, après s'être démis de la cure de Saint-Sulpice, en 1652, ne garda d'autre bénéfice que l'abbaye de Pébrac {5).

La mémoire de M. Olier est encore en bénédiction dans le bourg de Pébrac : l'on y montre la chambre de l'abbaye qu'occupait le serviteur de Dieu, elle a été transformée en oratoire. Sur une petite tourelle, à Pentrée de la cour , on distingue ses armes : Ce qui semblerait indiquer qu'il fit construire cette tour , ou peut être aussi quelque partie voisine de l'édifice. Ce fut probablement avant l'établissement de Vaugirard ; car il cessa, dès lors, de porter les armes de sa famille, et ÿ substitua les monogrammes de Jésus, Marie, Joseph.

et celle de Pébrac, ct ns, il se démit de celle

ie à laquelle M. Olier ière édition du Gallia 6, l'an 1640 (1), «t *, dans la seconde édi- Vialar , dont on connait sujet un petit conte :

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