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à quoi elle ne manquait jamais ; de plus il lui défendit ic bal, comédie, el tout ce qui peut contribuer à la vanité , excepté ce que son mari exigeait d'elle absolument , comme Saint Augustin le marque à Udibie. Elle s’appliquait avec soin à la conduite de sa famille, et à l’instruction de ses domestiques , qui étaient pour la plupart Luthériens. Elle les conduisait elle-même, chaque dimanche, au catéchisme à {a paroisse, se plaçant au milien d'eux : ce qui leur devint si salutaire, qu'en moins de deux ans, il y en eut soixante qui firent leur abjuration +; et qu'enfin toutes ses demoiselles, ses pages et ses laquais, à l'exception d'un trèspetit nombre ,; embrassèrent la religion catholique. La Reine mère, qui estimait beaucoup madame de Rantzau, ne doutait pas que Dreu ne lui accordàt la conversion de son mari, comme la chose arriva en effet". De l'avis de son confesseur, elle s'appliqua même à la conversion des hérétiques, en quoi elle réussit avec un fruitadmirable., Elle était secondée par deux dames très-instruites, madame de Treuille, femme d'un capitaine des mousquetaires, et (1) Mémoires madame de la Rochejacquelein, à qui Dieu avait donné une
de M.du Ferrier, ’ . pi ‘ p. 201. 202. ” grâce particulière pour converür les Huguenots ++ (1).
ji ue » parlais des vertus et des libéralités de madame la dud'Aiguillon. Sa rie Fat A 7 haute piété, » chesse d’Aiguillon. Je puis dire que sa générosité et sa
« J'aurais une grande matière, dit M. du Ferrier, si je
+ On sait que les grands seigneurs de ce temps se faisaient gloire d'avoir un nomt 2 considérable de serviteurs. L'auteur de la Vie de la R. mère Gautron, parlant de madame de la Plesse, veuve du marquis » de Laval, rapporte qu’elle avait, « dans sa maison, jusqu’à cent (o- » inestiques , et que nul n'était oisif, presque tous travaillant pour le » Service des pauvres. » Liv, LE, p. 499.
+7 I parait que les Jansénistes s’efforcèrent d'attirer madame de
Rantzau à leur parti; mais n'ayant pu ébranler sa foi, et l'ayant
(s) Histoire de mème trouvée très-instruite sur les matières de la grâce, ils en
l'abbaye dePort- à À rene Royal, par Be- prirent occasion de faire de son érudition le sujet d'indécentes railsoigne, L. 1. p. :