‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 424 sur 489 · RS T LE PE NGSP · texte numérisé non relu

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XXHE.

Exemples de la marquise de Fénélon.

(2) Vie de la R, mère Madeleine Gautron, À, 1, p. II.

DD RG SRE ER PT DR CBS TT

(Lettres au.

de filivi, [LE 409,

NXIV.

Apue ron- SON SO RICE SOUS la direction de M. Olier,

(2) Leure «ut, du père de Saint-

Pé.- Attestations ?

aut. p.249. 250,

corps : tant est forte l'impression de la vraie piété «

sainteté que Dreu met dans les cœurs, Je vous en en-

voie une marque, qui est la copie d'une lettre qu'elle cer.

vait en pleine santé à son mari, où vous verrez comme

elle connaissait sa mort prochaine, dans une vue bien

sainte et bien chrétienne. Vous y remarquerez des ves- » tiges et des impressions de toutes les vertus, en un point » éminentet très-solide, C'estune joie à Saint-Sulpice, de » voir l'effet que les maximes et les pratiques de la pa- » roisse ont fait en son esprit dans si peu de temps, » étant reeues dans un fond de grâce admirable, et sui- » Vies d'une merveilleuse fidélité (D). »

Eafin, nous ne pouvons non plus nous empêcher de faire connaître une autre paroissienne, dont il sera souvent parlé dans cette vie, madame Claude de Sève, d'une illustre faunille de Paris, veuve de M. Fronson, secrétaire du cabinet, el mère du supérieur de Saint-Sulpice de ce nom. Elle avait eu pour directeur le père de Condren, qu'elle recevait quelquefois dans sa terre du Perray Avrès là mort de ce dernier, elle s'adressa au père de saint-Pé, prèétre de l'Orutoire, dont la vie à été donnée an publie, et Le pria de lui faire connaître un guide, qui pu la dédommager de la perte qu'elle venait de faire. C'était peu après que M. Olier eut pris possession de là cure de Saint-Sulpice, « Puisque Dreu vous a donné M. Olier pour » pasteur, lui répondit le père de Saint-Pé, ma pensée » est que vous vous adressiez à lui pour les besoins de » votre âme, Outre que c'est une dévotion solide de suivre > toujours, tant qu'on peut, ordre ordinaire de Dieu, ct de préférer les pasteurs aux autres : celui-ci est un tres grand serviteur de Dieu, et des pius zeélés disciples de notre très-bon Père; je ne doute point qu'il ne vous rende Jes chariies qui sont en son pouvoir, avec tn » soin très-partieulier, dès qu'il vous connaîtra (2). » La

confiance d'un juge si éclairé fut pleinement justifiée pur

e la vraie piété «1 ws. Je vous en enne lettre qu'elle cer:

vous verrez CO dans une vue bien narquerez des ves- Verius , ON UN point » à Saint-Sulpice, de pratiques de Lx pas si peu de temps, + admirable, et sui- »

s nous empêcher de , dont il sera souaude de Sève, d'une Tronson, secrétaire » Saint-Sulpice de ce le père de Condren, terre du Perray”.

S'adressa au pére de vie a été donnée an re un guide, qui put nait de faire. C'était session de Lx cure de donné M. Olier pour saint-Pé, ma pensée pour les besoins de otion solide de sure rdivaire de Dec, et . celui-ci est un tres us zelés disciples de e point quil ne vous 1 pouvoir, avec ul

1 connaitre (2). » La

inement justifiée pur

M, OLIER RECOMMANDI CÉLIBAT. 615

l'événement, M Glierayaut reconnu dans made Tronson une âme heureusement prévenue de la grâce, et douée des plus rares dispositions pour [a vertu, prit un soin particulier de sa perfection; elles lettres manuserites (D, que l'on conserve encore de lui, sont un témoignage aussi honorable à son zèle, qu'à la vertu de sa pénitente,

Ce zélé pasteur était fort opposé à la maxime, si unisersellement autorisée dans le monde, que là perfection n'est que pour les ecclésiastiques, où pour les personnes consacrées à Dieu par les vœux de religion; et, pensant qu'une erreur si pernicieuse ne pouvait avoir que l'esprit de ténèbres pour auteur, il ne cessa, pendant tout son ministère, où plutôt jusqu'à son dernier soupir, de la combattre et de la détruire (2), Fcngageaitles personnes qui n'éprouvaient pas d'attrait particulier pour Le mariage, ou pour la vie de communauté, à pratiquer néanmoins la sie parfaite au milieu du monde.Ce futile conseilqu'idonna, en 1646, à mademoiselle Leschassier, recherchée en mariage par plusieurs riches partis Il prévitdès-lorsles grands fruits que cette vierge prudente ferait dans le monde (3), et l'événement montra, avec la dernière évidence, que cette décision était venue d'en-haut (4). « La défiance de ses pro- » pres lumières, dit M. Leschassier , frere de celle dont

nous parlons, était en effet récompensée en lui par une

discrétion eLune prudence toutes célestes. De trois per-

sonnes qui avaient toutes un grand désir de servir Nctre-

Seigneur , et de se retirer du monde, il conseilla à lune

d'entrer en religion , a l'autre de se marier, et à la troi- ; sième de vivre dans le célibat sans sortir du monde. La

suite à fait voir que chacune ayant suivi son conseil, avait embrasse sa véritable vocation Co.»

M. Olier décida, entre autres, une vocation de cette dernicre espèce , qui fit beaucoup de bruit dans tout le reyaume, Le marquis de Portes, oncle maternel du due de Montmoreuci, décapité sous Louis XEEF, avait laissé en

(HLouresant, de M,Glicr, pag.

469 jusqu'a DU,

M, Olier ongage plusieurs personnes de qualité à vivre dans le célibat. Mie Leschas sicr,

(2) L'Esprit de M, Olier, LOU, p. 652,

(5 Peuitrecueil ou monoire Ms.

de la mère Ganchet, in, p.

(0 Vie de VW, Lœutiges, in-80, pe no et suir,

(51 Pie Hs, ce VA icr, par 1, Lesclassicr

, tu

KXVI.

Veau cciobre de La marquise de Portes. M.

Olier lui doune des conseils,

a Baie. pERÉ —. SU D CN

(1) Wie de Mme da duchesse de Montmorenci , supérieure de la Visitation... LA p. 89, 00, 96,

(2)Letresaut, de M, Olier, p.

(5) Viede Hme la duchesse de Montmorenci , tu p. 91. 92.

(4) Lettres aut.

de ZT, Olier, p.

mourant une fille unique, héritière de son nom et de ses

biens, Marie Félice de Budos , qui, dès l'âge de dix ans,

s'était consacrée à Dreu par le vœu de chasteté perpctuelie (1). Sa mère, mariée en secondes noces au duc de Saint-Simon, crut, lorsqu'elle eut connaissance de ce vœu, que sa fille voulait entrer en religion ; mais sachant bientot qu'elle était résolue à vivre dans le célibat au milieu du monde , elle en fut piquée au vif (2). En femme qui veu absolument faire réussir les projets de son ambition, elle Lraila ce vœu de puérilité; et, sous prétexte de calmer la conscience de sa fille, alors âgée seulement de seize ans, elle réunit un certain nombre de docteurs en théologie, qui usérent de toutes les subtilités de l'Ecole, pour persuader à la jeune personne qu'elle n'avait pas su ce qu'elle promellait, et que, par conséquent, ce vœu était nul. Mais comme mademoiselle de Portes n'avait pas moins de justesse que de solidité d'esprit, la conférence ne produisit pas sur elle l'effet qu'on avait cru pouvoir s'en promettre, Dans son dépit, la duchesse de Saint-Simon tint alors sa fille comme renfermée chez elle, espérant de la réduire par ce moyen. Cet événement eut un grand éclat, La duchesse de Montmorenci, retirée au monastère de la Visitation, à Moulins , se croyant obligée comme cousine et marraine de la jeune marquise de Portes, de la fortifier contre celle injuste persécution, s'adressa à M. Olier, et le pria de l'encourager à persévérer dans son généreux dessein et de l’assister de ses lumières (3). E parvint, en effet, malgré la vigilance de la duchesse de Saint-Simon, à con.muniquer, par lettres, avec mademoiselle de Portes, et lui marqua dans toutes les occasions difficiles la route qu'elle devait tenir, Sa mère, qui désirait lui faire embrasser l'état religieux (4), revint sur la validité du vœu, «t voulut réunir une seconde commission de docteurs ‘+ : ce

+ L'auteur de la Vie de madame de Montmorenci, t. 18. p. 90, sup-

e son nom et de ses les l'age de dix ans, de chasteté perpédes noces au duc de naissance de ce vœu, mais sachant bientôt célibat au milieu du En femme qui veu e son ambition, elle rétexte de calmer Ja ement de seize ans, cteurs en théologie, e l'Ecole, pour perwait pas su ce qu'elle ee vœu était nul. Mais it pas moins de jus- Wérence ne produisit voir s'en promettre, t-Simon tint alors sa espérant de la ré- Leutun grand éclat, ie au monastère de la ligée comme cousine

ortes, de la fortifier ressa à M. Olier, et dans son généreux »s (3). EE parvint, en sse de Saint-Simon, à emoiselle de Portes, ns difficiles la route irait lui faire embras-

\ validité du vœu, ct bn de docteurs + : ce

1orenci, À. LE, p. 90, sup-

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