GY
uet à bâti l'église de Mail incfusivement , àu -on , dans ses poches elqu'un de ses parois- L considère les sommes érité est que l'on con- ‘argent, exécutée par dit-on, la matière aux r, Mais le moyen qu'il
NOTES DU CINQUIÈME LE Rë. 627 imagina pour achever son église, fat principalement une loterie de piété, autorisée par le Roi, et dont le produit, après l'achèvement
de l'église de Saint-Sulpice, fut affecté aux nouvelles églises de
Sainte-Geneviève et de la Madeleine à Paris. Les Jansénistes , fort RORHEMAUE in »,— Nouvel-
sa loterie. L'abbé C rette a même sé 4 renne (68 ecclésiasli — sa | a oudrette a même composé un ouvrage enticr sous QUES, 1132 re 118.
le titre de Dissertation théologique sur les loteries (4), où il s'est efforcé 150: 1742: D 182:
irrités contre ME. Languet, ont déclamé pendant longtemps contre
de la faire passer pour une institution contraire à toutes les règles de l'équité et de la justice. D’après les calculs qu'il fait (2), la loterie
de Saint-Sulpice , qui existait alors depuis plus de vingt ans , rap-
(2) Dissert. p.
portait chaque année au moins deux cent-cinquante mille livres, et avait déjà produit, pour somme totale, cinq millions. Si M. Languct, en 1741, n'avait employé que cette dernière somme à un vaisseau
(3) Pag. 126.
:« A (4) Remarques dernière magnificence et orné de choses superflues (3), il faudrait AO PIQUEN LL | ART à re .. P196.—Histoire plutôt louer sa modération, puisque, chaque année , il consacrait à de Hénsiones par } i : , ST ne le card.de Bausl'entretien des membres vivants de Jésus-Christ un million d’au- get, t, 1 p. 59.—
aussi colossal , et que l'auteur cité blâme comme un bâtiment de la
NT ne s : : A Felier, ibid.
mônes, que sa charité et son zèle lui procuraient (4), et qu'on l’a vu : donner jusqu'à trente mille livres par année à des familles tombées î
dans l'indigence. Il est vrai que jamais homme ne fut plus habile et plus industrieux que lui à se procurer d'abondantes aumônes et des k (5) Remarques 2 “ AT , tsloriques, L. 1.
legs considérables (5) ; mais il faut remarquer aussi, que personne ne p, 196.
donna peut-être des exemples plus frappants de désintéressement et de charité. Une dame lui ayant fait un legs de plus de six cent
mille livres , il en prit seulement trente mille pour les pauvres et
céda le reste aux parents (6). On sait que, dans le temps de la cherté (6) Ibid. p.196.
du pain, en 1725, il vendit, pour soulager les pauvres, ses meubles, ses tableaux et d'autres eflets rares et curieux , qu'il avait amassés avec beaucoup de peine. El n'eut, depuis ce temps, que trois couverts d'argent, deux chaises de paille, point de tapisserie, et un simple lit de serge, qu'on ne fit que lui prèter pour l'empêcher de le donner aux pauvres. I fonda et soutint jusqu'à sa mort la maison de l'ENFANT- Jésus , destinée à élever de jeunes personnes de familles nobles, mais
indigentes +. Bien loin d'enrichir sa famille, il distribua jusqu'à son D l
+ Cette maïson fut supprimée au commencement de la révolution, et transformée en hospice pour les enfants malades. Elle a porté jusqu'à ces derniers
temps le nom d’Hospice de l'Enfant Jésus, qu’on y lisait gravé sur une table de marbre.
628 NOTES patrimoine, Généreux par caractère , il fit passer des sommes cons. dérables en Provence, durant la peste de Marseille, pour soulager
(1) Remarques | PASS rt ’ :
Maioriques, 0 1, COUX qui étaient affligés de ce fléau. Enfin , il refusa constamment
De 197, 198. 100,
l'évêché de Conscrans, celui de Poitiers , et plusieurs autres (1). fl faut remarquer encore que M. Languet avait parmi ses paroissions les hommes les plus opulents de l'Etat, plus obligés que personne at grand précepte de l'aumône ; et l'on ne cCoit pas être surpris que, pour les engager à remplir ce devoir de conscience , il ait usé de l'ascendant quelui donnaient sa vertu, son caractère , sa grande ré. putation , et que quelquefois aussi il ait employé à cette même fin les adresses de son esprit fécond en expédients , et ces réparties lines et délicates qui rendaient sa conversation si agréable.