SUR M. DE RENTI
NOTE 53. — Le baron de Renti l'un des plus saints personnages
de Renti, par le pere eo, queur (2). Le livre de limitation de Jésus-Christ, que son libraire le
de son siècle, était naturellement bouillant, prompt, altier, mo-
PA
"es 12, p.250, 154 5) tbid. p. 5. pressa de lire, le détrompa de toutes les illusions du monde (5). Dès-
lors il fut un modèle d'édification à la guerre et à la cour, aussi bien que dans l'intérieur de sa famille. Personne ne montrait plus de sigesse que lui dans les conseils de guerre, ni plus de résolution et de Gb AT courage au milieu des périls (4, Ayant un jour été provoqué en duel, il répondit que Drev et le Roi lui défendaient de repousser une injure par les armes, mais que si son adversaire l’attaquait à force ouverte, il le mettrait en état de s'en repentir. La chose arriva en effet de là sorte : le perfide agresseur fut blessé par M. de Renti qui le fit porter dans sa tente, lui prodigua toutes sortes de soins, et lui rendit son o Hbid, p. 19. épée (5). C'était un homme sans respect humain , incapable du moindre déguisement ; et quoiqu'il fat toujours uni à Du, il était néan- (6, did, p. 359. moins très-civil et plein de prévenance (6). I fut lun de ces fervents laïques que Dieu suscitait alors pour rallumer le zèle attiédi du clergé, Voyant la vie lâche et inutile des ecclésiastiques, il en avait
ne le cœur navré de douleur, et demandait ardemment à Du des hon- 7 Hbid, p. 5t6
: ‘mes apostoliques Il était mème comme le directeur d'un grand non- (8) dbid, pass, MES ipostoliques (7). mème comm g
bre d'ecclésiastiques et de séculiers (8). Il sut associer M. de Fénélon à tous les genres de bonnes œuvres auxquelles il se livrait lui-même: les séminaires, les associations pieuses, tous les projets utiles à la religion et à l'humanité obtenaient son appui et son concours. Les ca-
dholiques Angiais réfugiés en France, les captifs de Barbaric, les
asser des sommes consiarseille , pour soulager il refusa constamment t plusieurs autres (1). 1 ait parmi ses paroissions obligés que personne in it pas être surpris que, onscience , il ait usé de ‘aractère , Sa grande r6ployé à cette mème fin dients , et ces réparties on si agréable.
plus saints personnages t, prompt, altier, moist, que son libraire le sions du monde (5). Dèseet à la cour, aussi bien ne montrait plus de sii plus de résolution et de ur été provoqué en duel, t de repousser une injure ttaquait à force ouverte, ose arriva en effet de là . de Renti qui le fit porlc soins, et lui rendit son ain, incapable du moinni à Du, il était néan- ), fut l'un de ces ferallumer Le zèle attiédi du clésiastiques, il en avait emment à Dieu des honlirecteur d'un grand nont associer M. de Fénélon es il se livrait lui-même:
es projets utiles à la ret son concours. Les caaptifs de Barbarie, les
DU CINQUIÈME LIVRE. 529 Missions du Levant, l'Eglise du Canada trouvèrent en lui un protecteur actif et généreux. Ce fut surtout à Paris qu'il déploya tout l'héroisme de sa charité envers les indigents, les malades , les étrangers pauvres el les ouvriers, dont il s'était fait le nourricier, l'ami et le
frère (1).