‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 434 sur 489 · k Généalogies des Maîtres · texte numérisé non relu

k Généalogies des Maîtres

des re uètes, Ms. art.

ronson,

(8' Lettres aut.

de M. Olier, p.

(tu Vie de Mme da duchesse de Montmorenei, 1 up, ot,

2 Lettresaut, de M, Oher, p.

tra aussi ponctuelle aux exercices de la communauté, que la plus for. vente novice (1). Durant ce temps, elle continua d'écrire à M, Ojic

pour lui faire part de ses dispositions (2), Enfin , plusieurs religieuses de cette maison, se persuadant qu'elle était appelée à entrer dus leur institut, et la pressant de prendre un parti, elle s'en rapport, encore à la décision de M. Olier, qui la fixa par la réponse suivante, « Notre sœur ne doit et ne peut se déterminer avec la précipitation

» qu'on lui impose ; car quoique cette promptitude soit juste du côté

» des religieuses qui la demandent, conformément à leur règle, elle » ne l'est pas à l'égard de notre sœur, Elle ne peut se détermine » par elle-mème; et, par conséquent, puisque Dreu lui cache « » volonté, et la tient en balance, elle doit prendre le temps et le » loisir nécessaires pour la connaître. Quant aux marques de vov » tion, les raisons générales, tirées de la perfection de l'éx » religieux, ne suflisent pas pour l'embrasser, Autrement toute poi- » sonne qui voit ces raisons, serait obligée à y entrer, et il y aurait » vocation à la religion pour tout chrétien persuadé de la beauté ct » de la sainteté de l'Evangile, I faut quelque chose de plus que ces » raisons extérieures : c'est un mouvement que la bonté divine im- » prime à notre cœur, et par lequel elle nous persuade, et non » convainc d'entrer dans la religion , nous y excitant, nous y portant » avec paix et avec joie. Notre sœur n'a point l'expérience de S'ôtre » sentie appelée à céla par aucune puissante persuasion intérieure, » Elle n'a que ces raisons extérieures qui laissent l'âme sans vie, sins » joie, sans paix, ou plutôt, en quelque sorte, dans la tristesse et l'em- » barras. Au contraire, elle éprouve un désir intérieur qui la porte à » servir le prochain : son cœur vole quand elle pense à assister le » pauvres dans un hôpital. Elle se sentirait portée, par l'esprit inté- » rieur, à verser son sang, et à donner tout ce qu'elle a de biens, de » temps, de santé et de vie, pour gagner à Dev l'âme d'un seul dés » Hugucnots dont ses terres sont remplies. Elle à reçu de tout » temps une impression forte et un attrait eflicace pour le servic » des pauvres et du prochain, et s'y est mûme exercée avec une bé- » nédiction abondante, D'ailleurs, elle se souviendra qu'un de ses » moiils en faisant son vœu de virginité, était d'avoir par ce moyen » la liberté entière de servir les pauvres, et qu'elle n'avait aucune » vue de la religion, dont Dieu apparemment lui eut donné alors hi » pensée, s'il l'y eût appelée; tellement que la grande contestation de

" ses proches sur son vœu, venait de ce qu'elle ne voulait point êtn

munauté, que la plus for.

inua d'écrire à M, Oliu nfin , plusieurs religieuses it appelée à entrer duns parti, elle s'en rapports à par la réponse suivante, iner avec la précipitation nptitude soit juste du côté mément à leur règle, elle le ne peut se détermine isque Dieu lui cache & it prendre le temps et le aut aux marques de Voie e la perfection de lé ser. Autrement toute pere à yentrer, eLil y aurait \ persuadé de Ja beauté ot que chose de plus que ces t que la bonté divine im- * nous persuade, el nous s y excitant, nous ÿ portant joint l'expérience de s'être nte persuasion intérieure, laissent l'âme sans vie, sans te, dans la tristesse et l'emnsir intérieur qui la porte à delle pense à assister le Uportée, par l'esprit intéut ce qu'elle a de biens, de à Daeu l'âme d'un seul dés lies. Elle a reçu de toit il eflicace pour le servit ième exercée avec une bé- Le souviendra qu'un de ses était d'avoir par ce moyen et qu'elle n'avait aucune nent lui eut donné alors li e la grande contestation de

qu'elle ne voulait point el

» religieuse , et desirait demeurer dans l'état de virginité au milieu » du monde, » Elle remarque, il est vrai, qu'elle craint le siècle, qu'elle se con-

» nait, qu'elle se méfie d'elle-même , et autres choses semblables : » c'est un sujet de consolation, Dieu la préparant par là à opérer » son salut avec crainte, et à faire les œuvres de Jésus-Curisr en » esprit d'humilité ; ce qui est le grand principe de notre force et de » notre confiance, Enfin, dans le genre de vie qu'elle veut embrasser, » elle ne se désiste point du désir dese sacrifier totalement à Dre ; » elle ne se retire en elle de la clôture , que pour se conserver la » seule liberté de servir le prochain, dans les temps qui lui seront » prescrits par l'obéissance (1). »

Cette réponse fit renaitre la paix dans le cœur de ia marquise de Portes. Elle quitia la communauté de Moulins, pour travailler à établir le règne de Dieu dans ses terres des Cévennes, surtout à Térargues, Saint-Jean, Genouillac, Saint-Germain de Calberte. Elle établit à Térargues un monastère de la Visitation, afin qu'en qualité de fondatrice, elle pût, par une clôture volontaire, se conserver dans le calme et la paix (2). Elle joignait cependant aux exercices de la vie contemplative les œuvres du zèle pour la conversion des Huguenots, usant de toute son autorité pour affaiblir et pour éteindre , si elle l'eût pn, cette secte dans ses terres. Benoit, dans son Histoire de l'Edit de Nantes, se plaint vivement de mademoiselle de Portes , qu'il blâme d'avoir mis une garnison de cent arquebusiers dans unede ses seigneuries, qu'il appelle Taraux (probablement Térargues) , pour y faire cesser l'exercice de la religion prétendue réformée.Il était sans doute peu instruit de ce qui concernait son caractère et ses inclinations ; car il lui prête des motifs incompatibles avec ce que nous avons rapporté. Cette marquise, non encore mariée, dit-il, voulait pentêtre mériter un époux par des marques d'un zèle éclatant (5).

U paraît que les Jansénistes s'efforcèrent d'attirer à eux mademoiselle de Portes. Pour la prémunir contre la visite d’une dame fort dévouée au parti, M. Olier lui écrivit : « J'ai cru expédient de vous »* envoyer ce mot pour prévenir votre esprit, de peur que madame » de Luynes, qui va vous voir en passant, et qui est dans les embarras » des opinions, ne vous aille embrouiller l'esprit, et le tirer de la » netteté dans laquelle Notre-Seigneur l'avait mis; je prie ce bon mai- * tre de vous l'y conserver. » Cette prière n'était pas sans quelque fondement ; ear il semble qu'avant la bulle d'Innocent X, mademoi-

2° part. hi

(t)Lettres aut.

deu.Olier,p.165.

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