DES VERT'IS
nage miraculeuse de li traordinaire , Pan 1558, endirent, et y laissürent ue d'Alençon , le comte aussi des présents. Ce divers iniracles opérés le témoins, et qui firent ‘est-à-dire des nüracles; par le mot des vertus : on la trouve dans le Pensant bien que tous e récit, cet écrivain le »s gens de bien et filet
ajoute-t-il, ne me chan
Ni raconte que, dans une grande sécheresse qui désolait le
pays , une jeune fille étant venue , le second mardi du mois de mai 4338, pour parer de fleurs la statue de la sainte Vierge de
l'église d'Aubervilliers , elle vit cette statue comme toute baignée de sueur , malgré la chaleur qu’il faisait alors, et que tous les habitants , convoqués au son des cloches, ayant été témoins du prodige , il survint une pluie très-abondante qui fit renaître la joie dans tous les cœurs, et donna lieu à ce concours extraordinaire.
Bien qu’en ce temps il fit une chaleur extrême, Et qu'aux champs tout brûlât , jusqu'aux racines mème ; Mais la Vierge eut alors de son cher Fils le don De muer le temps chaud en pluies de saison (1).
(1/Théâtre des anliquilés de Paris, p. 1043.
Cet événement fut le prélude de plusieurs prodiges non moins extraordinaires, entre autres de la résurrection de deux enfants , opérée subitement en présence de h statue , et avec un concours de circonstances si particulières , qu’on ne saurait révoquer en doute ces miracles , dont l'un donna mème lieu à l'établissement de la confrérie des Mercicrs de Paris, qui existait dans celte église. I eût été difficile d’ajouter à la dévotion que les Parisiens conçurent depuis pour Notre-Dame-des-Vertus. En 1529 , toutes les paroisses de cette capitale s'y étant rendues simultanément en pélerinage , pour s'opposer aux progrès des nouveaux hérétiques ; l'on porta tant de torches et de flambeaux à cette procession , jue ceux qui étaient (2) dbid, 1055,
dans le voisinage de Montlhérÿ, crurent que Paris était en feu (2). À 5,
Pour avoir dans le bourg d'Aubervilliers un clergé nombreux , et satisfaire par ce moyen au concours des pélerins, en donna la cure de ce bourg aux prètres de l'Orwoire. On s’y rendait surtout les jours de fêtes et les samedis : le père Jean Garnier, savant Jésuite, y allait, tous les ans, à pied et à jeun ; Madame de Pollalion y venait, de Paris, , ï Si ; (3) Lebeuf, 16, nu-pieds , en pélerinage, mème Fhiver (5); sans parier encore de p. 279. 182. M. Alain de Solminihac et d'une foule d'autres saints personnages, Mais personne, peut-être , n'eut plus de dévotion que M. Olier à honorer la très-sainte Vierge dans ce lieu. Ge fut à Notre-Damedes-Vertus qu'il se retira, comme il a été dit, pour consulter Dev
(4) Ci-dessus,p,
avant de commencer l'établissement de Vaugirard (#, et, à son Ù V9 309,
exemple, le séminaire de Saint-Sulpice a toujours eu ce pélerinage en
vénération. M. de Bretonvilliers commençait ordinairement par là ses
(4) M.Bourhon, Vacances (1). On a dit que tous les ans, le mardi de la Pentecôte, le AA ENT séminaire de Saint-Sulpice s’y rendait en corps, en se joignant à la liers, p. 45.49. procession de la paroisse. On partait environ à trois heures du
matin ; lorsqu'on était arrivé à Notre-Dame-des-Vertus, l'on y
(2) Journal de à : à :
M. Tronson. 677. Chantait la grand'messe, et on revenait ensuite à Paris en proces-
fol.#1,versa.1679. x + 4 fol, FN RUE sion, en s'arrêtant à La Villette et à Saint-Lazare (2). On ignore
h PE le l'origine de cet usage. La paroisse de Saint-Sulpice se rendait en-
P.651. — Mémoi- on Svoti ‘6oli int- ine-du-Buiss del res de Feydeau, C0" » EN dévotion, à l’église de Saint-Antoine-du-Buisson, au-delà
Ms. in-40, p. 10. qu parc de Versailles (3'. Mais en 1689 , sous M. Baudrand , quatrième successeur de M. Olier , dans la cure de Saint-Sulpice, on supprima ces deux processions, à cause de quelques abus qui s'y étaient introduits. Le pélerinage de Sainte-Antoine-du-Buisson fut
transféré, à ce qu'il paraît , au petit Saint-Antoine, rue Saint-Antoine, (4) Remarques historiques, L. n.
PT ha Dr Grâce (4), puis à Notre-Dame-de-Paris, jusqu’en 1750, où cette pra-
P- 101. tique fut entièrement supprimée (5). La cessation de cet usage ne
à Paris ; et celui de Notre-Dame-des-Vertus, d'abord au Val-de-
dimivua point la dévotion du séminaire de Saint-Sulpice pour Notre- Dame-des-Vertus ; et encore aujourd'hui plusieurs ecclésiastiques de cette maison s'y rendent en pélerinage pendant les vacances.