DIC
tionnaire de la Maçonna (1). M. Olier lui présenta le plan de l'église;
ville deParis,par . ne ,
Hurtaut ee Va. Qle l'examina , et désira que l'une des chapelles les plus
gy,LAV.p.548. voisines de celle de la sainte Vierge, füt dédiée sous l'invo: cation de sainte Anne, sa patronne, et l’autre sous celle de saint Louis, patron du jeune Roi, et clle promit une somme considérable. Le duc d'Orléans, oncle du Roi, retin aussi pour lui une chapelle, et promit de donner chaque année dix mille livres jusqu'à l'entier achèvement des travaux. Le prince de Condé retint pareillement une ch-
(2) Remarques | que Ù historiques, t.u. pelle ; et cet exemple fut bientôt suivi par plusieurs 1.146. 147. : RE \
I illustres familles du faubourg Saint-Germain (2). IV. Mai sfonrnir aux frais ‘0e construceti à | Mais pour fournir aux frais de ces constructions, extre-
M. Olier ne P \ x , : L compte que sur mement dispendienses, M. Olier ne compta jamais sur ki le secours de ,. , : 4 Dieu pour con- faveur et la protection des grands; et il fut confirme on struire la DOU— cet abandon à la Providence, pat un act ideut singulier, À velle église.
qui fit sur lui Pimpression la plus profonde et Ha plis durable. Comme il désirait beaucoup de voir avanca pr'omptement la construction de ce nouveau temple, « qu'il aimait à visiter les travaux, lorsque a multituk de ses occupations pouvaient le lui permettre , il remarqu que les ouvriers avaient creusé un puits, dont l'eau leur était nécessaire. Ce puits était à fleur de terre et sans mu d'appui : voulant en examiner la profondeur, M. Oliu s’approcha du bord , et apercevant un pieu jeté au tr vers, et vers le milieu de ce puits , il mit un pied sur cel } pièce de bois, pour s'avancer par ce moyen, et juger de la hauteur de l’eau. Mais à peine y eut-il appuyé le piel que le pieu, quittant sa place , roula sur lui-même jusqu
qu'elle eut prié Drrc autel, elle fut reconde l'église, et de là, é pour l'autel princilisposé pour la cérépierre , qui était revéncesse la posa et li à le plan de l'église :
des chapelles les plus | fût dédiée sous l'invoet l'autre sous celle de clle promit une somme oncle du Roi, rein mit de donner chaque achèvement des trapareillement une chôt suivi par plusieurs -Germain (2).
es constructions, EXtré-
e compta jamais sur hi cet itfut confirme kon
ue 2: 2 un accident SHIQUIET,
us profonde el plis coup de voir avant ce nouveau temple, e , lorsque la multitude permettre , il remarqu mn puits, dont l'eau lei leur de terre et Sans Mi a profondeur, M. lit ant un pieu jeté au li
il mit un pied sur cell
w ce moyen, et juger il y eut-il appuyé le piel, ula sur lui-même jusqu
l'autre bord , tandis que M. Olier demeurait comme sus-
pendu, au grand étonnement de toutes les personnes qui
étaient là présentes. Dans un accident si périlleux, et où
il était si naturel de ne penser qu'au danger, il ne fit point
paraître là moindre émotion ; et, au lieu de ces mouvements
involontaires dont on ne peut guère se défendre en pa-
reille rencontre, il ne fut occupé intérieurement que de
cette pensée : « Ainsi esttrompeur l'appui des créatures :
» celui qui met son assurance en elles, n'y trouvera que
» faiblesse et fragilité. » Cette protection visible de Dieu
sembla avoir renouvelé sa confiance, et quoique jusqu'a-
lors il n’eût jamais compté sur les hommes , depuis ce mo-
ment, il n’y fit aucune espèce de fond. « Il n'y a que Dreu
» seul, disait-il, qui puisse faire ses œuvres, qui ait la
» puissance de les conserver et de les soutenir ; l'homme (1) Viede M. , , , . Olier, par M. de
» n'est qu'un sable mouvant , sur lequel on ne peut bâtir preronvitliers, t.
» qu'un édifice ruineux (1) ». nr, p. 40. 14, Après que M. Olier eut jeté les fondements du chœur Y.
de la nouvelle église, il voulut commencer les construc- Des DURE Eat
contraintde sustions par la chapelle de la sainte Vierge , comme pour en HT es offrir les prémices à cette auguste Reine, et mettre ces im- diet les re menses travaux sous sa protection. On ne rapportera pas a A ta ici tout ce que son zèle lui inspira pour accélérer ce grand ouvrage. [l'aurait eu sans doute la consolation d'en élever une partie considérable avant sa mort, sans les troubles politiques dont la capitale fut le théâtre, et qui réduisirent le peuple à la plus affreuse extrémité. Malgré ses soins et son zèle, il ne put qu'achever les murs de la chapelle de la sainte Vierge, qui,l'annéc de sa mort,étaient a élevés à la hauteur qu'ils ont maintenant (2). M. Languet 10. 11. 16.198, de Gergy , sixième successeur de M. Olier dans la cure de Saint-Sulpice, eut le bonheur d'y mettre la dernière muin. Plein de confiance en Dieu et en la protection des patrons de sa paroisse, il répandit parmi ses paroissiens une estampe, où l'on voyait dans le fond, le chœur