‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 462 sur 489 · REG · texte numérisé non relu

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de la nouvelle église (car il n’y avait alors que cette partie de bâtie ) , et sur le premier plan, saint Sulpice revêtu des ornements pontificaux, et à côté M. Olier en étolé pasto-

(1) Hd pe ale ; au-dessous , on lisait une allocution en vers , que LD. U4, let . + , , . ! CP ler, Dictionnaire, Saint Sulpice était censé adresser aux paroissiens, pour

article Languet, à d 4 \! 4 PAGE , . : AG :

(2) Sermonsde 1e8 engager à contribuer à la continuation de cet édifice, Le Pin, Ce moyen réussit au-delà de ce qu'on pouvait en attendre ; ibid, p.229.953. ; | 3

235. 236.—he- quoique M. Languet n'eût que cent écus en caisse, lorsmarq. histori= os: ! sound , ve ! » f ques, tu. p. JU il reprit lés travaux (1), l'ouvrage néanmoins ne fut 4 C2 à . . L 1

950. 951. 955. jamais interrompu faute de secours, et l'achèvement de

940. bn à ce vaste monument, par les soins d’un seul homme, a passé avec raison pour une sorte de miracle (2) *.

ME M. Olier, prévoyant cependant que ce bâtiment ne pou-

Établissement Fa rs k RER de la succursa- Vait être achevé qu'après bien des années, sollicita l'érec-

és ‘SaiMe— \jon d'une nouvelle église dans le faubourg. L'abbé de (3)4rchives du Saint-Germain accueillit sa demande, et par ses lettres pa-

Royaume, section A ,

historig.L.1224. tentes de 1647, approuva la création d'une nouvelle

liasse 38. p.383. i é à f ee à à paroisse, sous le titre de Saint-Maur , dans le Pré-aux- 2. (Pi er Clercs (3) : onappellait ainsi l’espace qui est entre les rues } FVan de la " ; * ATPe :

paroisse Saint - de Vérneuil et de Bourbôn, et qui s'étend le long de la Sulpice, gravéen ç: A A NT 1696. Yrehres Seine vers l'hôtel des Invalides (4). Mais les marguilliers du Royaume. — et les parvissiens de Saint-Sulpice, ayant prié l'abbé d'é- Remarques his— : : : .

briçues, tn, riger, au lieu d'une paroisse nouvelle, une simple succur- ). 654. s$ és ARS " cl ë (8) Archives du sale, qu'ils s’obligeaient de bâti: à leurs frais , l'abhc Royaume, L. qétermina la ruc de Bourbon pour y fixer la nouvelle suc- 12926.—Juridic- | ie : ; tion , folio 73. cursale , dans une maison qui fut transformée en chapelle, verso. 76.

et bénie solennellement le jour de la Purification 1648 (5. (6) Vie de M. Dès ce moment on commença à la désigner sous le nom de Lantayes, lis, de Sainte-Anne, ou de Petite Paroisse. M. Olier y en- LRXXND.45. Voya d'abord des ecclésiastiques pour y prêcher (6), confesser et faire le catéchisme ; ensuite, il y en établit d'une manière fixe, pour le service de ce quartier, et forma ainsi une seconde communauté. Mais ayant bientôt remarqué que cette séparation contribuait peu at

salut des âmes , et que d'ailleurs la ferveur de ces et-

lors que cette partie t Sulpice revêtu des

lier en étolé pastoution en vers , que paroissiens, pour tion de cet édifice, ouvait en attendre ; ‘us en caisse, lorse néanmoins ne fut et l'achèvement de seul homme, à passé OM ce bâtiment ne pouiées , sollicita l'érecubourg. L'abbé de et par ses lettres pation d'une nouvelle ur, dans le Pré-auxqui est entre les rues 'étend le long de là Mais les marguilliers yant prié l'abbé d'é- >, une simple succur- \ leurs frais , l'abhc fixer la nouvelle sucisformée en chapelle, Purification 1648 (5.

désigner sous le nom oisse. M. Olier y enour y précher (6), nsuite, il y en établit ‘e de ce quartier, el ué. Mais ayant bien ) contribuait peu at a ferveur de ces tt-

M. OLIER PERFECTIONNE LES AMES. 593 clésiastiques , ainsi isolés de leurs confrères, n'avait plus le même aliment , il les fit rentrer dans la communauté de la paroisse, et se contenta d'en envoyer plusieurs,

; | : oe (1)Remarques pour instruire les fidèles et leur administrer les sacre- pistoriques, t. 1. ments (1). p. 88. 89.

Les obstacles qui retardèrent la construction de l’église VIL., M.Oliers'apde Saint-Sulpice ne ralentirent point l’ardeur de M. Olier plique à perfecà édifier les temples vivants. Délivré de la persécution qu: RS nous avons racontée, il profita de la paix dont il jouissait, Re Me. is et de la confiance universelle qu'on lui témoignait dans sa M. Olier, par M. paroisse, pour rétablir le bon ordre partout, et conduire ER à à une solide perfection les âmes choisies que Dieu lui Sd AS adressait en grand nombre (2). Jamais pasteur ne montra par M. de Bre- , ue ; < tonvilliers, t. HE.

plus de zèle et de vrai dévouement dans l'exercice de sa p, 507, charge. Considérant comme ses maîtres tous ceux qui avaient recours à sa charité, il quittait tout pour les écouter , les recevait avec un respect mêlé d'humilité et de religion ; et, quelle que tüt leur condition, il les servait avec une cordialité parfaite. Il ne pouvait même se résoudre à renvoyer certaines personnes, qui le venaient voir sans autre dessein que de se satisfaire elles-mêmes, et lui faisaient perdre ainsi beaucoup de temps. Jamais ii ne les quittait le premier ; il les entretenait, au contraire, aussi long-temps qu'elles le désiraient; et,nonobstant ses grandes occupations , il n'éprouvait pas, dans ces conversations prolongées , le moindre mouvement d'impatience : tant il avait acquis d'empire sur lui-même. Dans plusieurs circonstances , Dieu se plut à bénir visiblement la conduite si douce et si indulgente de ce bon pasteur : car des hommes engagés dans le péché, venant lui rendre visite par pure bienséance, se trouvaient convertis et gagnés à Dir, après la conversation, quoique elle eût roulé sur des matières souvent indifférentes, I était quelquefois accablé du grand nombre de personnes qui venaient le visiter ou le consulter ; et lorsqu’à la fin du jour, ses confrères ,

le voyant tout épuisé de fatigue, lui proposaient d'en renvoyer quelques-unes au lendemain : « Le temps n’est pas » à nous, répondait-il, il appartient à Jésus-Curisr. H » faut en employer tous les moments selon ses ordres, et » puisque sa divine providence permet que ces personnes viennent maintenant à nous, bien loir de les refuser, nous devons, par hommage et par soumission à cette providence adorable, les recevoir avec joie el avec amour. »

SE .. Cet empressement à servir le prochain était, dans son empres A M. Olier, la marque d’une charité si éminente , que M. de rèts de tout le Maupas à cru devoir en faire mention dans l’oraison funé- PIRE bre de saint Vincent de Paul, et rendre à Fun et à Fautre ce beau témoignage : « Je n'ai jamais rien vu de pareil à feu M. l'abbé Olier et feu M. Vincent... Étant surchargés d'affaires, et toutes affaires importantes à la gloire de Dreu, sitôt que l’on demandait leur secours, vous eussiez dit que toutes les affaires cessaient, et qu'ils n'avaient plus rien à faire, sinon de consoler votre cœur affligé. Avez-vous quelque peine extraordinaire ou d’esprit ou de corps? Adressez-vous à M. Vincent, ou à M. l'abbé Olier , et je dirai de l'un et de l'autre, ce que saint Anselme et Théophylacte disaient de saint Paul : Patitur suas, et simul aliorum infirmitates tolerat

et solatur : tolerat infirmitates singulorum , et simul de communi salute et de tofs orbe sollicitus est. 1] souffre ses peines, et en méare temps il a soin de soulager celles de tout le monde. Combien de fois a-t-on dit, en sortant de leur conversation : Nonne cor nostrum ardens erat in nobis, dum loqueretur in via ? Conbien de fois a-t-on dit, en adorant l'infinie bonté de notre

Dieu! 0 , que le cœur de Drru est bon! 6, que le

cœur de Dieu est aimable, puisqu'il a sormé de si bons 1Oraison fu- + > * € in par ne courages, puisqu'il a logé de si bons cœurs dans la

Maupas, p.55. , poitrine des hommes (4)! »

oposaient d'en ren- 2e temps n'est pas à Jésus-Cnrisr. | clon ses ordres, et que ces personnes ir de les refuser, soumission à cette avec joie el avec

hain était, dans rinente , que M. de ans l’oraison func- » à lun et à Fautre en vu de pareil à ‘ent. Étant surs importantes à la idait leur secours, cessaient, et qu'ils onsoler votre cœur "aordinaire ou d’es- M. Vincent, ou à de l'autre, ce que ent de saint Paul :

firmitates tolerat julorum , et simul e sollicitus est. Il ila soin de soulaà de fois a-1-on dit, ne cor nostriun ur in via ? Conlinie bonté de notre st bon! Ô, que le &sormé de si bons ns cœurs dans la

IL ÉTABLIT LA COMPAGNIE DE LA PASSION. 95 Ce fut cette charité vraiment pastorale qui attira sur le ministère de M. Olier les plus abondantes bénédictions.

Lespersonnes de condition

embrassent Ja

On vit des magistrats, des seigneurs, des dames de la plus haute qualité, s'appliquer tous les jours à l’oraison mentale , à la lecture spirituelle, et adopter l'usage des exercices les plus édifiants, sans toutefois que les devoirs propres de chaque condition en souffrissent le moindre préjudice , et qu'une dévotion mal entendue donnàt lieu de décrier la piété, ILexhorta, avec le même succès, un grand nombre de ses paroissiens à suivre un réglement de vie, qu'il traça pour eux , et leur assigna certaines heures, soit pour de pieuses lectures, soit pour visiter le très-saint Sacrement, soit pour aller assister les pauvres , les malades et les prisonniers. 1 recommandait à tous Iles maîtres, de veiller fidèlement sur la conduite et sur les mœurs de leurs domestiques, de respecter et de faire respecter, par leur exemple, les lois de l'Eglise, en particulier, celles du jeûne, de l’abstinence, de la sanctification des dimanches et des fêtes; menaçant des plus grands malheurs ceux qui,non contents de les transgresser, les faisaient ou les laissaient u'ansgresser par les autres. [exhortait les pères de famille, surtout les riches et les grands , à régler leur maison , leur table, leur ameublement, toute leur dépense, en un mot, selon les lois de la modestie chrétienne, etde la sobriété évangélique; à pacifier les différends; à racheter leurs péchés par des aumônes proportionnées à leurs facultés ; à remplir fidèlement et les devoirs communs à tous les chrétiens, et ceux qui étaient propres de leur état; à sanctifier entin toutes leurs journées par le bon usage d’un temps dont ils devaient rendre un jour à Dieu un compte sévère (1). Mais pour accréditer hautement la piété, il conçut le projet d’une association composée de gentilshommes, qui, en travaillant à leur propre sanctification, se proposassent de contribuer à celle de toute la noblesse , selcn les moyens que Dieu leur en donnerait, comme aussi d'em-

pratique des

exercices de piété,

(1) Vie Ms. de M. Olier, par M.

Leschassier , p.

292.— Vie du mé me, par MT. de Bretonvilliers.— — Par le père Giru, part. dre ch.

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