CONVERSION D'UN GENTILHOMME
» par là à conserver long-temps la victime. Si vous vous
» immolez vous-même en esprit, si le glaive spirituel vous { Ÿ :1 % v x , + à s .
» égorge, si l'amour vous consomme à sa gloire, Dreu
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» ne sera pas obligé de vous mortifier extérieure = deW, Glier que.
ent CPS
» ment (LD). » 405. 407, Le trait suivantmontreavec quel zèle ces gentilshommes . XIV. | ercaient le genre d': : di sr ! Confession et À exerçaient 1e genre d'apostolat auquel ils s'étaient voués. conversion ino- F H H inde d° al L'un d'eux raconte ainsi une conversion inopiné :, Pinée d'un gen- | une conversion inopinée dont il ihomme. 1 fut l'instrument. « Comme je venais un jour en mon parti- 4 à
» culier chez M. Olier, je rencontrai, sur le Pout-Neuf, un
» gentilhomme de mes plus familiers amis. Sans lui dire À » où je voulais le mener, je fis arrêter son carrosse, et le !
» priai de monter dans le mien. Mais lorsque la portière
» fut levée , je ni déclarai en riant, que je le conduisais » chez M.Olier, afin qu'il tint la parole, qu'il lui avait don- » née depuis long-temps , d'aller le voir. Sur cela, il fit
» tous les efforts imaginables pour remettre cette visite
» A un autre jour, feignant même de vouloir se jeter hors » du carrosse ; mais je le fis aller si vite qu'il ne put en » sortir, À mesure que nous approchions du séminaire, ses
» résistances devenaient moins vives. Enfin je l’'amenai » dans la chambre de M. Olier, et je commençai à voir » les effets salutaires de ce lieu sur mon ami. M. Olier con- » fessait dans ce moment un commandeur de l'ordre du » Saint-Esprit, homme de grande vertu. Nous l'attendi-
» mes assez long-temps, ettümes, durant cet intervalle, » un bon livre qui était à +. M. Olier nous trouvant sur » cette lecture au sortir de sa chapelle, je lui présentai »* mon ami, qui fut si saisi de respect en sa présence , que » M. Olier crut à sa posture toute contrite qu'il venait aussi se confesser, De sorte qu'il !* mena sur-le-champ dans |
+ Saint Charles Borromée avait aussi la pratique de mettre de
bons livres dans ses antichambres, afin d'occuper utilement et sain--
tement les personnes qui attendaient le moment de lui parler.
2° part.
serre
Grace de M.
Olier pour gagner à DiEules grands et les
hommes de
guerre. Son portrait.
» sachapelle, sans songer à lui faire d'autre eompliment,que de le faire passer devant lui, Lorsqu'ils furent entres, M. Olier. se mit à genoux, et mon ami en fit autant de son côté , après quoi, persuadé toujours qu'il voulait se confesser, M. Olier s'assit sur un siége pr 4 lui, et dit les prières usitées avant la confession. Illes récita
» avec un si grand recueillement, quil ne s'apereut pas
, de l'embarras où était mou ami. De sorte qu'ils entrèrent
* en matière, comme si c'eûtété la chose du monde la plus
» concertée, Elle eut en effet un succès incroyable. Pour
» moi,qui ne savais rien de cette confession, j'attendais cet
» tmi, que M. Olier m'avait comme ôté d'entre cs mains,
» ét jene pouvais même comprendre commentil demeurait
» Si long-temps avec lui, après avoir eu tant de peine à
» Le venir voir. Enfin je vis sortir M. Olier pleinement sa-
» Lisfait de la dévotion de son pénitent, puis celui-ci, rem-
» pli de joie du grand succès d'une confession si inopinée,
» Je l'abordai, lui demandant la cause de ce grand re-
» tardement, et me plaignis de ce qu'il avait refusé de me
» faire part des bonnes choses que lui disait M. Olier. {me
» répondit d'abord en poussant un grand soupir; puis, avec
» le sentiment d'une joie extraordinaire, il me dit : « Je n'a
» vais nullement la pensée de faire une confession, et
» néanmoins je ne me suis jamais si bien confessé de mu
» vie. Là-dessus il me raconta les circonstances que je
» vieus d'exposer, et dont il était lui-même aussi étonné
» que moi. Nous en rîmes beaucoup l'un et l'autre ; et, à
» quelque temps de là, n'ayant pu nous empêcher de ra-
» couter le fait à M. Olier lui-même, il rit beaucoup du
» pénitent, et se moqua bien plus encore du confesseur.
» Cette aventure singulière ne laissa pas d'être un coup de
» grace pour mon ami, qui, depuis ce jour, me l'a répéié » SOUVENT. »
Le gentilhomme qui rapporte ce trait, fait cette réflexion
parlant de lui-même. « Dès le commencement que j'eus
tre compliment,que dils furent entres.
ni en fit autant de urs qu'il voulait se iége pr lui ot ssion, Îles récits [ne Ss'aperçut pas rte qu'ils entréren se du monde la plus s incroyable. Pour sion, j'attendais cet e d'entre les mains, minentil demeurait eu ant de peine à lier pleinement sapuis celui-ci, remnfession si inopince, e de ce grand reavait refusé de me isait M. Olier. {line d soupir ; puis, avec , me dit: «Je n'a une confession, c{ ien Confessé de ma irCOnstanCes que je même aussi étonne un et l'autre; et, à IS empêcher de rail rit beaucoup du re du confesseur s d'etre du Coup de
jour, me l'a répéic
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