‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 468 sur 489 · PORTRAIT DE M, OLIER · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE M, OLIER

» l'honneur de connaître M. l'abbé Olier , je remarquai en

» lui une grâce extraordinaire pour attirer à Dieu les hom-

» mes de notre profession, Lui eu ayant amené plusieurs

. dans diverses circonstances, ils sont Loujours sortis d’au-

» près de lui extraordinairement touchés, entre autres

» l'un de mes amis, qui s'est acquis beaucoup de mérite à

» l'armée et à la cour, et qui concut une très-profonde es (1) Atetations l'arme , | Ç C Ù aut, touchant MT,

» time pour ce grand serviteur de Dieu (4). » En effet,nous Ofier, p. 149. f

pouvons remarquer ici, que, voulant se servir de M. Olier

pour attirer les grands à son service, Dirt ne l'a-

vait pas seulement pourvu des dons surnaturels néces- |

saires pour éclairer et toucher Les âmes ; il lui avait douné,

comme pour préparer les voies à la grâce , les qualités ex.

tcrieures les plus propres à gagner les cœurs. M. Bau-

drand, son quatrième successeur dans la cure de Saint-

Sulpice, nous à tracé son portrait en ces Lermes : « [était

» d'une taille médiocre, avaitle port libre, dégagé, avan-

» tageux; Sa complexion était sanguine, délicate , quoique forte et robuste, S'il ne l'eût altérée par ses jeûnes, ses

» longues veilles et ses rigoureuses pénitences. Son teint

» était blanc, mêlé de vermeil, son visage plein, son

» nez aquilin, son front large et serein. avait les yeux » vifs , remplis d'un feu doux et engageant, la physiono- » mie fine, la bouche d'une grandeur médiocre , les lèvres

» vermeilles, la voix belle, argentine, flexible ; la pronon-

» ciation libre, insinuante; le geste naturel el dévot, sou- » tenu d'une éloquence mâle , élevée, et si heureuse que, » Sur-le-champ,sans étude, il ravissait les espritset enlevait

» les cœurs. Enfin ilavait le visage beau, agréable et bien

» proportionné, accompagné d'un air rempli de tant de

» grâce, de majesté et de modestie, qu'il était impossi-

k Ne (2) Mémoir. de ble de l'approcher, sans en concevoir de l'estime et du Li Baudrend,p. QUE ©

A à ) sut (6 A »

respect, et sans en être élevé à Dieu (2) +.

+ « M. Olicr, ajoute ME, Baudrand, avait l'esprit vif, bouillant, pé-

Fe

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