PORTRAIT DE M, OLIER
» l'honneur de connaître M. l'abbé Olier , je remarquai en
» lui une grâce extraordinaire pour attirer à Dieu les hom-
» mes de notre profession, Lui eu ayant amené plusieurs
. dans diverses circonstances, ils sont Loujours sortis d’au-
» près de lui extraordinairement touchés, entre autres
» l'un de mes amis, qui s'est acquis beaucoup de mérite à
» l'armée et à la cour, et qui concut une très-profonde es (1) Atetations l'arme , | Ç C Ù aut, touchant MT,
» time pour ce grand serviteur de Dieu (4). » En effet,nous Ofier, p. 149. f
pouvons remarquer ici, que, voulant se servir de M. Olier
pour attirer les grands à son service, Dirt ne l'a-
vait pas seulement pourvu des dons surnaturels néces- |
saires pour éclairer et toucher Les âmes ; il lui avait douné,
comme pour préparer les voies à la grâce , les qualités ex.
tcrieures les plus propres à gagner les cœurs. M. Bau-
drand, son quatrième successeur dans la cure de Saint-
Sulpice, nous à tracé son portrait en ces Lermes : « [était
» d'une taille médiocre, avaitle port libre, dégagé, avan-
» tageux; Sa complexion était sanguine, délicate , quoique forte et robuste, S'il ne l'eût altérée par ses jeûnes, ses
» longues veilles et ses rigoureuses pénitences. Son teint
» était blanc, mêlé de vermeil, son visage plein, son
» nez aquilin, son front large et serein. avait les yeux » vifs , remplis d'un feu doux et engageant, la physiono- » mie fine, la bouche d'une grandeur médiocre , les lèvres
» vermeilles, la voix belle, argentine, flexible ; la pronon-
» ciation libre, insinuante; le geste naturel el dévot, sou- » tenu d'une éloquence mâle , élevée, et si heureuse que, » Sur-le-champ,sans étude, il ravissait les espritset enlevait
» les cœurs. Enfin ilavait le visage beau, agréable et bien
» proportionné, accompagné d'un air rempli de tant de
» grâce, de majesté et de modestie, qu'il était impossi-
k Ne (2) Mémoir. de ble de l'approcher, sans en concevoir de l'estime et du Li Baudrend,p. QUE ©
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respect, et sans en être élevé à Dieu (2) +.
+ « M. Olicr, ajoute ME, Baudrand, avait l'esprit vif, bouillant, pé-
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