‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 471 sur 489 · E. — 16/6. MADAME LA MARÉCHALE DE RANTZAL · texte numérisé non relu

E. — 16/6. MADAME LA MARÉCHALE DE RANTZAL

iceur, qu'ils n'offen-

jour une conférence ee nom, Offrait aux paroissiens de Saint-Sulpice des be de li l: à rès-saint Sacrement exemples d'humilité non moins remarquables. Après RARES |, à

«oir abjuré Phérésie de Luther, elle vint s'adresser à qe Treuitle et \ à

\ Reine, que Ia prin-

| ; À OT : F DE NET a monduira à de tlaRochejac- Ë se, €Ù qui n'était pas M.Olier, qui, ne pouvant se charger de sa conduite, à quelin. J à ir l'en reprendre, à cause de ses nombreuses occupations , Fadressa à Fun de +. autre , aurait pu pa- ses ecclésiastiques; et celui-ci s'attacha surtout à lui faire à

Ltout l'effet qu'il s'en comprendre que, plus elle était élevée dans 1e monde, ‘|

1e épingle , en ni fai.

plus elle devait s'abaisser devant Dieu. Au commence-

mont, il allait fa confesser dans une chapelle, où eile avait

ur attacher le mou

coutume d'assister au saint-sacrifice; mais voulant un

® qui accompagna la

jour léprouver, il vint se placer près de l'escalier de Ta

le serviteur de PDirr

chaire, entre un pilier eCun passage tres-fréquenté; et,

amertume , elles ns

madame de Rantzau ui avant envoyé son page pour

de la soumission el

le prier de vouloir bien se rendre dans Ke ehapeile, 1 ui

cette dame, que de sieur (1).

fit dire qu'elle prit elle-même à peine de venir le trou-

ver, La maréchale obéit sur-le-champ, en suivant son

Waits dignes de re-

écuyer, qui la fit passer au milieu d'une foule de pénitents,

JUL apostolique avec

qui attendaient ie moment de se confesser, et la plaça tout

ussi bien que Le pou.

près du confessionnal. Cette circonstance fournit au eon-

le salut, « Nous et.

fesseur l'occasion qu'il cherchait d'humilier sa pénitente.

fable : ce fat de ne

Dès qu'elle eut achevé sa confession , il fui reprochia son

nts ne fussent venus

. . ’ . Lo , . , orgueil, fui témoignant qu'il ne Pavait vue qu'avec dou-

‘e leurs obligations,

leur passer la première, el fouler aux pieds tous ceux

mere conduisit si

récitrient les con qui attendaient déjà avant qu'elle vint, au lieu de s'appro-

cher avec humilité, et d'attendre elle-même comme les

tS nécessaires de ln

igneurs le faisaient autres. Cette correction fitrépandre des larmes à madine

de Rantzan, et produisit son effet. Car depuis, elle ne s'ap-

ect. On recomman-

inauté d'interrocc procha jamais du confessionnal qu'en se trainant peu à ne hu foi, que plusieurs peu sur les genoux , à mesure que les premiers en étaient {

sortis. Elle avait un carreau devant elles; mais au leu de

ai un des premier S premiers | me ne ; (1) Mémoires sy agenouilier, elle avait Padresse de le couvrir, en Sorte 4er. du Ferrier,

Dgeai Sur Son cale-

qu'elle était imméditementsur le pavé CD.

UDais appris. de lui

Pour la faire avancer dans la vie parfaite, son confes-

répéter, comme à humilité (2).

seur lui preserivilune heure d'oraison mentale Le matin,

à quoi elle ne manquait jamais ; de plus il lui défendit le bal, comédie, el tout ce qui peut contribuer à la vanité , excepté ce que son mari exigeait d'elle absolument , Comme saint Augustin le marque à Udibie. Elle s'appliquait avec soin à la conduite de sa famille, et à l'instruction de ses domestiques , qui étaient pour la plupart Luthériens, Elle les conduisait elle-même, chaque dimanche, au catéchisme à 1 paroisse, se plaçant au milieu d'eux : ce qui leur devint si salutaire, qu'en moins de deux ans, il y en eut soixante qui firent leur abjuration +; et qu'enfin toutes ses demoiselles, ses pages et ses laquais, à l'exception d'un trèspetit nombre |, embrassèrent la religion catholique. La Reine mère, qui estimait beaucoup madame de Rantzau, ne doutait pas que Dreu ne lui accordàt la conversion de son mari, comme la chose arriva en effet", De l'avis de son confesseur, elle s'appliqua même à la conversion des hérétiques, en quoi elle réussit avec un fruit admirable. Elle était secondée par deux dames très-instruites, madame de Treuille, femme d'un capitaine des mousquetaires, et

(1) Mémoires madame de la Rochejacquelein, à qui Dieu avait donné une de M.du Ferrier, p. 201. 202.

XXIT.

La duchesse » parlais des vertus et des libéralités de madame la dud'Aiguillon. Sa UE ee pe fs Vos haute piété. » chesse d'Aiguillon. Je puis dire que sa générosité et sa

grâce particulière pour convertir les Huguenots ++ (1. « J'aurais une grande matière, dit M. du Ferrier, si je

+ On sait que les grands seigneurs de ce temps se faisaient gloire d'avoir un nombre considérable de serviteurs. L'auteur de la Vie de lu R. mère Gautron, parlant de madame de la Plesse, veuve du marquis » de Laval, rapporte qu'elle avait, « dans sa maison, jusqu'à cent do- » mestiques , et que nul n'était oisif, presque tous travaillant pour le » service des pauvres. » Liv. HE p. 499.

++ Il parait que les Jansénistes s'efforcèrent d'attirer madame de

Rantzau à leur parti; mais n'ayant pu ébranler sa foi, et l'ayant

(s) Histoire de mème trouvée très-instruite sur les matières de la grâce, ils en

l'abbaye dePort- . L el À HS | Royal, par Be- prirent occasion de faire de son érudition le sujet d'indécentes railsoigne, LU. p. ;

99, 100. leries (1).

s il lui défendit lc bat, buer à la vanité , exe absolument, comme Elle s'appliquait avec nstruction de ses do- Luthériens. Elle los 16, au catéchisme à [y ce qui leur devint si il y en eut soixante in toutes ses demoixception d'un trèssion catholique. L:

dame de Rantzau, ne la conversion de son L°, De Pavis de son onversion des hérétiadmirable, Elle était ruiles, madame de Mousquetaires, ct EU avait donné une Luguenots ++ (1).

JL. du Ferrier, si je de madame la du-

sa générosité CU sa

emps se faisaient gloire L'auteur de la Vie de la ‘sse, veuve du marquis aison, jusqu'à cent do-

tous travaillant pour le

il d'attirer madame de ler sa foi, et l'ayant

s de la grâce, ils en

ujet d'indécentes rail-

MADAME LA MARQUISE DE FÉNÉLON. 614 » charité allaient au-delà de ce qu'on saurait penser ; et » jamais elle ne refusa aucune des bonnes œuvres que » nous lui proposàämes. Je me contente de rapporter ici » une seule action, qui fera juger du fond de sa piété. » Une nuit, j'allais dans l’église de Saint-Sulpice, après » avoir pris mon repas à onze heures et demie,comme c'é- » Lait mon ordinaire; j'étais devant le saint Sacrement , et » j'entendis qu'on ouvrit la porte de Péglise : je ne m'en » mis pas en peine, sachant que , dans cette paroisse, on » est souvent obligé d'administrer les sacrements aux ma- » lades la nuit. Un peu après, quelqu'un vint se mettre à » genoux derrière moi fort doucement. Lorsque j'eus » achevé mes prières, je me levai, et trouvai que c'était » madame d’Aiguillon toute seule. Je lui témoignai mon » étonnement de la voir à, à une heure après minuit, et » Jui en demandai la raison. Elle me dit qu'après avoir été » toute la journée dans les affaires, revenant du Palais- » Royal, (où était alors la cour ) elle avait voulu faire son »oraison, N'ayant su trouver du temps durant le jour; » etque, pour être plus recueillie que chez elle : en s'en » retournant , elle avait prié le sonneur de lui ouvrir l'é- » glise. J'honorai sa piété, el m'en allai pendant qu'elle » continua (1). »

Nous ne devons pas omeutre de parler ici d’une des filles spirituelles de AL. Olier , dont la vertu jeta un grand éclat dans la paroisse. Ce fut Catherine de Monberon, fille du comte de Fontaine-Chalandrai, que 1e marquis de Fénélon availépousée, comme où l'a dit, principalement à cause de sa piété, et de ses rares qualités. Elle contribua beaucoup à lui faire corriger l’impétuosité de son naturel, et l'aida dans la pratique des bounes œuvres. Elle mourut âgée seulement de vingt-sept ans (2), en grande odeur de sainteté, « Notre chère fille, madame de Fénélon, écrivait » M. Olier , est honorée à présent comme une sainte, par » un concours merveilleux des peuples, qui visitent son

(4) Héinoir, de M. du Perrier, p. 206,

XXHE.

Exemples de la marquise de Fénélon.

(2) Vie de la R,.

mère Madeleine Gautron, À. na, p. 5H.

(DLetres at.

de Olier, pp. 402,

NXIV.

Me ‘Fronson Se tiet sous la direction de M. Olcr.

(2) Lettre au.

du père de Saint-

Pe.= Alestations ”

aut. p.249. 250.

» COPps : tant est forte l'impression de la vraie piété « sainteté que Dreu met dans les cœurs. Je vous en envoie une marque, qui est la copie d'une lettre qu'elle cer. vait en pleine santé à son mari, où vous verrez comme elle connaissait sa mort prochaine, dans une vue bien sainte et bien chrétienne. Vous y remarquerez des vestiges et des impressions de toutes les vertus, en un point

» éiminentet très-solide, Cest une joie à Saint-Sulpice, de

» voir l'effet que les maximes et les pratiques de a pa-

» oisse ont fait en son esprit dans si peu de temps,

» étant recues dans un fond de grâce admirable, et sui-

> vies d'une merveilleuse fidélité (D). »

Enfin, nous ne pouvons non plus nous empêcher de faire connaître une autre paroïissienne, dont il sera souvent parlé dans cette vie, madame Claude de Sève, d'une illustre funille de Paris, veuve de M. Fronson, secrétaire du cabinet, et mère du supérieur de Saint-Sulpice de cc nom. Elle avait cu pour directeur le père de Condren, qu'elle recevait quelquefois dans sa terre da Perray”, Aorès là mort de ce dernier, elle s'adressa au pere de saint-Pé, prètre de l'Ormoire, dont la vie a été donnée an publie, et Le pria de lui faire connaître un guide, qui pu la dédonmager de là perte qu'elle venait de faire. C'était peu après que M. Olicr eut pris possession de la eure de Saint-Sulpice, « Puisque Dreu vous a donné M. Olier pour » pasteur, lui répondit Le pere de Saint-Pé, ma pensée

est que vous vous adressiez à lui pour les besoins de

» votre me, Outre que c’est une dévotion solide de suivre

> toujours, tant qu'on peut, l'ordre ordinaire de Diet, et de préférer les pasteurs aux autres : celui-ci est un tres grand serviteur de Dieu, et des pius zélés disciples de notre très-bon Père; je ne doute point qu'il ne vous rende Jes éhariés qui sont en son pouvoir, avec un

» soin trés-particulier, dès qu'il vous connaîtra (2), » La

confiance d'un juye si éclairé fut pleinement justifiée pur

de la vraie piété « ‘urs. Je vous en eninc lettre qu'elle cr.

LYOoUuSs verrez comme

, dans une vue bin marquerez des ves- *S VOPEUS , CH UN point

ie à Saint-Sulpice, de

s pratiques de la pa- 1 si peu de temps, ce admirable, et suiis nous empêcher de e, dont il sera souaude de Sève, d'une . Tronson, secrétiire

le Saint-Sulpice de ec

le père de Condren, a terre du Perry”, s'adressa au pére de la vie a eté donnée an ire un guide, qui pu enait de faire. C'était ssession de Ex eure de adonné M. Olier pour Saint-Pé, ma pensée i pour les besoins de votion solide de suivre ordinaire de Diet, et s: celui-ci est un tres us clés disciples de te point quil ne vous SOI pOUVOIr , AveC Un us connaîtra (2). » La

leinement justice por

M, OLIER RECOMMAND! CÉCIHAT. 615 l'événement, M. Oler ayant reconnu dus madame Tron-

son une âme heureusement prévenue de la grâce, et douée

(D£ctresant, de M,Clicr, pag.

469 jusqu'a hp particulier de sa perfection; et les lettres manuserites (D), 960.

des plus rares dispositions pour la vertu, prit un soin

que l'on conserve encore de lui, sont un témoignage aussi honorable à son zèle, qu'à Ja vertu de sa pénitente, Ce zélé pasteur était fort opposé à la maxime, si uni- no

AL 1er On sersellement autorisée dans le monde, que la perfection gage plusieurs personnes de qualité à vivre ‘onsacrées à Dieu par les vœux de rolioi nn” ù dans le célibat, consacrées 4 ge pue 1e vœux de religion; et, pensant MS: Louatinds qu'une erreur si pernicieuse ne pouvait avoir que l'esprit sicr.

n'est que pour les ecclésiastiques, où pour les personnes

de ténèbres pour auteur, il ne cessa, pendant tout son

(2 L'Esprit de Pere M. lier, LU.

combattre et de la détruire (2). H'engagoait les personnes p.652

ministère, où plutôt jusqu'à son dernier soupir, de fa

qui n'éprouvaient pas d'attrait particulier pour Le mariage, ou pour la vie de communauté, à pratiquer néanmoins Ia

vie parfaite au iüilieu du monde.Ce futle conseilqu'ildonna,

(5 Peicrecucil où mioutoire MS.

rage par plusieurs riches partis. Il prévit dès-lorsles grands “ la mére Gut- SR NT chet, an, pp fruits que cette vierge prudente ferait dans le monde (3), et 27.

en 1646, à mademoiselle Leschassier, recherchée en ma-

l'événement montra, avec la dernière évidence , que cette 5 pe vs décision était venue d'en-haut (4). La défiance de ses pro- Laisse, Peu cr sun,

» pres lumières, dit M. Leschassier , frere de celle dont

» sous parlons, était en effet récompensée en lui par une

discrétion etune prudence toutes célestes. De trois per-

sonnes qui avaient toutes uu grand désir de servir Nctre-

Seigueur , el de se retirer du monde, ilconseilla à lune

d'entrer en religion, a l'autre de se marier, et à la troi-

» sième de vivre dans le célibat sans sortir du monde. La he 1. .

u S : : . aEtrior, pou, » suite à fait voir que chacune ayant Suivi son conseil, Lesc/asicr, p

| Nada | . 54.

avait ebrassé sa véritable vocation Co,»

| | . ; Vu cciobre niere espèce , qui fit beaucoup de bruit dans tout Le de la marquise de Portes. M.

Olier lui doute

MT. Olier décida, entre autres,une vocation de cette der-

reyaume, Le marquis de Portes, oncle maternel du due

de Montmorenci, décapité sous Louis XELE, avait issé en ‘6s tonseils.

(1) Vie de Mme la duchesse de Montmorenci , supérieure de la Visitation... Lu p. 89, 90. 96,

(2)Letresant, de M, Olier, p.

(3) Vie de JIM la duchesse de Montmorenci , tu p. 91, 92,

(Heures aut.

de FL, Olier, p.

mourant une fille unique, héritière de son nom et de $es biens, Marie Félice de Budos , qui, dés l'âge de dix ans,

s'était consacrée à Dieu par le vœu de chasteté perpc.

tuelie (1), Sa mère, mariée en secondes noces au duc de Saint-Simon, crut, lorsqu'elle eut connaissance de ce vœu, que sa fille voulait entrer en religion ; mais sachant bientot qu'elle était résolue à vivre dans le célibat au iilieu du monde , elle en fut piquée au vif (2). En femme qui ven absolument faire réussir les projets de son ambition, elle Waita ce vœu de puérilité; et, sous prétexte de calmer }: conscience de sa fille, alors àgée seulement de seize ans, elle réunit un certain nombre de docteurs en théologie, qui usèrent de toutes les subtilités de l'Ecole, pour persuader à la jeune personne qu'elle n'avait pas su ce qu'elle promettait, et que, par conséquent, ce vœu était out, Mais comme mademoiselle de Portes n'avait pas moins de jus tesse que de solidité d'esprit, la conférence ne produisi pas sur elle l'effet qu'on avait cru pouvoir s'en promettre, Dans sou dépit, la duchesse de Saint-Simon tint alors si fille comme renfermée chez elle , espérant de la reduire par ce moyen. Cet événement eut un grand éclat, La duchesse de Montmorenci, retirée au monastére de li Visitation, à Moulins , se croyant obligée comme cousine et marraine de la jeune marquise de Portes , de la fortifier contre celte injuste persécution, s'adressa à M. Olier, et le pria de l'encourager à persévérer dans son généreux dessein et de lassister de ses lumières (3). EE parvint, en effet, malgré la vigilance de la duchesse de Saint-Simon, à con.muniquer, par lettres, avec mademoiselle de Portes, et lui marqua dans toutes les occasions difficiles là route qu'elle devait tenir, Sa mère, qui désirait lui faire embrisser l'état religieux (4), revint sur la validité du vœu, tt voulut réunir une seconde commission de docteurs + : ce

+ L'auteur de la Vie de madame de Montmorenci, t. 11, p. 90, sup-

le son nom et de ses dés l'âge de dix ans, ù de chasteté perpé.

ides noces au duc de naissance de ce vœu,

mais sachant bientot

célibat au milieu qu ). En femme qui veu le son ambition, elle rélexte de calmer ln lement de seize ans, octeurs en théologie, de l'Ecole, pour peravait pas su ce qu'elle ce vou était out. Mais ail pas moins de jusmférence ne produisil uvoir s'en promettre, nt-Simon tint alors sa , espérant de la ré- At eut un grand éclat, rée au monastère de là bligée comme cousine Portes, de la fortifier dressa à M. Olier, « r dans Son généreux res (3). EE parvint, en esse de Saint-Simon, à demoiselle de Portes, ions difficiles la route sirait lui faire embrasla validité du vœu, « ion de docteurs + : ce

hmorenci, t. 14 p. 90, sup-

CONSEILS DE M, OLIER À LA MARQUISE DE PORTES. 617 que mademoiselle de Portes craignait beaucoup. Pour lui fournir un moyen de répondre à la difficulté de ces casuistes , qui regardaient comme nul le renouvellement d'un vœu déjà nul selon eux dans son origine : M. Ojicr lui écrivit avant le second interrogatoire : « Soyez dans » Ja paix , mademoiselle ; le Fils de Dreu , votre fidèle a tan ée » et véritable docteur, triomphera des seconds docteurs, tgraphes de M, 7 ! ‘ dE À Olier, p. 453.

» s'ils se présentent, comme il a fait des premiers (1). » Vous pouvez renouveler encore une fois votre vœu de » virginité perpétuelle, sans dépendance et sans rapport (9) Hbid. pag. au premier, afin de les tirer de tout doute (2), » Elle 494:

suivit ponctuellement cet avis , et de la manière du monde

li plus heureuse. Lorsque les docteurs furent réunis, à

peine leur eut-on exposé le sujet de la difficulté, c'est-à-

dire le défaut d'âge et de connaissance dans la jeune per-

sonne , que celle-ci se mettant à genoux au milieu de l'as-

semblée, dit à haute voix : Mon Dreu, sé le rœu que j'ai

fuit ne m'engage point par défaut d'âge, je le fais de

nouveau aujourd'hui pour toute ma vie. Cette action

mit fin à la conférence; et tous les docteurs, remplis d'ad-

miration, se retirérent, déclarant qu'il n’y avait plus lieu

à délibérer, La duchesse de Saint-Simon en conçut une si

grande peine, qu'elle ne voulut plus voir sa fille dès ce

moment. XXVIL.

M.Olier conseille à Ia marelle la laissa partir pour le monastère de fa Visitation de quise de Portes ee | , : de servir DIEU Moulins (3), peut-être dans l'espérance qu'elle ÿ embras- dans le monde. VE 4 ra us ES ER PR (5) Vie de serait Fétat religieux, ef lui laisserait ainsi la disposition ionesse de

Cependant, sur la demande de madame de Montmorenci,

Montnorenct, Sr 448. p. 90, 91.

ait M, Olicr à mademoiselle de Portes, vous à fait fire 92,

de sa fortune, « L'esprit du monde, sans y penser, CCPI-

pose qu'on soumit la validité de ce vœu à deux docteurs @e Sorbonne? il fallait dire à deux commissions de docteurs. On voit mème, par les leuves de M Olicr, p. 46%, que ME Péreret, docteur de Navarre, faisait partie de la première commission.

2° part. A

(t)Lettres ue.

de M. Olier, p.

(2) Ibid, pag.

465, et suiv.

(3) Jbid. pag.

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