M. OLIER FAIT RESPECTER LE LIEU SAINT
elise : il parvint à réformer cet abus, en leur faisant com-
prendre que, dans la maison de Dieu, grands et petits, : (1) Fie Ms. de À . , one ; j . 4, Olier, par XI. #
tous doivent s'humilier profondément , et ne paraître que & Breonvittiers. F x » de vils serviteurs. indiones d'être « an ça liemarques his- 4 comme GUN serviteurs, indignes d'être admis en sa toriques, Le A, D. î présence (1). I voulait que ses prêtres refusassent la 2%: À + F4 ‘ Q , . . \ ; H] sainte Communion à toutes les dimes qui n'étaient point (2) Mémoires à x , \ ; RE de M.du lerrier, à vêtues selon toutes les règles de la décence (2), Un jour de », 146. À
féte solennelle, une jeune dame de qualité se présenta à lof:
frande pour rendre le pain bénit, dans une parure peu mo- |
deste ; M. Olicr l'ayant aperçue, en descendant les mar-
ches du sanctuaire , jeta sur elle un regard grave el
sévère, et lui fit, en présence de tout le peuple , la cor-
rection que la publicité de ce scandale demandait. fnter-
dite et déconcertée, elle retournait vers sa place , tenant
toujours à la main le cierge qu'elle était venue offrir ; et,
comme l'écuyer qui laccompagnait, selon la coutime de
ce temps *, lui faisait signe d'aller le porter au sanctuaire, (3 4testations
Ses PR PT NN ae en : , Autographes tou- «N y venez pas derechef,dit ses M. Olier ; votre offrande ,y4 M. otier,
» ne Serail pas reçue (3), »
Par respect pour la présence : avis de ce digne pas-
teur, il n’y avait presque personne qui ne vint à l’église
dans une mise tout-à-fait conforme aux règles de la plus
sévère modestie ; et l'on voyait même des dames de Ia pre
miére condition se dépouiller auparavant de certains 0r-
nements que Îles personnes chrétiennes, de leur rang,
ne faisaient pas difficulté de porter. Il est vrai que,
comme un pasteur vigilant , il ne négligeait jamais de don-
ner des avis particuliers toutes les fois qu'il en avait Fee-
casion favorable, de peur qu'au tribunal de Dieu, on ne
lui reprochàt, de n'avoir pas fait, pour une seule de ses
ouailles, ce à quoi sa charge lobligeait. Mais, à moins
d'un scandale public, ses avertissements étaient accom-
+ D'après l'étiquette d'alors, toutes les dames de qualité devaient
ètre accompagnées d'un vieux serviteur, qui avait le titre d'écuyer.
(Li ttestations eutographes, p.
Réglement concernant Îles mariages et les questions à faire aux pénitents,
pagnés de tant de charité et de douceur, qu'ils n'offen-
saient jamais personne, Faisant un jour une conférence aux membres de là confrérie du très-saint Sacrement
il aperçut une dame d'honneur de la Reine, que la prin-
cesse de Condé avait amenée à l'église, et qui n'était pas
vêtue avec assez de décence. Pour l'en reprendre, il
s'avisa d'un expédient, qui, dans un autre , aurait pu pi-
raitre bizarre, el qui, néanmoins, eut tout Peffet qu'il s’en
était promis. Ce fut de lui envoyer une épingle , en Ini fi
sant dire agréablement, que e’était pour attacher le mou.
choir qu'elle avait au cou. L'aménité qui accompagna
correction, le ton de douceur que le serviteur de Dire
sut y méler, en tempérèrent toute Famertume , et les as-
si
stants ne furent pas moins édifiés de la soumission et
de li reconnaissance que témoigna cette dame, que de
la charité et du zèle de ce vigilant pasteur (D).
M. du Ferrier rapporte quelques traits dignes de re-
marque , qui montrent fa liberté tout apostolique avec
laquelle M, Olier traitaitles grands aussi bien que le peu
ple, dans les choses qui concerneni le salut. « Nous éti-
2, Memoires
de XLcu Perrier, p. o2 Vovez aussi
Correspondance de Fouclon, averussement sur les lettres à la comesse deGrconont, Love p. 2i0.
blimes, dit-il, un réglement inviolable : ce fat de ne marier personne , que les contraetants ne fussent venns trouver M. Olier, afin d'apprendre leurs obligations, et de répéter leur catéchisme. La mère conduisait sa file, etle fiancé v venait seul. Hs récitaient Les cominandements de Dire. et les points nécessaires de fi doctrine chrétienne. | orands seigneurs Île faisaient avec beaucoup de civilité et de respect. On recommiandait aux ecclésiastiques de li communauté d'interroge leurs pénitents sur les articles de Ha foi, que plusieurs ignorent. Je puis dire que je U'ouvai un des premiers seigneurs de Ja cour, que j'interrogeai sur son catéchisme , et qui confessa ne lavoir jamais appris. de lui en donnai un. que j'allai lui faire répéter, comme à
un petit enfant : ee qu'il faisait avec humilité (2).
Madame de Rantzau, femme du célébre maréchal de XXL Exemples é-