PÉLERINAGE A LORETTE
crois que le corps et l'âme auraient bien à combattre à » qui reçut davantage. En entrant dans l'église, je fus » guéri soudainement de la fièvre , en sorte que le méde- » Cin, étant ensuite venu me visiter, me trouva le pouls si » remis qu'il crut que j'étais arrivé en carrosse. Outre que » je reçus la guérison de mes yeux, et que depuis je n'ai » pas eu sujet d'appréhender pour la vue , je reçus alors » un grand désir de la prière; car je me souviens que je » demandai avec zèle de pouvoir passer la nuit en prières » dans celte sainte maison, comme je l'ai fait ailleurs dans » des lieux dédiés à la très-sainte Vierge (1). »
Il passa en effet la nuit dans l'église de Lorette , toujours en prières, (2)et versant continuellement des larmes (3). Les grâces extraordinaires dont il y fut favorisé firent de M. Olier un homme nouveau ; et, après ce voyage il n'était plus reconnaissable. « C’est dans ce saint lieu , dit-il, que » j'ai été engendré à la grâce par les prières de la très- » sainte Vierge , et cette mère de miséricorde m'a fait re- » naître à Dieu dans le lieu même où elle avait engendré » JÉsus-Carisr dans ses chastes entrailles (4). » Il retourna à Rome marchant encore à pied , et y arriva sans nul accident , bien consolé du succès de son voyage , s'occupant , dans le chemin , des miséricordes de Dieu, et des grandeurs de son aimable bienfaitrice.
PR
(1) Mém. au.
de M. Oliert. r p. 124, 195.
(2) La Vie de M, Olier, par le Père Giry. p.15. — Vie du même, dans l'Année Dominicaine.
(5)bid.p. M6.
— l'emarq. hist.
tu, p. 455.
(3) Mém. aut.
de M, Olier.tir.
pag. 506 , 551.