XXX PRÉFACE
supérieur du séminaire de Baltimore, en Amérique, et publiée il y a quelques années en un volume in-8°. Cet ouvrage est entièrement épuisé aujourd’hui. Les fruits d’édification qu’il a produit dans plusieurs ecclésiastiques, nous déterminent à publier une nouvelle Vie de M. Olier qui renferme beaucoup plus de faits que la précédente, et qui, par là, fera connaître davantage ses œuvres et ses vertus, l’origine et les progrès de sa compagnie, et la part qu’il a eue, dans son siècle, à la réformation du clergé.
Les matériaux qui nous ont servi à la rédiger, sont principalement les manuscrits mêmes, du serviteur de Dreu, à qui le père Bataille, l’un de ses directeurs, ordonna en 1642 de mettre par écrit toutes les grâces qu'il avait reçues jusqu'alors.
M. Olier obéit avec la docilité d’un enfant, etraconta en détail, dans ces écrits, avec une grande simplicité, tout le bien que Dev avait daigné opérer en lui ou par son ministère. C'est ce qui explique pourquoi il parle si souvent de lui-même , et quelquefois dans des termes qu’on pourrait trouver peu conformes à l'humilité chré-
à ce pieux et estimable écrivain , quelques narrations qui nous ont
u reproduire heureusement les sources.
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PRÉFACE. Xxxÿ tienne, si l’on nesavait qu'il n’écrivait que pour son directeur, et si l'on ne trouvait d’ailleurs à côté de ces récits , les expressions les plus fortes et les plus naïves du profond mépris qu'il avait pour lui-même.
« Mon courage, dit-il, est par fois tout » abattu, voyant les impertinences que » j'écris. Elles me semblent être de grandes » pertes de temps pour moi et pour mon » cher directeur, que j'ai crainte d’amu- » ser. Je plains les heures qu'il doit em- » ployer à les lire; et il me semble qu'il » devrait me faire cesser d’écrire ces niai- » series et ces impertinences , tout-à-fait » insupportables (1). »
À mesure que M. Olier avait écrit un cahier, il le mettait entre les mains du père Bataille, et celui-ci, après la mort de son pénitent , les remit tous aux directeurs du séminaire de Saint-Sulpice (2). C’est la source principale où nous avons puisé.
Nous avons mis aussi à contribution beaucoup de lettres et d’écrits spirituels du serviteur de Dieu, la plupart inédits jusqu'ici; comme aussi un grand nombre d’autres manuscrits appartenant aux bibliothèques publiques , ou à diverses archives de Paris, et de plusieurs autres villes ; enfin, beaucoup d’ouvrages imprimés, mais presque tous anciens et peu
(1) Mém. aut.
de M.Olier,t.ux.
(2) Vie Ms. de Grandet, ?. 1. p.
XXXij PRÉFACE.
connus. Dans l’emploi de ces divers mattriaux, nous ne nous sommes permis d’autres modifications que celles qui ont paru nécessaires pour corriger quelques inexac.
titudes, surtout de nombreuses négligences dans le style; et comme nous n'avancon rien que le lecteur ne pût vérifier au besoin, nous avons soin d'indiquer toujour, les sources où nous puisons. Nous donncrons même, à la suite de cette Préface, une notice des principaux manuscrits, que nou venons d'indiquer.
ne L’ordre qui nous a paru le plus clair et nouvelle Vie. [e moins sujet à des répétitions fatigantes, ç’a été de présenter, dans une première partie, la Vie de M. Olier, depuis sa nais sance jusqu’à son entrée dans la cure de Saint-Sulpice; et ici les faits sout class:
dans leur ordre chrouologique. Nous expo sons dans la seconde partie tout ce qu'il:
fait, comme curé, pour la réforme et le bo gouvernement de sa paroisse. Enfin, dan la troisième, nous le représentons comm fondateur du séminaire et de la compagni de Saint-Sulpice, ainsi que de plusieur autres établissements, et nous terminor par la narration de sa dernière maladie de sa mort , et de quelques grâces et gut risons qu'on a attribuées à ses mérites Les faits de la seconde et de la troisièm
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PRÉFACE. XXXii}
partie ont eu lieu, pour la plupart, dans le même espace de temps; mais nous avons eu plus d’égard à l’ordre des matières qu’à celui des années, afin d'éviter un mélange de faits disparates, qui aurait pu jeter de l'obscurité dans l'esprit du lecteur.
Il ne nous reste qu’à prier le divin instituteur du sacerdoce, de bénir cet ouvrage, et de donner encore aux paroles et aux exemples de M. Olier, l’efficacité qu’ils ont eue pour former à l'Eglise tant de fervents lévites et tant de saints prêtres.
LE
TÉMOIGNAGES Les DES ÉCRIVAINS DU XVII SIÈCLE A
Chance
EN PAVEUR lustre dire qi
s'acqu DE M. OLIER.
Il se
de l'or
LES ÉYÊQUES. lire la
écrite,
: comme
Nous rapporterons dans le corps de l'ouvrage les éloges ligieux
que Bossuet et Fénelon ontdonnés à sa mémoire. M.Godeau, Vienne
(1) Traité des évêque de Vence, l'appelle un homme d'une éminente piété, apostol séminaires par qui avait reçu beaucoup de fumières (1). Abelly, évêque de sa mur Fo Ve ds, Rodez, le nomme un grand serviteur de Dieu, de très- Suinee Vincent de Paul, haute vertu , dont la mémoire est en bénédiction dans l’E- rut du liv.u.ch.s glise (2). Au jugement de M. Pierre Scarron, évêque de rempli (3) Attestations Grenoble , écrivant à saint Vincent de Paul, cette grande une ab aul. touchant M. estime et cette réputation dont jouissait M. Olier étaient Antonir Olier, p. 255. encore au-dessous de la vérité (3). M. de Maupas, évêque al SA Y (4)Oraison fu- dr He rl she AABAQSE par sa \ nèbre de M. Vin. du Puy et ensuite d'Évreux, atteste même qu il n'avait ja - ainsi qi | cent de Paul, p. Mais vu d'homme comparable à M Olier ainsi qu'à saint Vin- Poniite 35. cent (4). Il est inutile d'accumuler ici les citations, puis- ère Fr qu'on verra plusieurs assemblées générales du clergé de "AUCOU
France, lui donner les plus grands éloges. les proc
Langea