‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 95 sur 489 · IS · texte numérisé non relu

IS

(9) Collection des proces-verbeaux des «ssemblecsduclergés, LONn — Assemblér de ia, p. 177, el piece S Justificatiees, pe 115.— Assemblée de 1370. — Ibid.

pièces justifieal.

pP: 559.

HS

“tel... et qui alors était plongé dans les ténèbres d'une vie licen- » cieuse et criminelle , à ce qu'il disait, me racontant tout ceci par » exprès commandement de son directeur,» Au reste, M. Olicr tenait le mème langage à la mère Agnès , après qu'il l'eut reconnue ; et la mère Agnès parlait d'elle-mûme, en des termes plus extraordinaires encore, malgré l’innoc: « ue sa vie. Elle écrivait à M. Olier : « Vous me parlez toujours de vos misères, et dites que vous allez de » pis en pis ; si vous saviez comme fait cette pauvre abominable , en » dépit de Dreu et de la sainte Vierge et de son pauvre Ange gardien, » qu’elle contriste continuellement, et empèche de lajouissaiu 'e d'une » gloire accidentelle ; elle ne fait que se vautrer dans l'abime de ses » péchés. Vous vous tr'ompez à mon égard, je vous le dis en vérité, » je suis une misérable hypocrite. Toutes les furies infernales n'ont » pas tant de malice que moi. »

NOTE 5.— Le père de S. Vincent dit que l'apparition de la sainte (1) La Vie en Vicrge à la mère Agnès, touchant M. Olier , eut lieu en 1639 ou à

abrégé de la V. ; : :

M. Agnès de Jé- peu près /1). M. de Lantage la fixe vers l'an 1651 ; cette dernière date

sus, 1n-410, 1701 : À ar de

p. 3N ’ "est plus exacte , puisque M. Olier, dans ses Mémoires, marque le fait 2)Tom:1,p.81. , à Se : : is ; \ 2 (2) 1P sous l'année 1631 (2). 11 dit d'ailleurs, qu'il vit La mère Agnès trois ans

après qu'elle eut commencé de prier pour lui, et ce fut en 1634 qu'il 3) La Vie ad- < ss + F ë ’ mirable de Sœur la vit pour la première fois. Enfin , cette dernière année, la mère Agnez, t. 11, liv. : 44 RE ASE NT ‘ “. chap. 1.” Agnès lui déclara qu'elle avait fait pénitence pour lui l'espace de trois ans , ce qui reporte l'apparition à l’année 1651 (5). M. de Lantages, en rapportant les circonstances de ce fait extraordinaire , s'exprime ainsi : « La très-sainte Vierge lui dit : « Prie mon

(4)L'Ann.Dom. » Fils pour un tel, lui nommant M. Olicr . alors abbé de Pébrac, » — Remargq. hist.

td. (5) ; nb A Ou encore, selon le père de Saint-Vincent, « prie pour Jean-Jacques 81. Olier, abbé de Pébrac (4). » Un extrait des Mémoires de M. Olier (5),

(6) lbid. p.506. ainsi conçu : Prie mon Fils pour N. parlant de ce misérable pécheur, a 4onné lieu à ces manières de parler ; mais au tome IL de ses Mémoires (6) M. Olier explique cette réticence, et rapporte ainsi dans leur entier les mèmes paroles : Prie mon Fils pour l'abbé de Pébrac ; c'est le nom de mon abbaye ; M. de Bretonvilliers les a cités de cette dernière manière , qui est la véritable.

M. Olier fut pénétré toute sa vie d'une reconnaissance d'autant plus vive p’ 1r la mère Agnès, qu'il se croyait redevable à ses prières de (7) Mémoires sa fidélité à sa vocation , et même de sa persévérance dans la vertu. aul. de M. Olier, Li, pag. ss. + Les prières et les secours de cette sainte Ame , dit-il (7), furent si » nécessaires à ma conversion, dans l'ordre de la divine providence ,

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» que |

» et dé

NOT diocèse de déve grande historiof établiss jourd'h assuré. ?

l'origin envelop toire de non moi rang et du XIe

concour

cables, quelque Voici les chev:

délivran qui emp foi chrét qui alla traire ai chevalie de ses i prison le la vue di brasser | la ville d

et marcl jusqu'à (

chevalie veil, leu

les bord

ne vie licen— tout ceci par M. Olier te it reconnue ; us extraordiit à M. Olier :

vous allez de ominable , en \nge gardien, issue d'une 'abime de ses dis en vérité ,

ernales n'ont

n de Ja sainte en 1650 ou à dernière date narque le fait fgnès trois ans en 1654 qu'il ie , la mère

space de trois

fait extraor-

: « Prie mon : de Péhrac,»

Jean-Jacques e M. Olier (5), écheur, a dons Mémoires(6) lans leur enébrac ; c'est le

Lette dermère

d'autant plus es prières de ans la vertu.

7), furent si providence ,

» que peut-être sans elle j'aurais été abandonné à mes inventions ,

» et délaissé aux passions des désirs de la chair (4). » PÉLERINAGE DE LIESSE,

NOTE 4. — Le pélerinage de Notre-Dame-de-Liesse, aujourd'hui diocèse de Soissons , a toujours été, depuis son origine, un des lieux de dévotion les plus célèbres de la France ; et c'est peut-être sa grande renommée qui a fait regarder comme inutile à nos anciens historiographes de transmettre à la postérité les circonstances de son

établissement. Il est arrivé de-là, que nous n'en connaissons plus au

jourd'hui le détail avec une entière certitude, quoique le fond en soit

assuré. Tel est aussi le sort de plusieurs semblables dévotions , dont l'origine, quoiqu'évidemment miraculeuse, s'est trouvée dans la suite enveloppée d’obseurité par manque de monuments écrits. Mais l'his— toire de Notre-Dame -de-Liesse à en sa faveur d'autres monuments non moins décisifs : le concours non interrompu des pélerins de tout rang et de tout état, depuis son origine , qui ne remonte pas au-delà du XIe siècle, et l'existence mème du bourg de Liesse , à qui ce concours à donné lieu ; deux effets qui seraient tout-à-fait inexplicables, s'ils n'avaient eu pour cause, comme la tradition le rapporte , quelque événement merveilleux.

Voici ce qu'elle nous en apprend (2) : Trois frères du pays Laonais, les chevaliers d'Heppes, étant allés à la croisade et combattant pour la délivrance des lieux saints, furent faits captifs par le soudan d'Egypte, qui employa toutes sortes de moyens afin de les faire reroncer à la foi chrétienne. Il se servit même, pour y réussir, d'Ismérie, sa fille, qui alla plusieurs fois les visiter dans leur prison ; mais tout le contraire arriva. Cette princesse, vivement touchée des récits que les chevaliers lai firent sur la mère de Dieu, désira de voir quelqu'une de ses images. On ajoute que les captifs en trouvèrent une dans la prison le lendemain à leur réveil ; et lorsque Ismérie revint les voir, la vue de cette statue fit tant d'impression sur elle qu'elle résolut d'embrasser le christianisme. Dans ce dessein , elle sortit secrètement de la ville durant la nuit, passa le Nil accompagnée des trois chevaliers , et marcha en grande diligence pour éviter les émissaires du soudan , jusqu'à ce qu'enfin , accablée de fatigues, elle s'endormit ainsi que les chevaliers , ayant toujours avec eux l'image miraculeuse. A leur réveil, leur surprise ne fut pas petite, car ils se trouvèrent, nou plus sur

les bords du Nil, mais transportés miraculeusement en France, auprès

(1) Epist, ad l'hessal. cap. iv, V, 5

(2) Histoire de Notre-Dame de Liesse, par Villelle, page 106 e4 suiv,

7h NOTES

de Laon et du château de Marchais, où les chevaliers avaient pris "1647, a

naissance ; et les transports de leur joie en devinrent même si exces- "avons |

tu n , n A , A “ T0 sifs, que ce lieu prit de là le nom de Liesse , qui lui est resté depuis, nosseig

En mémoire de ce prodige , les chevaliers firent construire dans le » diocèse . Ü : 1 , “! + 14 V heu méme une chapelle où ils dépostrent l'image miraculeuse de DIS vues

* ! te , n t 2 icolas arie, qui fut, dès-lors, pour les provinces voisines et pour toute la Nicolas, (

! , 4 ta » ! PAT A i shot lance, l'objet d'une singulivre vénération, Iemérie reçut le baptôme digne hét

: " A rt 1, s asse :

. . des mains de Barthélemi-de-Vir, évêque de Laon, se consacra à assemble

(A)Dict'onnai- | | Es “Abe , ;

redeMoréry,ar- Dieu Le veste de sa vie, et, après son décès fut inhumée, dit-on, dicle Laisse, Ne . ® à » cipale

daus l'église de Saint-Vincent, hors des murs de la ville de Laon (D, cipaten

| purement

. 4 x , très-ho où l'on croit que les trois chevaliers recurent pareillement la sépul- Ù

tr nr ; da semblé ture, Si l'inscription qu'on voyait autrefois dans le chœur de cette église était relative à l'un de ces chevaliers, eomme le pensent les Gal Chris auteurs du Gallia Christiana, leur délivrance serait arrivée sous saint tiana, Le 1x, col, A AA Louis au plus tôt (2). Cependant Baillet fait remonter l'établissement de CRE LACE DLL PT LES : . Ye : s at, 5 d'août. Notre-Dame-de-Liesse au milieu du XEe siècle (3), et c'est en effet Dictionnai- aile ; : ; Las à ot simples ve de Moréry.— à cote dernière époque qu'on la fixe communément (#4). Quoi qu'il en L Hist, de Notre, ’ Un TT ue Tr OÙ Se D Dame-de-Liesse. St, le lieu où fut bâtie l'église, et qui n'avait aucune habitation ant- I

qu'elle Seigne!

» sorte q

sujets

| + dites y Sie gt » fussen paravant, se trouva bientôt si fréquenté par les pélerins, qu'on se vil nt

: + . , , » COFPS contraint de construire des maisons pour les y loger, et telle fut l'o- orps d

{ss ‘lle so : Jus + ï A » les 1e G)Baillet id. igine du bourg de Liesse (5), Non seulement les rois, les princes, Les les bic

peuples S'empressérent d'y venir en dévotion; des villes entières y of FOR (6) Bibl. hist. Livent des vœux dans les eslamités générales, et il s'y opéra des mi- ent la de laFrance, tr,

FA d A le mème pe 26% 265, riclies sans nombre, dont on à donné divers recueils au publie (6, ,

ment de NOTE lib, HI, C

det somn

NOTE 5. — Par une singularité assez bizarre, le prétre sacristain de la paroisse de saint Paul, où M. Olier prècha en 1652, relatait alors sur les marges de ses registres toutes les circonstances locales

Qui lui semblaient dignes de remarque. Au registre des sépultures, re i (7, Blat-civil : F à A Ù de Parts.-Regie- ou lit cette note sous la date du 45 août. Le dimanche V5, fée de Us tre des sépullures de la paroisse VI » 0 + \ re 1 1 Saint-Paul, 652. Lion et très-doctement ( 1) Ibid. lil

&bigmats

disp, 6.

somption, M Olier précha l'après-diner, où il eut un bel auditoire et fit tres-

se, quidn

LE5 INSTITUTEURS DES SÉMINAIRES EN FRANCE DEVAIENT ÊTRE venit in J DU CORPS DU CLERGÉ SÉCULIER. ii multo

Dei audir

NOTE 6. — Les instituteurs des séminaires,en France,ne devaient lbid. li point être séparés du clergé séculier, Saint Vincent de Paul, de Favis mittit, an

des évêques, voulut que ses prètres appartinssent à ce corps. « La > hæreat, «

» providence de DiEc, écrivait-il à M. Portail, à Rome, le £octobre D cbliviscat

D able re

ers avaieut pris môme si excesst resté depuis.

nstruire dans le miraculeuse de et pour toute la ceut le baptôme , Se consacra à humée, dit-on, ille de Laon (b, ment la sépul- "chœur de cette ne le pensent les rrivée sous Saint établissement de et c'est en eflel 4), Quoi qu'il en Le habitation auins, qu'on se vil , éttelle fut l'o- , les princes, les lesentières y of.

y opéra des mi-

au publie (6,

prèétre sacristuin

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