INCERTITUDES DE LA MÈRE MECTHILDE
NOTE 2, p. 154. — « Comme la mère Mecthilde du Saint Sa- » crement s’élait engagée à ne rien faire d'elle-même, dit l'auteur » de sa Vie, elle voulut,pour prendre un partisur le dessein qu’elle » avait de se démettre de sa charge, consulter ce qu’il y avait de » plus saint et de plus éclairé parmi les serviteurs de Dreu. Elle remit donc à saint Vincent de Paul, au célèbre M. Olier, curé » de Saint-Sulpice, etau pieux archidiacre d’Evreux, M. Boudon, » un mémoire où elle détaillait ses motifs de démission. Ils exa- » minèrent chacun en particulier, et discutèrent ensemble tous » les articles du mémoire de la mère Mecthilde ; et leur décision » unanime fut que son attrait pour la solitude et ses projets de » retraite étaient une tentation; que son établissement était vé- » ritablemeut l’œuvre de Dieu; qu’elle devait s’y consacrer tout » entière ; qu’elle résisterait même à la volonté divine en laban- » donnant. Elle se soumit à leur décision, comme si Dieu lui eût » parlé lui-même ; et cette obéissance aveugle attira sur la com- » munauté de nouvelles bénédictions; car dès ce moment la » maison ne cessa de faire les plus grands progrès, tant du côté » de la perfection, que du côté du nombre des sujets que la grâce » y attira(1). »
(4) Vie de la venérable mère Catherine de Bar, p. 287.