SUR LA DÉCISION DONNÉE A MADAME DE SAUJEON
NOTE 6, p. 160. On a dit que M. Olier, ne voyant point de danger pour madame de Saujeon si elle restait à la cour du duc d'Orléans, lui avait conseillé d'y demeurer pour le bien spirituel de ce prince. « Le dessein de Dieu sur cette âme, écrivait-il en » 1651, est de faire de grands biens‘par elle, surtout en portant » monseigneur le duc d'Orléans, sur l’esprit duquel il lui a donné » grâce et grande créance, à embrasser les intérêts de la religion » catholique, dans son gouvernement de Languedoc, et à y dé- » truire, autant qu’il sera en lui, la religion prétendue réformée, » Monseigneur doit trois choses à cette âme, lui continuer ses » entretiens en public, croître toujours dans la réforme de ses » mœurs, faire enfin de bonnes œuvres, en donnant parfois à en- » tendre que c’est à sa sollicitation pressante qu’il les entre- » prend ; et il doit les faire pour l'édification publique, réparant » ainsi le tort et le murmure qu’il cause dans le monde, quoique » sans fondement (2). » Ces entretiens en public, dont parle ici
de dunner à la conversation, avec plusieurs personnes de «a cour. M. Olier voulut avec raison que madame de Saujeon s'y
+ L'Évèque de Clermont ayant prié M. Olier de travailler à la réforma'ion d'une communauté de son diocèse, celui-ci écrivait à saint Vincent de Paul : « Je suis prié, par madame la Princesse, de vous demander une religieuse » pour la reforme d’une abbaye dont Monseigneur de Clermont vous a écrit, » [1 m'a écrit aussi, a moi-même, pour vous en supplier, Je le fais dans l'in. » tention de procurer la gloire de Dieu, partout où elle peut l'être, et particu » lièrement dans ces cantons d'Auvergne si délaissés (3). » °
trouväl, comm ses anciens r bruits que la Jun et de l’autr
Mademoiselle occasion, une $ pice; et il faut « si, comme elle plaire au duc d’ putation si atro( connu de M. Oli teur des Mémoir ici ses lecteurs | » à Mademoise.
»dà éubserver, » moignage n’es se montre, en ef contre les prêtre » fort méchante » d’elle-mê ne, é » souvent à picc l'égard de mada la duchesse d'Or partie l’occasion » ment flattée d » teur, avait pris » devait résister :
» à dédaigner to