‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 114 sur 269 · SUR MAD · texte numérisé non relu

SUR MAD

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Mademoiselle de Montpensier, dans ses Mémoires, fait, à cette occasion, une sortie assez violente contre les prêtres de Saint-Snlpice; et il faut convenir qu’elle aurait bon droit d’en user ainsi, si, comine elle le suppose, ils eussent donné cette décision pour plaire au duc d'Orléans, et lui faire bassement la cour. Une imputation si atroce, et si opposée à la conduite et à l’esprit bien connu de M. Olier, se dément d’elle-même. Aussi le dernier éditur des Mémoires de cette princesse a-t-il eu soin de prémunir ki ses lecteurs par cette note : « On voit que l'humeur dicta » à Mademoiselle, cette déclamation. Elle était, comme on a »dû lubserver, très-sujetle à se laisser prévenir, et son té- » moignage n’est d'aucun poids dans cette matière (1). » Elle se montre, en effet, très-prévenue contre madame de Saujeon, et contre les prêtres de Saint-Sulpice en particulier (2). « Je suis » fort méchante ennemie, dit-elle dans le portrait qu'elle à tracé » d’elle-mè ne, étant fort colère et fort emportée, et j'aime » souvent à picoter et à déplaire (3). » Elle le montre assez à

l'égard de madame de Saujeon, dont le créditauprès du duc et de la duchesse d'Orléans, et le caractère fier, semblent avoir été en partie l’occasion de cette diatribe (4). « Cette princesse, constam- » ment flattée dans ses goûts et dans ses caprices, dit son édi- » teur, avait pris de bonne heure l'habitude de croire que rien ne » devait résister à ses volontés ; de là un orgueil qui la disposait » à dédaigner tout ce qui l’environnait (5). »

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