‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 116 sur 269 · XLIII · texte numérisé non relu

XLIII

(2) Ibid. p. 83.

(8) Ibid. p. 503,

(4) Ibid. txt, p. 74, etc.

(5) Jbid. t, xu, p. 319.

(4) Lettres spirituelles de M.

Olier, p. 342.

(2)Factum pour la supér. des Filles de la sainte Vierge, p. 1, — Bib. Muzarine, Ms. Recueil de diverses pièces, t. 1

(3) Lettres aut.

de M. Olir,p.

(a) Attestutions aut. touchant M.

Olier, p. 203.

(5) Lettres aut.

de M. Olier, p.

ui, A2.

» propre; ensuite la Providence fait sonner l'heure du sacri. » fice public, au dedans et au dehors, intérieurement ct exté. » rieurement , en sorte qu'on ne peut plus douter qu’elle ne » soit venue (1), »

Par ce sacrifice public, M. Olier rappelle à madame de Saujeon le dessein qu’il avait formé, plusieurs années avant qu’il la con. nût (2), d'établir une communauté afin de faciliter, aux dames de qualité, le moyen de faire des retraites. Pour exécuter ce projet, il avait jeté les yeux sur madame Tronson (3), à qui il en communiqua, avant sa mort, l'esprit et les règles, et qui possédait en effet toutes les qualités propres pour une sage et sainte administration; et lorsqu'il eut madame de Saujeon sous sa conduite, il pensa aussi qu’elle pourrait se consacrer un jour à Dieu dans cet institut. Mais ne voulant pas prévenir les moments de la Providence, il désira que l’une et l’autre, en attendant, s’offrissent à Digu pour exécuter ce dessein dans le temps qu’il aurait marqué. Ce qu’elles promirent en effet le 19 janvier 1654, dans l’église de Notre-Dame de Paris (4).

M. Olier se proposait de consacrer cette communauté à la vie intérieure de Marie. « Je vois, écrivait-il, que cette dévotion fait » des progrès, et gagne les âmes les plus pures et les plus sain- » tes. Il y a peu de temps, une âme très-sage et très-solide disait, » avec ferveur et grande élévation, qu’elle consumerait bien vo- » lontiers sa vie en cette application, et que s’il y avait quelque » institution pour cela, quand elle serait la plus pauvre et la plus » misérable du monde, elle s'y jetterait bien volontiers. Je vous » dirai encore, qu’hier une personne, qui entre avec plaisir dans » les œuvres que Notre-Seigneur me confie, me promit cinquante » mille écus, me témoignant vouloir faire un bâtiment, et donner » un fonds pour l’œuvre, et espérant y entretenir autant de su- » jets que je voudrai. C’est l’amour de la très-sainte Vierge en » Jésus, qui opère cela, et rien d’humain ne s’y mêle (5). »

L’exécution fut cependant encore différée. M. Olier, ne doutant pas de la proximité de sa mort, fit connaître à M. de bretonvilliers l'esprit qui devait animer cet institut, et en dicta les règles à madame de Saujeon. On les conserve encore aujourd’hui. Après la mort du serviteur de Drsu,M de Bretonvilliers ajouta à ces règles quelques articles moins importants, dans le détail desquels M. Olier n’était point entré avec madame de Sau-

jeon, et qu’il croyant que le:

donner comme:

niten commun.

moiselle d’Aubi sonnes de condi glise Saint-Sul} près de cent mi à madame de Sa unautre David ouvrage, il para villiers, comme Vincent de Paul sieurs points rel l'estime qu'il fai qui DIEU l'avait » Que vous m'a!

» venue iciavec » de la consolati » mes incommo » la confiance d« » suis, particuliè » qu'est celle do » j'estime, je res » à ce saint hom » qu’elle ait agré » qui y prennent!

nauté de la mani rendaient en fou toutes changées, recueillement de cère dévotion p premiers fruits «M. Olicr étaith » dements, et qu » récompense da » sainte Vierge connaître et aime Mais le démon,

+ Cette maison, q d'Hôtel Palatin. —

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jen, et qu’il lui avait fait connaître à lui-mème (1). Enfin, A NENEeRr croyant que les moments de la Providence étaient arrivés, pour ag" a" donner commencement à cette œuvre, M. de Bretonvilliers réu-

niten communauté madame Tronson, madame de Saujeon, made- (2 pie de saint moiselle d’Aubray, nièce de M. Olier (2), avec quelques autres per- #’incen' de Paut, sonnes de condition, acheta pour elles un grand terrain près de l'é- 5" Fit “M glise Saint-Sulpice (3), et fit construire une maison+qui lui :oûla |, Borgke près de cent mille livres (4). Une charité si généreuse faisait dire historiques , t. 1, à madame de Saujeon, que si Dieu avait choisi M. Olier, comme P: 242 un autre David, pour lui inspirer le dessein et le plan de cet ir ne ouvrage, il paraissait visiblement qu'il avait choisi M. de Breton- Bretonvilliers, villiers, comme un autre Salomon, pour l’exécuter (5). Saint A a Vincent de Paul, un mois avant sa mort, étant consulté sur plu- 5: Factumn pour sieurs points relatifs à cet établissement, exprima en ces termes (a superieure, l'estime qu'il faisait, tant de l’œuvre elle-même, que de celui à *"P- #: qui Dieu l'avait inspirée. « J'ai grande confusion de l'honneur » que vous m'avez fait, écrivait-il à madame de Saujeon, d’être » venue iciavec M. de Bretonvilliers, et de ce que j'ai été privé » de la consolation de vous voir, à cause de mes misères et de » mes incommodités. Ma confusion est encore plus grande pour » a confiance dont vous m’honorez, en étant si indigne que je » suis, particulièrement à l'égard d’une œuvre tant importante » qu'est celle dont vous me faites la gràce de me parler, laquelle » j'estime, je respecte, je loue comme ayant été inspirée de Dieu » à ce saint homme qui en est l’auteur ; et je prie la divine Bonté » qu’elle ait agréable de la bénir, en vue de tant de bonnes âmes » qui y prennent part (6). » Dreu bénit en eflet cette commu- (6) Recueil des muté de la manière la plus sensible ; les personnes de qualité s’y tettres de suint rendaient en foule pour y faire des retraites, et elles en sortaient (rise tn toutes changées, et singulièrement édifiées de la modestie et du fol. 51, verto.” recueillement de ces dames (7), surtout pénétrées de la plus sin- 2. PR EN cère dévotion pour Marie. Madame de Saujeon, considérant les suujeon. premiers fruits de cette institution naissante , écrivait que A « M. Olier était heureux d’avoir été choisi pour en jeter les fon- », Lonvllliers. » dements, et qu’elle ne doutait pas qu’il n’en reçût une grande etc. p. 453. » récompense dans le ciel, et n’y parût comme l’apôtre de la es » sainte Vierge (8), » puisqu'il avait tant contribué à la faire etc. ibid. p. 2. connaître et aimer. |

Mais le démon, jaloux du bien que produisait cette œuvre, par-

+ Cette maison, qui subsiste encore, est connue aujourd'hui sous le nom d'Hôtel Palatin. — Remarques historiques, t. 1, p. 242.

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