MORT ÉDIFIANTE DU JEUNE DE FÉNELON
NOTE 10, p.173. La mort de ce gentilhomme, arrivée au siége de Candie, fut précédée des marques les plus sensibles de la mi. séricorde divine. « J'avoue, dit-il à son père, que j'ai eu une ex- » trême répugnance pour ce voyage : il m’éloignait des plaisirs de » Paris et de la cour ; je ne croyais point qu'il pût servir à ma » fortune; je le regardais comme un voyage indiscret, qui me » sacrifiait à la dévotion ; mais ce qui me faisait le plus de peine, » était que j'ai toujours cru n’en revenir jamais. J'avais sans » cesse dans l'esprit, que je ne pouvais me sauver dans le monde, » et que Dieu me ferait mourir dans ce voyage pour me sauver » malgré moi. J'étais assez malheureux pour craindre un si » grand bien : maintenant j'en connaïs le prix : j'en remercie
*» Drœu, et je meurs content (1). »