‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 132 sur 269 · ESTIME DE · texte numérisé non relu

ESTIME DE

NOTE 3, p.

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DU LIVRB NEUVIÈME. 233

» apprenez à crucifier et à mortifier, dans votre cœur, la superbe » par l'humilité, et l'amour-propre, principe de toute amertu- » me, par la douceur : car les vices de l'esprit, comme la super- » be et l’amour-propre, sont les plus énormes et les plus odieux, » et dans eux se trouvent la source et la vie de tous les autres » vices. C’est cette divine instruction, que ce grand Saint est venu » renouveler dans l’Eglise; c’est sur ces paroles qu’il a fondé » l'institut de la Visitation, les donnant aux religieuses de cet Or- » dre pour l’âme de leur conduite : et comme il a voulu porter » par la croix la mortification dans leurs âmes, il leur a donné » pour signe de leur vocation et de leur esprit, une croix d’ar- » gent sur le cœur.

» Or, pour entendre cette mortification, il ne faut pas conce- » voir qu’il ne voulût point la mortilication de la chair, et qu’il » n’en fit point d’estime. Sa pensée n'était pas de l’anéantir tota- » lemer ‘; au contraire, il la conseillait, et en usait lui-même : » comm le jeûne le vendredi, et la discipline dont il parle si » avantageusement dans son Zaéroduction : mais il voulait que »ces choses fussent modérées. La mortification qu'il exigeait » rigoureusement, est celle à laquelle sont obligés tous les fidèles, » qui est l'esprit du baptème, résidant en nous pour détruire in- » cessamment les vices de notre nature, et nous faire embrasser » les croix et les mortifications attachées à notre vocation, et qui » naissent de notre état. Cette conduite vraiment chrétienne a » été mal entendue dans le commencement, et même calomniée » par ceux dont laustérité extérieure faisait plus d'attention à » l'écorce, qu’au fond de la vie de notre Saint. D'où vient mème » qu’un jour, un prédicateur d’un Ordre réformé déchira dans la » chaire, et foula aux pieds ce livre précieux de l'{néroduction à » la vie dévote, qui est un prodige dans son genre, et des cha- » pitres duquel on peut dire, comme des articles de saint Tho- » mas, que ce sont autant de miracles. »

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