SUR LA SILKNCE DE M. OLIER APRÈS LA REMONTRANCE DU PÈRE DES MARES
NOTE 1, p. 206. — La conduite que tint M. Olier, en laissant à
Dreu le soin de sa défense, après que le Père des Mares eut pu-
blié contre lui sa Remontrance charilable et chrétisnne, était,
selon M. Tronson, le parti que devaient suivre tous ses enfants en
pareilles conjonctures. « Je ne m'étonne pas, écrivait-il à l’un
» d'eux, qu'un prôtre Janséniste ait parlé contre votre sermon,
qui a été si approuvé d’ailleurs. Quelques-uns du parti en ont
fait autant autrefois à M. Olier. C’est un honneur aux enfants
(1) Lettr.de M. » d'être traités com ne leur père (1). Je vous conseille de ne pas
Die pe” vous mettre beaucoup en peine pour les choses qu'on vous 4
tre à M. Muit- » Aites de Saint-Sulpice, et que vous me mandez de ne pouvoir
da 16 Jan- » écrire; car on en dit tant tous les jours et de toute facon, qu'il
‘ semblerait quelquefois, à entendre parler, que tout soit perdu.
On ne vous en dira pas plus que nous n’en avons entendu dire,
du temps de nos très-honorés Pères, M. Olier et M. de Breton-
| villiers, Soyons de notre part fidèles à ce que Heu demande
ÿ. De 4 de nous, ne perdons point la confiance, et il n’y aura rien à 29 mai 4664. » craindre pour son œuvre (2). »
M. OLIER DÉFEND LES SENTIMENTS ET LA PERSONNE: DE SAINT FRANÇOIS DE SALES, CONTRE LES ATTAQUES DES NOVATEURS
NOTE 9, p. 207. - C’est ici le lieu de parler du zèle de M. Olier à défendre la morale du saint Évêque de Genève, contre les attaques le plusieurs de ces faux zélateurs de la pureté évangélique, et à relever l'éclat de sa sainteté qu'ils s'efforçaient d’obseureir. On nous dispensera de rapporter leurs propos indécents : ils offenseraient les oreilles les moins délicates; qu'il nous suflise, pour en donner une idée, de dire qu’au jugement de plusieurs, l'Évé-
que de Genève chapitre des Ba saint ne mourai ds Soins, el n d'humeurs incoi qui est plus éto sat, plusieurs | des Mares, osaiet | use de la do hs l'attrition, ( lwn à Epictèle | dit témiraire e wiverselle des p ait d’ailleurs tc ati d'nterprét ws écrits, Arna utence, en eng:
pour modèle sa dus ces dernier:
pinitence dans | sur la grace, il se mais étudié parti que s'il eñt vécu conan, dans le li de saint Augusti Pour effacer le wprits, autant q e, AL. Olicr con vice dans la cha divques, et y cél( Vicrye, et le jour hatifié, On cons dans june de ce ii quelques trait Dans la premi coquente et vicf «vontre la mali ‘sun suppôt, qui sui, par les écri cip'e des nouve prouve, contre A aussi etranger qu rerses sur la grâc
que de Genève était dumné, ou presque damné, à cause de son chapitre des Bals el les Danses, et que, selon d'autres, jamais nn saint ne mourait d'apoplexie, comme le prouventet le livre de la /’ie des Sins, el même ce genre de mort, qui suppose une plénitude PA et im l'hameurs incompatible avec la sainteté de la pénitence (1). Ce p, 453, an, 1657. qui est plus étonnant encore, c'est qu'après la béatification de ce siint, plusieurs hommes importants dans le parti, tels que le Père les Mares, osaient avancer que cette béatification était mal fondée, 1 use de la doctrine de M. de Genève touchant l'amour de Dieu \s l'attrition, et de ce qu'il donnait le titre de philosophe chréin à Epictèle (2). Cependant les Jansénistes comprirent qu'il cit téméraire et imprudent de vouloir s'élever contre l'opinion wiverselle des peuples, en faveur de sa sainteté, que Dieu coulirmit d’ailleurs tous les jours par dei miracles ; ils prirent donc le sant à «rti d'interpréter à leur manière ce qui les choquait le plus dans at pu- ws écrits, Arnauld s'elforca d'expliquer ses sentiments sur la pé- , était, utence, en engageant toutefois les directeurs à prendre plutôt nis en jour modèle saint Charles Borromée, comme suscité de DIEU, à l'un lus ces derniers temps, pour le renouvellement des exercices de
(2) Jbid. p.648,
(3) Œuvres d'Arnauld, tom.
Ton, énitence dans l'Eglise (3). Mais ne pouvant expliquer sa doctrine xvu. :
en ont sur la grace, il se contente de dire que le Bienheureux n'avait ja- nee ue dv + or . , , , on [1] 17; LENS L
nfants mis étudié particulièrement cette matière à fonil et à dessein, et 7 int ares
ne pas que s'ileñt vécu dans ces derniers temps, il eût assurément re- liv. vu, el vr,
VOUS à connu, dans le livre de l’évêque d’Ypres, la vraie et pure doctrine PER 7
ouvoir de saint Augustin (4).
1, qu'il Pour effacer les fâcheuses impressions de ces discours sur les perdu. esprits, autant que par vénération pour le saint Évèque de Genèu dire, we, À Olier conduisait chaque année le séminaire de Saint-Sulreton- pie dans la chapelle du monastère de la Visitation, rue Saintmande licques, et y célébrait l'Ofice le jour de la Visitation de la sainte rien à Virge, et le jour de la mort du saint Prélat, quoique non encore hatifié, On conserve un panégyrique qu'il prècha probablement dans june de ces circonstances, et dont il est bon de rapporter ii quelques traits.
Dans la première partie, M. Oiier prouve d'une münière 414, doquente et victorieuse, la science profonde du Bienheureux, . Olier «contre la malice du diable, dit-il. et la méchanceté du wionde, s atti- ° un suppôt, qui voulut accuser d’ignorance, » [l montre en pas- “lique, ani, par les écrits même du saint Évèque, la cordiianation anticureir. ‘pre des nouvelles erreurs Ce trait est assez remarquable, et s ofen- pronve, contre Arnaul, que saint François de Sales n’étai jrs , pour aussi etranger qu'il le prétend à l'étude approfondie des contro- | l'Éxi- rerses sur la grâce. « Notre bienheureux Évèque fut consulté, dit-
232 NOTES » il, par le pape Paul V, sur les matières de la grâce de auriliis, » Mais, par un effet de son humilité ordinaire, il refusa longtemps » de répondre, s’excusant sur la nature de la matière, que Dieu tenait cachée pour nous humilier. Enfin, se voyant pressé de nou- » veau, il envoya ses sentiments qui sont couchés au long dans les » VIe, VIII, IXeet Xe chapitres du second livre de amour de Dir. Il y porte les âmes à opérer leur salut avec confiance, appuyées sur JÉsUs-CurisT Notre-Seigneur, mort pour tous les pécheurs, et qui leur a mérité à tous, pour se sauver, une très-grande abondance de grâces, quoique tout le monde ne s’en serve pas. Dispensation consolante, qui rend le joug du Seigneur doux, et ses commandements possibles à tous les hommes, puisque Dev ne dénie à personne le nécessaire. » Dans la seconde partie, M. Olier combat les faux zélateurs de la pénitence, qui osaient bien accuser saint François de Sales d’avoir corrompu la morale par des adoucissements contraires à l’esprit de JÉsus-Cnrisr, «1 est bon, dit-il, de s'étendre sur ce sujet, pour faire connaître le véritable esprit de notre Prélat, assez mal pris par le commun, comme s’il eût usé d’une lâche condescendance au monde et à la chair. Il est pourtant, dans le fond de sa conduite, le plus mortifiant de tous les Saints (car il n’y a point de sainteté sans mortification). Saint Charles, la merveille des Évèques de l'Eglise de Dieu, était inaccessible au commun, par son austérité et la rigueur de sa vie. Notre Saint vient pour prècher aussi la croix, mais pour en insinuer suavement l'amour dans les cœurs. Ce n’est pas comme saint François d’Assise, après saint Bernard, saint Bruno, saint Benoît, pour la prècher tout affreuse, par les austérités et les macérations cruelles du corps et de l’esprit; mais pour prècher la croix intérieure et la mortification du cœur, par l'Esprit de Jésus-Curisr, suivant l'instruction du Sauveur et de saint Paul, son disciple : Si vous mortifiez les œuvres de la chair par l'esprit, vous vivrez. Voilà la mortification de notre Saint. C’est là la vraie religion chrétienne, qui va essentiellement à crucifier les passions. C’était une leçon presque inconnue avant lui; car la mortification ne passait que pour être une vertu de cloître, et non pour une vertu essentiellement chrétienne. Voilà ce que notre Saint est venu enseigner au commun des hommes. C'est à où tend son Zntrodu*tior. I vient avec un esprit mitigé, un esprit entièrement conforme à la conduite de Jésus-Cürisr, fondé plutôt sur l'esprit et les vertus chrétiennes qui détruisent les vices, que sur les austérités du corps. Il enseigne au monde ces paroles du Filsde Dieu . .fpprenez de moique je suis doux et humble de cœur;
» apprenez à » par l’humili » me, par la d » be et l’amou » et dans eux » vices. C’est » renouveler ( » l'institut de » dre pour Pà » par la croix » pour signe € » gent sur le « » Or, pour » voir qu’il ne » n’en fit poin » lemer ‘; au » comm le je » avantageuse »ces choses » rigoureusem » qui est l’espi » cessamment » les croix et | » naissent de » été mal ente » par ceux do » l'écorce, qu’:
» qu’un jour, !
» Chaire, et fo
» Mas, que ce