‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 148 sur 269 · SN · texte numérisé non relu

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1 D, 8tPrit de yeux élevés au ciel et fixés sur le monogramme de Jésus M. Olier, t. un, p. . . . Q n .

AI, U3 — Pie, Sauveur des hommes, pour signifier que si le Saint-Esprit par M. de Bre- : DAS : ; que tonvilliers, +. ur, fut toujours le principe de ses actions, l’amour de Jésus p- à pra ns À du salut des âmes en fut la fin et le terme : on lit aurerellit é . . .

Rosæ selecu:ssi- dessous ces paroles, qui sont comme une invitation pour cumeoant dep. S'unir à ses dispositions intérieures : Cum üpsa, per 1X, 8 2. De con- : si versatione cœles. (PSAM, et in psa. : | 5 er, ri La seconde gravure exprime labandon de soi-même 4703, n. 42, p. 34. ; : | :

XIV. entre les mains de cette aimable et puissante protectrice, ” Mr a Elle est représentée recevant dans ses bras et soutenant ractère primi- amourensement l’âme fidèle, qui, languissante de la durée tif de l’Oratoire : 4 CRE CRUE ie à se reposer st du séminaire de sou exil, parait mettre toute sa Jo se p ainsi en de Saint - Sul- Marie ({), à qui elle adresse la touchante invocation qu'on NS lit au-dessous, c’est la prière 0 Domina mea, attribuée à saint François d’Assise (2), et que, dans les séminaires dépendant de celui de Saint-Sulpice, on récite tous les * NOTE 8, p. jours *. DIEU, qui veut bien attacher des grâces particu- 7 lières au culte des saintes images, quand on s’en sert en és. Aèrégé de esprit de foi et de religion, semble avoir pris plaisir à la vie de J'eanne- accréditer celles-ci par les bénédictions dont elles ont été Fra oise et M e . Q e hivers e re. l'instrument (3). À peine furent-elles connues, que toutes ligieuses de la / : : :

Visitation, ins, 1eS àmes pieuses voulurent les avoir devant les yeux ; et

— f'ie de M. O- i] est difficile, en effet, de les considérer avec une religieuse lier, pur M. de

Bretonvilliers,t. attention, sans être touché de quelque sentiment de piété PR. et de confiance.

S. de 4. La dévotion singulière envers Marie, dont le séminaire vangéliste don- . . . . ° . .

né ne patron de Saint-Sulpice devait faire profession, fut le motif qui au séminaire; porta M. Olier, ou plutôt qui détermina la divine Provi-

raisons de ce k . ? . vie | , choix. dence à donner à cet établissement Saint Jean l’Evangt-

(4) Panéy. de |; 0 . Où aint pouvait 3. Jen P'Roant. liste pour l’un de ses patrons (4) Quel autre Saint pou Ms. uut, de M.U- plus justement y être proposé sous ce titre, que celui dans dier.— Vie, purM. , ; de Bretonvilliers, 2 Cœur duquel Jésus mourant fit passer l’amour filial tn, p.97, 98 —

LE 14 à i à 2 ù Mém. aut, de M. ŒU'il portait à sa sainte Mère? (5). « L’amour de Jésus et

Olierst.vi,p-8. y de Marie était si saint, disait le Père de Condren, qu'il (5) Bossuet, 4er

sermon pour la » fallait qu’il en restât quelque chose dans l’Eglise; et, afin

» de le co » qui dit d » pas, un » pre fils » de son © » de JÉSUS

» voirs, et

» Jésus lui » de Cond

» Cette pre

» lière qui »je n'en « » donner ak » un sibon M. Olier fu Condren a é tous les

confiance et Il rapporte jaloux de le chères, lui d senté commu entrer de plu « bienheure mettre entre

pour qu’elle € » très-sainte

» plénitude d » caractère (4) » par elle-mè » Jean au Ca.

» de fils en se » les saints i » ses intentio » de son cœu

de Jésus nt-Kspril de Jésus n lit auion pour psa, per

soi-même otectrice.

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séminaire motif qui ne Provil’'Evançgét pouvait elui dans our filial e JÉsus et ren, qu'il e; et, afin

» de le conserver, saint Jean fut substitué à Jésus-CHRIST, féte de lAssomp-

» qui dit de lui à sa sainte Mère : Voilà votre fils, et non . 0. pti

» pas, un autre fils. Aussi Marie le reçut comme son pro-

» pre fils qui se survivait ainsi à soi-même ; et saint Jean,

» de son côté, s’oubliant soi-même pour prendre la place

» de Jésus, continua de rendre à Marie les mêmes de-

» voirs, et de la servir avec le même amour filial que

» Jésus lui témoignait. Je voudrais bien, ajoutait le Père

» de Condren, renouveler dans les esprits cette grâce,

» cette première odeur du ciel, cette bénédiction singu-

» lière qui fut donnée au commencement ; mais parce que

»je n'en suis pas digne, je supplie Notre-Seigneur de (1) cettres du

» donner abondamment son Esprit à quelques autres pour 0 Pare"

» un si bon effet (1). » On peut croire, avec fondement, que ue Fu Fonte-

M. Olier fut l’un de ceux en qui cette prière du Père de (2 Mémoires

Condren a été exaucée. Au moins s’efforça-t-il d’inspirer ape Me '

itous les chrétiens, surtout aux prêtres (2), la tendre P, 7, 7e Ms.

confiance et l’amour filial de saint Jean pour Marie.

Il rapporte mème que le Père de Condren, saintement

jaloux de le rendre participant de ses dévotions les plus

chères, lui donna une image, où saint Jean était repré-

senté communiant la Mère de Dieu (3). C’était pour le faire (3) 4brégé du

atrer de plus en plus dans les sentiments intérieurs de 9 cahier des M

«æ bienheureux disciple, et le porter, à son imitation, à ter.

mettre entre les mains de Marie le fruit du saint Sacrifice,

pour qu’elle en disposât elle-même à son gré. « Comme la

» très-sainte Vierge, dit M. Olier, quoique remplie de la

» plénitude de l'esprit du sacerdoce, n’en avait point le

» caractère (4), et par conséquent ne pouvait en exercer (à) Alberti Ma-

» par elle-mème les fonctions ; le Sauveur lui donna saint “Pons 1

» Jean au Calvaire, non-seulement pour qu’il lui tint lieu

» de fils en sa place, mais encore pour qu’il lui donnât par

» les saints Mystères, qu’il célébrait pour elle et selon

» ses intentions, le moyen de satisfaire aux désirs ardents

» de son cœur pour l’établissement de l'Eglise; comme

» aussi de se consoler de l’absence de son Fils, par le bon- » heur qu’elle avait de s’en nourrir tous les jours. Voilà » pourquoi Dieu ne laisse pas à la sainte Vierge saint » Joseph pour gardien, ni quelque personne séculière, » qui ne fût pas déclarée prêtre de la loi nouvelle; il ne » lui laisse pas même quelque femme pour gardienne,

» ce qui eût paru plus convenable aux yeux du monde, » Mais il lui laisse une personne qui est vierge et prètre » tout ensemble, un homme pur comme un ange, et su- » périeur aux anges par l'office de sacrificateur de Jésus-

Ës nes (1); le se sublimes , a temps (2). « » M. Olier, « » une Messe » ou le jour » il me dit c » s'était par »ilajouta < » être pour » sa sainte

than? Curisr, dont il est revêtu, afin qu’il offrit sur l’autel la Le dr A » continuation du sacrifice de la croix, dans les intentions uut. de M. Olier, » de la très-sainte Vierge(1). »

XVL Quelque extraordinaire que puisse paraître la dévotion : |éiteh dont parle ici M. Olier, elle n’en est pas moins appuyée les intentions Sur des principes incontestables. Il est à remarquer, en de Fa + effet, que tous les Saints du ciel, la très-sainte Vierge elletous les mem- mème, n’obtenant rien dans leurs demandes que par le Sane l'Ora- crifice du corps et du sang de Jésus-Cuisr, unique source de tous leurs mérites, et se joignant à nous toutes les fois que nous l’offrons sur nos autels, ainsi que la foi de l’Eglise et sa liturgie sacrée nous l’apprennent; nous pouvons par conséquent l’offrir conformément aux demandes qu’ils adressent eux-mêmes à Dieu. Il est vrai que l’objet de leurs demandes nous est inconnu ; mais la connaissance explicite n’en est pas nécessaire, puisqu'il suffit au ministre du Sacrifice de s’unir en général aux intentions de

la personne pour qui il a dessein d'offrir.

Au reste, un autre motif qui doit rendre cette pratique recommandable, c’est qu’elle a 6 2rticulièrement chère aux Pères de Bérulle et de Condre.…, favorisés l’un et l’autre de lumières extraordinaires ; le premier ayant mérité,

(2) Histoire de selon l’expression du pape Urbain VII, le titre d’Apôrre Dans Tabu du Verbe incarné(2); et ses vues sur la très-sainte Vier-

ue Préface , ge ayant passé pour être plutôt angéliques qu'humai-

» la lui avoi en grand ho miers temps provenant d les prêtres d dans les inte conformaien aux mêmes fut toujours chaque jour, était mis ent dérée, dans ] phante; dans militante; € solatrice de doute, que tous les prè de dévotion, quant les di en offrant le medi * (6).

Un servit cette Reine de uni, et ne pi

le bons. Voilà e Saint culière, esilne dienne, monde, t prêtre >, et sue JÉSUSautel la lentions

lévotion appuyée quer, en rge ellear le Sale source s les fois 1 de l'E- OUS pouemandes e l’objet haissance t au mi-

tions de

pratique ent chère 1 et L’au-

mérité, d’Apütre

te Viervhumai-

nes(1); le second ayant reçu de Drev des lumières non moins ue ie En dre ñ ‘ : ( e Bérulle, sublimes , au témoignage des plus habiles docteurs de son par l’ubbé de Cé-

temps (2). « Lorsque je parlai au Père de Condren, dit rie He

» M. Olier, de l'obligation où j’étais de célébrer, par vœu, As pr

» une Messe à l’intention de la sainte Vierge, les samedis, Ms. Sa dévotion

: | stat » ou le jour le plus libre quand le samedi est empêché, Yirge.

» il me dit que défunt monseigneur le cardinal de Bérulle 6? Fur de » s'était pareillement obligé, par vœu, à la même chose. {* congrégation

. , | , de Jésus et Ma- »Ilajouta que l'intention du Memento des défunts devait rie, t.1, p. 28. ‘a à . 8e » être pour les âmes du purgatoire qu’elle avait eues en » sa sainte conduite. C’était précisément la mienne, sans » la lui avoir spécifiée (3). » Cette pratique de dévotion était œ . me £ : : e M. Oler, À.

en grand honneur à l’Oratoire, au moins dans les pre- p,451,152 miers temps; puisqu'on compte, parmi les traditions provenant du cardinal de Bérulle, l’usage où étaient tous les prêtres d'offrir, une fois chaque mois, le saint Sacrifice dans les intentions de la sainte Vierge, usage auquel se cnformaient ceux qui n’étaient pas prètres,en appliquant aux mêmes fins une de leurs communions (4). M. Olier y (4) Recueil des A tre : Es 535 sept assemblées fut toujours inviolablement fidèle. Il faisait mème célébrer de ’Oratvire, inchaque jour, dans cette intention, trois Messe: dont le fruit Faq ”""* était mis entre les mains de la très-sainte Vierge, considérée, dans la première, comme reine de l’Eglise triomphante; dans la seconde, comme reine et avocate de l’Eglise militante; et dans la troisième, comme reine et con- (5) Pie de M. : 3 . HO EN Olier. par le Père solatrice de l’Eglise souffrante (5). Son désir était, sans Gary, 2% p. ce. vi. ne . —Année Domini.

doute, que non-seulement ses disciples, mais encore suine. — Remar-

tous les prêtres, se rendissent familière cette pratique D ic L Q Q , LP : ÿ d 4

de dévotion, puisque dans sa Journée chrétienne, mar- 55%. : à ù ; NOTE .

quant les diverses intentions que l’on peut se proposer 285, +

en offrant le saint Sacrifice, il assigne celle-ci pour le sa- (6). Journée chrétienne, part.

medi * (6). 4e, Un serviteur de Marie si dévoué ne pouvait séparer de XVII.

; . 11... Saint Joseph cette Reine des vierges, le chaste Époux que le Ciel lui avait as ep

uni, et ne pas donner aussi pour patron, au séminaire, tron au sémi-

maire. Dévotion un Saint dont la vocation a eu des rapports si particuliers

aux saints Apô-

tres. avec celle des prêtres (1). « C’est aux prètres surtout, dans

4) fie, par le » lesquels Drev réside en sa fécondité pure et vierge, dit-il Père Giry, ibid. :

» à se conduire sur le modèle du grand saint Joseph, à » l'égard des enfants qu’ils engendrent à Dieu. Ce grand » Saint conduisait et dirigeait l’'ENFANT-Jésus dans l'Esprit » de son Père, dans sa douceur, sa sagesse, sa prudence. » Ainsi en devons-nous faire de tous les membres de PR oi » JÉSUS-CHRIST qui nous sont confiés, et qui sont d'autres seph. Ms. aut. de » Christs, les traitant avec la mème révérence que saint M. Ulier. cure ; » Joseph traitait l’'ENFANT-Jésus (2). »

Considérant le séminaire comme un cénacle où l’Esprit de Dreu devait descendre de nouveau, pour y former des hommes apostoliques qui renouvelassent la connaissance et l’amour de Jésus-Carisr, M. Olier voulut que tous ses clercs s’efforçassent d’entrer dans les sentiments et les dispositions des saints Apôtres, et qu'ils en étudiassent Un sans cesse les vertus (3). Il les fit représenter, comme “hr spl t on a vu, sur le tableau principal de la chapelle, afin que

le séminaire eût recours à eux, comme à des canaux très-

abondants de la grâce apostolique, dont ils avaient reçu

les prémices pour les siècles futurs, et qu’il les honorât

d’un culte particulier, comme étant, après Jésus-CHnisr, te les fondements de l’Église (4). Ce fut pour cela qu’il éta- 237, 555, 566. blit l'usage, invariablement observé depuis, de chanter une grand’ Messe les jours de leurs fêtes. Plusieurs de ses confrères désirèrent même que l’on placât, sur la porte d'entrée de la maison, les statues de saint Pierre et de saint Paul, avec cette inscription : Collegium apostolicum, pour montrer qu’on y faisait profession d’étudier les vertus et les maximes des saints Apôtres. Ce p:0jet n’eut pas lieu. « Je ne pense pas, écrivait M. Olier, » que, si l’on met une inscription sur le frontispice, on » doive en choisir une autre que celle de Séminaire de » Saint-Sulpice, puisque c’est le nom sous lequel il est

ESP »connu. Mo » vaut mieux et sa vérit » Seigneur q » sujets, par » structions € » et de l’Eglis » quod vivait (

[avis de

le séminaire me, et l’on ne maroles, pour directeurs : S rappeler sans et la nécessit

* graver dans À

œur, l'inscrij advenæ ; sed

edificati supe ipso summo a heureuse, qui tion à ce mêm Prophètes, par étaient destiné comme les pi mème édifice, reposent. Il ve douze personr douze Apôtres votion, à cet é dance de la g avoir choisis

surtout de lu que participat et particulière

iculiers | ,ounu. Mon avis serait de ne lui en donner aucun. Il it, dans » vaut mieux que l’œuvre se fasse qualifier par ses effets e, dit-il, »et sa vérité que par son nom. Je demande à Notreseph, à » Seigneur que la chose parle d’elle-même, et que les e grand » sujets, par leur conversation, leurs mœurs, leurs inl'Esprit » structions et leurs œuvres , soient ainsi connus de Dieu udence. » et de l'Eglise; et qu’il soit dit de la maison : Nomen habet RTE M bres de » quod vivat (4). » és ps: 70 d'autres | l'avis de M. Olier, plus conforme à la vie cachée dont le Saint le séminaire devait donner l’exemple, fut préféré à l’auwe, et l’on ne mit au dehors d’autre inscription que ces L'Esprit mroles, pour servir d’exhortation aux séminaristes et aux ner des directeurs : Spes messis in semine. Mais, voulant leur issance rappeler sans cesse la dévotion envers les saints Apôtres, ous ses a la nécessité d’imiter chaque jour leurs vertus, il fit et les ‘ waver dans l’intérieur du bâtiment, et tout autour de la liassent œur, l'inscription suivante : Jam non estis hospites et comme advenæ ; sed estis cives Sanctorum et domestici Dei, superfin que edificati super fundamentum Apostolorum et Prophetarum,

Lx irès- ipso summo angulari lapide Christo Jesu (2). Application joe de

: ; . ier, À. u, { reçu heureuse, qui leur rappelait en même temps leur voca- b. 557, nonorât tion à ce même ministère, exercé successivement par les

HMS, Prophètes, par Jésus-Carisr et les Apôtres, avec lesquels ils

il éta- étaient destinés à entrer à leur tour en société de fonctions, chanter comme les pierres d’une maison composent un seul et purs de mème édifice, avec les fondements sur lesquels elles sur la posent. I1 voulut encore qu’il y eùt dans le séminaire Pierre douze personnes appliquées à honorer chacune l’un des de si douze Apôtres, et dont les principales pratiques de dé-

d’étu- votion, à cet égard, fussent de respecter en eux l’abon- Ce pro- dance de la grâce apostolique, de remercier Dreu de les

Olier, avoir choisis pour annoncer son Evangile au monde, et ice, on surtout de lui demander, par de ferventes prières, quelpatre de que participation à leur esprit pour toute l'Eglise de Diev, L'ilest et particulièrement pour les ecclésiastiques de la mai-

26% PARTIE NI, LIVRE I, — SÉMINAIRES, (4) Esprit de 1, : 1 Olier tn, y. sr, S00 (1). Enfin il désira que les douze premières chambres

(2) Lettres aut, ? , M D portassent chacune les noms de quelqu'un des douse

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